Ce soir, ouvrons nos Bibles dans 2 Pierre, chapitre 1. Nous retournons à cette merveilleuse épître introduite la dernière fois. Je vous encouragerai, si vous n’avez pas eu l’enregistrement du dernier message, de vous le procurer. C’était une soirée assez passionnante et une que vous n’aimeriez pas rater, et nous pouvons nous réjouir parce que c’est enregistré. Mais nous irons plus en profondeur dans le texte ce soir. Nous avons introduit l’idée générale de cette épître pour nous aider à pouvoir confronter les faux enseignants, les apostats et leurs hérésies. Ce soir, nous allons nous embarquer sur une étude des onze premiers versets, et nous allons juste entamer le sujet ce soir. Et nous avons intitulé ces onze premiers versets de 2 Pierre chapitre 1 « Notre Précieuse Foi. »
Maintenant, tout au long des Écritures, il y a des avertissements contre les faux enseignants. Vous en êtes très conscients, nous en parlons de temps en temps. Ces faux enseignants existent depuis le début, essayant de condamner les âmes à l’enfer en les trompant, en les trompant par des mensonges camouflés comme étant la vérité spirituelle divine et salvatrice. C’est toujours cela la ruse des faux enseignants. Ils sont des émissaires de Satan. Ce sont des menteurs essentiellement motivés, poussés par l’amour de l’argent, l’amour du pouvoir, le prestige, la proéminence et ainsi de suite, mais en réalité, ce sont des pions des entités spirituelles, notamment des démons qui les conduisent à propager des mensonges sataniques pour séduire les âmes, qui périront ensuite en enfer et peupleront le domaine éternel de Satan. Alors, cette forme de séduction a toujours existé. Vous voyez le début dès le jardin déjà, où Satan vient sous la forme d’un serpent, essayant de séduire l’homme et la femme pour les détourner de Dieu. Et il avait réussi à cette époque et il a encore du succès avec ses mensonges.
Maintenant, parce que c’est un problème aussi vieux que l’âge, le faux enseignement, les faux enseignants, les faux prophètes, les fausses doctrines, les hérésies et tout, parce que c’est un problème constant, à toute ère, Dieu s’est fait ses avocats spirituels pour la protection des droits du consommateur. Dieu a toujours eu des hommes et des femmes qui se consacrent à dire sa vérité - que ce soit une mère fidèle qui raconte la vérité à ses enfants, un père fidèle qui raconte la vérité à sa famille, que ce soit un prophète, un sacrificateur, un roi, que ce soit un juge, que ce soit une haute personnalité dans le cadre d’Israël, un ancien de la nation, quelle que soit la personne.
Que ce soit un apôtre, ou un prophète du Nouveau Testament, ou un pasteur, un enseignant, un ancien, un diacre ou qui que ce soit, il y a toujours ceux dont l’appel semble être d’avertir au sujet des séducteurs et leur séduction. Personne dans le Nouveau Testament ne se démarque dans ce sens autant que Pierre. Pierre est un instrument de Dieu pour rédiger cette épître d’avertissement. Et elle a son objectif en s’efforçant de nous aider à être capables de rester focalisés contre ce type de tromperie qui prévaut tant. La lettre a pour objectif d’exposer, de déjouer et de vaincre l’invasion des faux enseignants dans l’église. Elle convenait à ce but au moment où il la rédigeait ; elle convient toujours à ce but de nos jours.
En passant, elle est très similaire à l’épître de Jude. En fait une grande portion de cette lettre est presque répétitive. Jude est donc aussi un de ces avocats spirituels chargés de la protection des droits du consommateur, dont le but est de s’assurer que les gens ne soient pas victimes des mensonges et des hérésies. Maintenant, Pierre ne ménage aucun effort. Cette épître est une présentation claire, précise et directe. Et au chapitre 2, c’est le centre de la description des faux enseignants. Et c’est une description générique. Pierre n’identifie jamais une hérésie particulière ; il n’identifie pas de fausses religions spécifiques. Il n’identifie pas de faux cultes spécifiques ou de faux systèmes d’enseignements. L’épître est très générale. Mais il dit ceci en général au sujet des faux enseignants : ils enseignent des hérésies destructives, ils ont tendance à renier le Seigneur Jésus-Christ, et ils tordent les Écritures pour parvenir à leurs fins.
Ils changent la vraie foi en déshonneur. Ils méprisent l’autorité. Ils sont motivés par la convoitise et de mauvais désirs. Avec arrogance, ils diffament les messagers de Dieu. Ils sont immoraux. Ils sont des exploiteurs envieux. Ils sont arrogants. Ils allèchent les gens par des plaisirs sensuels. Ils promettent la bonne vie, mais ils ne peuvent pas l’offrir. Ils sont immondes. Des descriptions très directes. Pierre dit qu’ils n’ont absolument rien à offrir, même s’ils prétendent tout offrir, que leurs victimes sont des âmes instables qui aiment toutes les bonnes choses et par conséquent, tombent sous leur emprise et ils leur vendent des illusions.
Maintenant, il y a quelque chose de très pressant dans le cœur de Pierre au moment où il écrit. Vous remarquerez au verset 12 du chapitre 1 : « Voilà pourquoi je vais toujours vous rappeler ces choses, bien que vous les sachiez et que vous soyez affermis dans la vérité présente. J’estime juste, aussi longtemps que je suis dans cette tente, de vous tenir en éveil par mes rappels, car je sais, comme notre Seigneur Jésus-Christ me l’a fait connaître, que mon départ de cette tente est imminent. » Je ne vais pas vivre très longtemps et s’il y une chose que je veux faire, c’est m’assurer que vous vous souveniez de ces choses. Alors je vais vous les rappeler encore et encore et encore afin que lorsque je serai parti, vous les ayez en pensée – ces choses qui concernent les faux enseignants et leur mensonges trompeurs.
Maintenant, les termes employés dans cette épître indiquent que les faux enseignants n’étaient pas seulement pour un temps à venir, mais qu’ils étaient déjà à l’œuvre. Ils agissaient déjà parmi les gens à qui Pierre écrit. En passant, c’est au même groupe de personnes à qui il avait écrit dans la première épître qu’il s’adresse aussi ici. Remarquez le chapitre 3, verset 1 : « Voici déjà, bien-aimés, la seconde lettre que je vous écris. » Alors clairement la première lettre était 1 Pierre, et nous sommes ici dans 2 Pierre. Maintenant, même si nous ne savons pas la forme exacte de leur faux enseignement, il avait déjà commencé parmi ces gens à qui il écrit ces deux lettres. Aucun détail spécifique ayant provoqué la rédaction de ces lettres n’est révélé, il n’y a nulle part aucune description de cette hérésie.
En fait, l’objectif de Pierre ici n’est pas de confronter la doctrine de ces hérétiques, pas plus que de confronter leur caractère. Il est autant préoccupé par la nature de ces gens, que par ce qu’ils disent. Mais la motivation majeure du chapitre 2 est de les décrire eux et non leur doctrine. Tout ce qu’il dit de leur doctrine c’est qu’elle est condamnable ou une hérésie destructive. Au chapitre 3 il dit de leur doctrine qu’elle se moque du jugement divin à venir. Mais au-delà de cela, il ne dit vraiment pas grand-chose. Il s’intéresse donc plus à nous aider à identifier le caractère de leur vie, parce que la doctrine pourrait changer, mais le caractère hérétique ne change pas. Le caractère du séducteur est le même. Et même si nous ne savons pas la forme exacte du faux enseignement qui était dispensé à ces gens, et même si nous n’en avons pas des détails spécifiques, à partir de cette épître, nous pouvons apprendre à identifier un séducteur, à identifier sa séduction.
Mais bien plus que le fait d’être critique, et analytique, au-delà du faux enseignement, cette épître a une perspective particulièrement protectionniste. Pierre veut protéger le croyant. Il veut que l’église soit à même de se défendre face à cette attaque incessante. En passant, historiquement l’église a connu des succès et des échecs. Pour la plupart du temps, il me semble que l’église, dans sa définition la plus vaste possible, est devenue victime de la séduction. Et il me semble que tout au long de l’histoire de l’église, il n’y a qu’un faible reste qui est capable de le reconnaître avec exactitude et qui reste fidèle à sa véritable foi. Voilà la préoccupation de Pierre. Son souci est que les gens ne deviennent pas des proies ou des victimes des attaques dangereuses des faux enseignants. Maintenant, il existe trois défenses essentielles dont vous avez besoin et Pierre va nous les dévoiler. Premièrement, connaître son salut. Deuxièmement, connaître sa Bible. Troisièmement, connaître sa sanctification. Voilà les trois choses que vous devez connaître.
Soyez sûr que vous êtes sauvé, c’est la protection numéro un, versets 1 à 11. Que l’assurance que vous avez de votre position avec le Seigneur soit établie – c’est primordial pour votre défense. Deuxièmement, ayez la connaissance de la Parole. En commençant au chapitre 1, verset 12, il progresse jusqu’au chapitre 3, verset 2 et l’intérêt ici est centré sur les Écritures, qui sont inspirées du Saint Esprit. « Nous ne suivons pas des fables habilement conçues » dit Pierre « mais nous sommes témoins oculaires, et poussés par l’Esprit de Dieu, nous avons écrit ceci. Et vous feriez mieux de le suivre et non les hérésies destructives des faux prophètes charnels. »
Alors, vous devez avoir la connaissance de votre salut, vous devez connaître les Écritures. Soyez sûrs que vous êtes sauvés, premièrement. Assurez-vous que vous comprenez la vérité, deuxièmement. La protection numéro trois consiste à connaître votre sanctification. Et ici il s’agit de votre sanctification personnelle. Au début du chapitre 3, et au verset 3, il poursuit avec la question de la sanctification. Quand il arrive, peut-être au sommet au verset 14, il dit : « C’est pourquoi, bien-aimés, dans cette attente, efforcez-vous d’être trouvés par lui sans tache et sans défaut dans la paix. » Ensuite au verset 18 : « Mais croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. »
Maintenant, cette petite section que j’ai omise, au chapitre 2, est la description des faux docteurs. Nous pourrions aussi dire, connaître votre salut, connaître vos Écritures, et nous pourrions ajouter, connaître vos adversaires. C’est vraiment le chapitre 2. Mais les trois lignes de défense contre eux sont le salut, les Écritures, la sanctification. Maintenant, s’il vous plaît, enregistrez ceci, si vous le voulez, dans votre tête. Dans chacun de ces trois cas, la protection contre les faux docteurs implique la connaissance de quelque chose. Et s’il y a un mot clé dans 2 Pierre, ce serait le mot « connaissance ». Vous devez savoir l’état de votre salut, votre relation avec Dieu. Vous devez connaître les Écritures. Vous devez connaître votre condition spirituelle vis-à-vis de la sanctification. Ce sont là les protections une, deux et trois. Et vous devez aussi connaître votre adversaire ; vous devez savoir reconnaître ces gens.
Et évidemment c’est cela le cœur de l’épître au chapitre 2. Maintenant, le mot « connaissance » est très récurrent dans ces trois chapitres. Sous une forme ou une autre, il apparait 16 fois, 16 fois. Six de ces fois sous la forme intensive epiginōskō, ou epignōsis. Ginōskō, un mot Grec “connaître” est plus accentué par l’ajout de epi, epiginōskō, et typiquement, nous vous avons dit au fil des ans que quand vous avez une préposition ajoutée comme préfixe à un verbe, cela accentue la signification du verbe. Alors c’est ce que nous connaissons qui nous protège. Nous devons connaître l’ennemi, et il nous le décrit très clairement au chapitre 2, comment ils viendront, ce que sera leur caractère. Nous devons avoir le discernement, nous devons être réfléchis, avoir un esprit d’analyse, être critiques et nous devons les évaluer.
Mais alors afin de nous protéger, nous devons connaître notre salut, nous devons connaître la Bible, et connaître la condition de notre vie spirituelle. L’assurance dans notre salut, ses ressources, la véritable connaissance de Dieu par Jésus-Christ avec assurance est la première ligne de défense. Et bien-aimés, c’est le casque du salut. Lorsque Satan vous approche en brandissant l’épée de sa fausse doctrine, brandissant une épée qui veut asséner le coup mortel contre vous, c’est le casque du salut qui vous isole et vous protège de la fatalité de ce coup, la protection ou la défense de la connaissance de votre salut, la connaissance de votre appartenance à Dieu. Votre défense commence avec une compréhension claire, confiante de la relation de salut vis-à-vis de Dieu. Et ayant cela en vue, Pierre consacre la partie introductive à la question du salut.
Nous allons le voir dans les versets 1 à 11. Il veut ici ôter tout doute. Il veut débarrasser le croyant de toute confusion, qui pourrait douter ou qui pourrait être dans la confusion au sujet de son salut. Il veut que ce croyant sache où il se tient, afin de pouvoir se tenir debout où il se tient. Un chrétien pris d’insécurité, de doute, de confusion deviendra une proie facile pour les faux docteurs. Tous ceux qui sont vulnérables à la fausse doctrine sont, premièrement pas sauvés ou deuxièmement, pas sûrs du salut, parce que vous ne savez pas sur quoi vous ignorez votre position, vous ne comprenez pas vos ressources. Alors comprendre notre véritable condition spirituelle en ce qui concerne le salut est la première défense contre les attaques de l’erreur satanique. Si vous ne savez pas que vous êtes en Christ, si vous ne savez pas ce que vous êtes en Christ, alors, vous êtes une proie facile.
Maintenant, le ton de cette discussion sur le salut intervient immédiatement dans les salutations. Regardons le verset 1. « Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, » ou « une foi aussi précieuse » - « par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur ! » Maintenant, avant de commencer avec la riche présentation du salut introduite ici dans ces deux premiers versets, quelques pensées introductives. Remarquez le nom de Simon Pierre ici. L’épître commence par ce nom, Simon Pierre.
Nous finissons nos lettres avec nos noms. À l’époque antique, ils commençaient par leur nom, ce qui est plus sensé. Quand je reçois une lettre, « Cher John, » Je sais qu’elle m’est adressée, je sais qu’elle m’est destinée, pas besoin de me le redire Je dois toujours regarder au bas pour voir de qui elle provient. Ils s’y prenaient correctement. Simon Pierre ; les deux noms, en passant, sont très importants. Simon est le terme Grec, Siméon est le terme Hébreu. Et dans les manuscrits antiques que nous avons de 2 Pierre, certains ont Simon et d’autres Siméon. C’était un nom très commun. C’était un nom donné à la suite de Siméon, qui est le chef de l’une des tribus d’Israël. Siméon ou Simon, c’est le même nom. Ce nom lui avait été donné dès la naissance. Son père l’avait appelé Siméon, sans aucun doute. Le monde Grec l’avait identifié comme étant Simon et donc on a les deux versions dans les manuscrits. Son nom, dans sa forme juive Siméon, n’aurait pas suffi à l’identifier. Si vous disiez juste que « Siméon a écrit ceci », on demanderait « lequel des Siméon ? » Siméon ou Simon était un nom aussi courant que n’importe quel autre à l’époque antique.
Par exemple dans le Nouveau Testament, 9 autres personnes que Pierre sont appelées Simon, neuf autres personnes, alors le deuxième nom est essentiel. Quel Simon ou Siméon ? Eh bien, il s’agit de Simon Pierre. Pierre signifie le roc. C’est un terme araméen – le mot Grec Pierre signifie roc – en Araméen le mot est Céphas, alors, quelques fois il est appelé Céphas en Araméen. Il voulait exprimer son identité complète. Il voulait que tout le monde sache sans ambigüité qui rédigeait cette épître. Ce n’était pas Simon le magicien et ce n’était pas Simon le Juste et ce n’était aucun des autres Simon, c’est Simon Pierre qui avait écrit ceci.
Il y a encore une autre note dans ces deux noms. Simon était son nom avant sa rencontre avec Christ. Simon était son nom de déshonneur et Pierre était son nom d’honneur. Et parce qu’il était tellement Simon Pierre – en d’autres termes, il agissait souvent comme son vieil homme autant qu’il agissait sous sa nouvelle identité – il ne paraissait pas capable de se détacher de son premier nom. En fait, quand Jésus l’a surpris dans sa désobéissance, Il lui a dit trois fois « Simon, Simon, Simon ». Il l’appelait par son ancien nom, lorsqu’il agissait selon son ancienne identité dans Jean 21.
Cette combinaison, Simon Pierre, apparaît plusieurs fois dans le Nouveau Testament pour faire référence à cet homme. Dans l’église primitive, parmi les Gentils qui parlaient Grec, on l’appelait régulièrement Simon Pierre. Lisez le livre des Actes, particulièrement aux chapitres 10 et 11. Même les Gentils l’appelaient Simon Pierre. Jean qui avait écrit son évangile en Asie Mineure, se réfère à lui en tant que Simon Pierre 17 fois sur 22. Alors il était vraiment coincé avec les deux noms. Cela aurait été bien s’il était devenu seulement Pierre, mais il agissait si souvent d’après son ancienne identité qu’il semblait porter toujours son ancien nom.
C’est une belle illustration pour nous parce que nous agissons souvent comme notre vieil homme, n’est-ce pas ? J’imagine que c’est la raison pour laquelle nous nous identifions tous à Simon Pierre. À titre de comparaison, pourriez-vous remarquer que l’apôtre Paul n’est jamais appelé Saul Paul ? Et pour une raison ou une autre, il n’est pas aussi réel pour nous que l’est Simon Pierre. Nous sommes beaucoup plus à l’aise avec l’homme qui, bien qu’étant nouveau, de temps en temps agissait comme son vieil homme. Il est Simon quand Jésus le confronte dans son péché. Il est Pierre quand il prêche avec puissance à la Pentecôte. Et nous sommes tous comme lui.
Et par la vertu de son nom, il représente une dramatique illustration du salut, la personne appropriée pour écrire sur le sujet. Et ici, il rédige son dernier legs, sa dernière lettre. Il tient à ce que les croyants soient à même de faire face aux attaques des faux docteurs avec triomphe. Il veut qu’ils aient l’assurance de leur salut. Il tient à ce qu’ils aient confiance aux Écritures, à la révélation de Dieu. Il veut qu’ils soient sûrs de la seconde venue de Christ, afin de vivre une vie de sanctification. Il s’identifie encore plus loin comme Simon Pierre, serviteur – serviteur et apôtre de Jésus-Christ. Maintenant, il y a un excellent équilibre entre l’humilité et l’autorité, l’humilité et la dignité ; l’équilibre parfait d’un leader spirituel. Il est tout d’abord un serviteur, doulos, qui signifie esclave.
Il dit : “Je suis esclave.” Cela le met en position de soumission. Cela le met en position de devoir et en position d’obéissance. Cela le met en position d’humilité. Cela le met au même niveau que – observez - tous les autres croyants qui servent le Seigneur Jésus-Christ. Nous sommes tous esclaves. Nous sommes tous serviteurs. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce titre d’humiliation était porté par les plus grands hommes dans la Parole de Dieu. Moïse, le grand leader et celui qui communiqua la loi, était serviteur de Dieu. David, le plus grand des rois, était serviteur de Dieu. Paul était serviteur de Jésus-Christ. Jacques était serviteur de Christ. Jude se fait appeler serviteur de Christ. Selon Amos 3:7 et Esaïe 23, tous les prophètes de l’Ancien Testament étaient des serviteurs de Dieu, et chaque croyant dans le Nouveau Testament devient esclave de Dieu.
Alors Pierre s’identifie à nous tous. Il est humble, en tant qu’esclave de Christ. Et même s’il était le plus grand des douze et bien qu’il était leur porte-parole, bien qu’il était le plus grand prédicateur entre eux tous, et le leader à Jérusalem, il était esclave de Jésus-Christ. William Barclay a écrit : « Appeler le chrétien esclave de Dieu signifie qu’il est de façon inaliénable possédé par Dieu. Dans le monde antique, le maître possédait ses esclaves au même titre qu’il possédait ses outils. Un serviteur peut changer de maître, mais pas un esclave. Le chrétien appartient entièrement à Dieu. Appeler un chrétien esclave de Dieu revient à dire qu’il est indescriptiblement à la disposition de Dieu. Dans le monde antique, le maître disposait de son esclave à sa guise ; il avait sur ses esclaves le même pouvoir que sur ses possessions inanimées.
Le chrétien appartient à Dieu, afin que Dieu l’envoie où bon lui semble et qu’il fasse de lui ce qu’il veut. Le chrétien est cet homme qui n’a aucun droit de lui-même. Appeler un chrétien esclave de Dieu signifie que le chrétien doit une obéissance inconditionnelle à Dieu. Appeler un chrétien esclave de Dieu signifie qu’il doit être constamment au service de Dieu. L’esclave ne disposait pas de temps personnel, n’avait pas de congés, pas de permission, pas d’heures de travail arrêtées d’un commun accord, pas de loisirs, tout son temps appartenait au maître. Le chrétien est nécessairement cet homme dont chaque moment de la vie est vécu au service de Dieu, » fin de citation.
L’esclave était bien connu dans l’antiquité. Et quand Pierre dit qu’il est esclave de Jésus Christ, cela signifie qu’il est un serviteur humble, lié par son devoir de faire tout ce que le maître lui ordonne de faire, sans tenir compte de ce que cela coûte. C’était Pierre ! Lisez Jean 21 : c’est l’essence de tout ce que Jésus attendait de Pierre. « Si tu m’aimes, alors fais ce que je te dis – pais mes brebis, suis-moi, cela te coutera la vie, mais obéi-moi. » Ensuite il dit, passant de l’humilité à la dignité qu’il est aussi un apôtre de Jésus-Christ. Alors pendant que d’une part il s’humilie pour être égal à tous les croyants, d’autre part, il se présente comme porte-parole de Christ.
Ceci l’élève à la fonction unique de celui qui est divinement appelé et commissionné en tant que témoin du Christ ressuscité, le messager de l’évangile personnellement choisi par Christ pour parler officiellement. Le terme « apôtre » signifie celui qui est officiellement envoyé, et un apôtre de Jésus Christ est celui qui est officiellement envoyé par Jésus-Christ. Et donc il avait toute l’autorité de Christ avec lui. Il servait et pourtant il avait l’autorité. Il était soumis à Christ et pourtant il était un représentant de Christ. Et il y a le 22,23 modèle du leadership spirituel – l’obéissance soumise et sacrificielle d’un esclave, ajoutée à la force, à la hardiesse et au courage d’un apôtre.
Finalement, dans ces petites notes d’introduction, « Simon Pierre, serviteur » ou esclave – « et apôtre de Jésus-Christ, à ceux » Arrêtez-vous là. Qui sont-ils ? « Ceux ». Eh bien, le chapitre 3, verset 1 comme je l’ai indiqué, dit que ce sont les mêmes qui avaient reçu la première lettre. Si vous retournez au chapitre 1, verset 1 de la première épître, vous verrez à qui il écrit. « Pierre, apôtre de Jésus-Christ à ceux qui sont dispersés dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie et qui sont élus. » En d’autres termes, l’église des élus dispersés dans ce monde païen. Nous ne savons pas plus spécifiquement qui ils sont. Majoritairement des païens, mais il devait certainement avoir aussi des Juifs dans cette communion.
2 Pierre est probablement rédigée à partir de Rome, aussi bien qu’1 Pierre et pas plus tard qu’un an après 1 Pierre. Néron était mort en 68 après J. C. Pierre est mort pendant la persécution de Néron, selon ce que nous apprend la tradition. Pierre est probablement mort avant Paul, puisque Paul avait écrit sa dernière lettre à partir de Rome, et donc Pierre n’y était certainement pas, il devait donc probablement être déjà mort. 1 Pierre aux environs de 64 ; Pierre doit être mort avant 68, 67 ou 66. Et cette épître aurait, par conséquent, été écrite à environ 65, un an après 1 Pierre. C’était donc une épître écrite en prison. Il était prisonnier. Il faisait face à la mort. Comme je l’ai lu plus tôt, au chapitre 1, verset 14, il dit : « Car je sais que je la quitterai bientôt ma demeure terrestre. » La tradition nous enseigne qu’il avait été crucifié et qu’il avait refusé d’être crucifié comme son maître et il demanda d’être crucifié la tête en bas.
Les derniers mots que nous adresse cet homme qui est plus grand que la vie, concerne les moyens de triompher des faux docteurs ; et il commence là où il doit commencer – la première ligne de défense c’est notre salut. Maintenant, il va nous dire trois choses au sujet de notre salut – la source de notre salut, l’étendue de notre salut et la certitude de notre salut - la source, l’étendue, la certitude. Examinons la source, nous l’avons déjà vu. Retour au verset 1 : « Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ. »
Maintenant, ceci identifie cette indication de notre salut à sa source. « Qui ont reçu – qui ont reçu. » Ceci signifie que notre salut est quoi ? C’est un don, n’est-ce pas ? Nous l’avons reçu. La parole est une merveilleuse parole. Ce n’est pas une parole ordinaire, ce n’est pas une parole ordinaire. Ce mot signifie recevoir par tirage au sort. Vous vous souvenez de ce qui se passait quand ils tiraient au sort ? C’était un moyen par lequel Dieu pouvait, par providence, contrôler les circonstances terrestres pour révéler clairement sa volonté.
Cela vint à signifier « donné par allotissement ». Cela renvoie clairement à une chose qui n’est pas atteinte par des efforts personnels, qui n’est pas atteinte par des aptitudes personnelles, par un mérite personnel, mais une chose qui venait purement de Dieu, puisque c’est Dieu qui contrôlait son attribution. En fait il est tellement désigné dans ce sens que presque tous les lexiques de la langue Grecque disent qu’il veut dire « atteindre par la volonté de Dieu. » Dieu utilisait le tirage au sort comme moyen de révéler sa volonté, cela devint donc un synonyme. Recevoir par tirage au sort signifiait recevoir par la volonté divine. Alors, Pierre écrit aux croyants qui ont reçu leur foi parce que Dieu voulait la leur donner. C’est merveilleux. Le même verbe est utilisé dans Actes 1 :17, en passant, si vous voulez le noter.
Maintenant, qu’entend-il par une foi ou la foi – « qui ont reçu en partage une foi » ? Veut-il dire la foi ? Veut-il parler du christianisme, de ses doctrines et son enseignement ? Ou alors ce n’est peut-être pas objectif mais plutôt subjectif ? Parle-t-il du pouvoir de croire ? Bien, permettez que je vous apporte les réponses. Je crois que la meilleure façon de comprendre ceci est d’avoir une approche subjective. En d’autres termes, il parle du pouvoir de croire. Autrement, il n’y aurait aucune raison de dire : « Qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre ». S’il parle de la doctrine, bien sûr il n’y a qu’un corps de doctrine, on ne peut donc pas dire qu’un tel a le même corps de doctrine qu’un tel autre – il n’y a en a qu’un. Mais si vous parlez de la foi subjective, ou du pouvoir de croire, pour dire qu’un tel a reçu de la part de Dieu le même pouvoir de croire qu’un tel autre, là vous touchez quelque chose de sensible. Aucune raison de dire que les deux ont la même valeur, si vous parlez de la foi objective, pour laquelle il n’existe qu’une seule possibilité. Non, Pierre dit que le salut s’obtient par la foi ; que la foi vient de Dieu pour son initiation. La foi salvatrice vient donc de Dieu.
Maintenant, écoutez attentivement ceci. Retournons dans 1 Pierre, chapitre 1, il dit que nous avions été choisis selon la préscience de Dieu, le Père. Pierre introduit cette première épître en parlant de la perspective de Dieu ; il nous a élus. Pierre commence la deuxième épître en parlant de notre perspective ; nous avons cru. Mais encore, c’est une foi qui est reçue de la part de Dieu. La foi est la capacité de croire. C’est la capacité de faire confiance à Dieu. Et Dieu la donne. Nous sommes de retour dans Éphésiens 2 :8 et 9, n’est-ce pas ? « Car, c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen » de quoi ? « De la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. » Le salut, y compris la foi pour croire, fait partie du don de Dieu. Selon 2 Corinthiens, chapitre 4, nos pensées sont aveuglées à tel point que la lumière de l’évangile de gloire n’est pas crue. Nous sommes tenus captifs dans la mort, selon Éphésiens 2. Nous sommes serviteurs du prince de la puissance des airs, nous sommes enfants de la désobéissance voués à la condamnation éternelle. Nous sommes morts dans les transgressions et le péché, nous sommes des aveugles dans le noir et nous ne pouvons pas voir, et si nous croyons, c’est parce que Dieu nous a donné en partage la foi. Alors à lui toute la gloire !
Même quand on en vient au sujet des dons spirituels dans Romains 12, « Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie en chacun. » La foi vient de Dieu. Elle est mesurée et nous est donnée pour le salut et pour le service. Écoutez Éphésiens 6 :23, « Que la paix et la charité avec la foi soient donnés aux frères de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ ! » L’amour, la foi et la paix viennent de Dieu. Philippiens 1 :29 : « Car il vous a été fait grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui, » mais il vous a été donné par Dieu par rapport à Christ de croire. Vous ne pouvez pas croire, à moins que Dieu vous donne la foi. 1 Corinthiens, chapitre 12, verset 9, encore une fois dit, parlant des dons du Saint Esprit : « A un autre, la foi, par le même Esprit. » La capacité de croire pour le salut, la capacité de croire pour le service, la capacité d’avoir foi en la prière d’intercession sont toutes des mesures de foi données qui viennent de Dieu. C’est lui qui donne ce type de foi. Ce n’est pas la foi naturelle humaine qui peut appréhender le salut. Nous devons le comprendre. Ne soyez pas confus.
Actes 11:21 dit : « La main du Seigneur était avec eux et un grand nombre de personnes crurent et se convertirent au Seigneur. » Pourquoi crurent-elles ? Parce que la main de Dieu était là. Maintenant, écoutez attentivement ce que je dis.
La foi humaine existe. Vous avez le pouvoir de croire certaines choses, n’est-ce pas ? Moi aussi. Vous croyez que vous pouvez mettre votre clé dans le contact de votre voiture, vous démarrez le moteur, mettant toutes vos bougies d’allumage en marche et vous croyez que votre voiture ne va pas exploser. Vous le croyez chaque fois que vous le faites. Si vous avez un moteur V-8, il y 8 explosions dès que votre voiture démarre – 8 explosions dans une machine remplie de carburant. Mais vous avez foi au constructeur de cette machine qu’elle ne vous explosera pas. Vous avez la foi pour prendre les avions. J’ai volé des fois incalculables avec des gens assis à côté de moi qui disaient : « Je n’arriverai jamais à comprendre comment l’avion se maintient en l’air. Pouvez-vous expliquer comment cela marche ? »
Non seulement cela, vous volez dans un avion, et vous ne pouvez même pas voir le pilote. Vous avez la foi pour prendre l’autoroute en voiture, même si vous ne connaissez pas qu’il y aura un virage au bout de la route et qu’elle ne va pas s’achever sur une longue dénivellation. Vous avez la foi pour manger dans un restaurant, même si vous n’avez jamais été dans sa cuisine. Vous avez la foi pour manger dans un restaurant quand vous avez été à la cuisine. Voyez-vous, c’est la foi naturelle. C’est la foi humaine. Elle n’a rien à voir avec le salut.
La foi que vous avez en tant qu’être humain n’est pas le type de foi qui peut racheter quelqu’un. Cette foi qui sauve est un don de Dieu. Écoutez encore ce que Pierre dit cette fois au verset 1 : « Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi. « La première épître à ceux qui ont été élus, la deuxième à ceux qui ont reçu la foi ; les deux vont de paire. Nous sommes choisis par Dieu non sans la foi, mais cette foi est un don. Alors, Dieu initie la foi quand le Saint Esprit ressuscite l’âme morte en réponse à l’écoute de la Parole de Christ. Alors, la foi vient de Dieu, pourtant tous les hommes sont appelés à croire et ceux qui ne croient pas sont condamnés pour l’éternité. Quel mystère – quel mystère !
Maintenant, s’il vous plaît, suivez la logique de Pierre. « Ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre. » La version King James dit « Une foi aussi précieuse. » La même foi, isotimos, égale en valeur, voilà ce que cela signifie. L’expression est utilisée dans un sens politique et elle veut dire à rang égal, égal en position, égal en honneur, égal en standing, égal en prix dans un usage économique, à valeur égale, également précieuse, également honorée, à privilège égal. Alors ce qu’il dit ici c’est que nous avons tous reçu la même foi en termes de prix, de valeur, d’honneur et de rang. La foi que nous avons est d’un même prix. Les privilèges spirituels que la foi procure ont un même prix. Écoutez ceci : il n’existe pas de chrétien de premier ou de second rang. Nous avons tous la même foi. Voilà ce que Paul dit dans Galates 3 :28, « Il n’y a plus ni Juif, ni Grec, il n’y a plus ni esclave, ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. » Vous êtes venus avec une foi d’un même prix et des privilèges égaux.
La racine de ce mot – la racine de ce mot est timios, qui signifie honneur, valeur ou prix. En passant, Pierre aime le mot précieux. Un Pierre 1:7, 1 Pierre 1:19, 1 Pierre 2:7, 2 Pierre 1:4, une forme ou une autre forme du mot, il aime ce mot. Maintenant, que veut-il dire ici ? Que nous avons « reçu une foi de la même valeur » - le même type – que veut-il dire, « que la nôtre ? » Que voulez-vous dire par « nôtre » ? Bien, certains disent qu’il veut dire – en passant, cela signifie littéralement « avec nous » - certains disent qu’il veut dire la même foi que les apôtres. Et ce qu’il veut dire c’est que bien que les apôtres aient un appel unique de la part de Dieu, ayant vu le Christ ressuscité et, bien sûr, ayant vécu ces expériences uniques avec le Seigneur Jésus, et alors qu’ils sont bénis en tant que témoins oculaires de cette résurrection, et parce qu’ils avaient reçu le don pour faire des signes et des prodiges, des pouvoirs miraculeux, alors qu’ils étaient des bénéficiaires privilégiés de la révélation divine, ils n’ont pas une foi plus grande, ils n’ont pas une foi salvatrice plus précieuse que les chrétiens simples, ordinaires, courants, de chaque jour. Ils ont tous la même foi qui sauve. Eh bien, je voudrais m’empresser de dire que c’est vrai – absolument vrai. C’est absolument vrai.
Mais ce n’est probablement pas ce que Pierre veut dire ici. Pourquoi dirait-il « nous » ? Plus bas au verset 12, quand il devient personnel, le premier endroit où il dit : « Simon Pierre, serviteur et apôtre » quand il dit « que la nôtre », il pourrait signifier collectivement avec les apôtres, même si ces derniers ne sont pas là, mais cela semble appuyer. S’il avait dit « que la mienne en tant qu’apôtre », nous l’aurions peut-être ainsi compris. Au verset 12, quand il se réfère à lui-même, il utilise le pronom singulier « Je, je, je, mon, mon, mon. » Alors ici, il n’utilise pas « nôtre » dans le sens collectif pour se référer à plus d’un apôtre, co-auteurs de cette lettre.
Vous dites : « Mais si ce n’est pas avec les apôtres, alors de qui parle-t-il ici ? » Il a plus probablement le problème des Juifs et des païens. Et ce qu’il dit c’est « Vous les étrangers dispersés dans le monde païen, tel qu’identifié dans 1 Pierre 1 :1 – « vous avez reçu une foi de la même valeur que celle qu’ont reçue les Juifs » - que la nôtre, nous qui sommes Juifs. Maintenant, nous ne pouvons pas être dogmatiques là-dessus. Il aurait pu signifier le groupe collectif des apôtres, mais pour rester constant avec les autres choses que Pierre enseignait et expérimentait, il semble plus plausible que sa remarque ait à voir avec le sujet Juifs-païens.
Retournez rapidement avec moi dans Actes, chapitre 11. Je vais vous montrer pourquoi je préfère cette interprétation. Dans Actes 11, verset 17, Pierre fait un rapport de ce que le Seigneur a fait parmi les Gentils. Pierre avait un ministère unique auprès des païens, comme vous le savez si bien. Au verset 15 d’Actes 11, Pierre rapporte que le Saint-Esprit est descendu sur les païens, de la même manière qu’il était descendu sur les Juifs le jour de la Pentecôte. Puis, au verset 17, il dit : « Or, puisque Dieu leur a accordé le même don qu’à nous qui avons cru au Seigneur Jésus-Christ, pouvais-je, moi, m’opposer à Dieu ? » Il dit que les païens ont obtenu le même don du Saint-Esprit après avoir cru, comme nous avions aussi reçu après avoir cru. Par conséquent, ils avaient obtenu la même croyance, ils avaient reçu la même foi.
Regardez le chapitre 15, verset 8. Le verset 6 dit que les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner 37,35cette affaire lors de la conférence de Jérusalem. Une grande discussion s’étant engagée, Pierre se leva, et leur dit : « Hommes frères, vous savez que dès longtemps Dieu a fait un choix parmi vous, afin que, par ma bouche, les païens entendissent la parole de l’évangile et qu’ils crussent. Et Dieu, qui connaît les cœurs, a rendu témoignage, en leur donnant le Saint-Esprit comme à nous ; il n’a fait aucune différence » - observez – « entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi » - « Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ? Mais c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, de la même manière qu’eux. »
Il me semble que Pierre est hanté par le même phénomène du salut des Juifs et des Gentils. Et quand vous transportez toute cette logique dans cette épître, il dit : « J’écris à ceux (les Gentils ou les païens) qui ont reçu une foi de la même valeur précieuse que celle que nous, les Juifs, avons reçue. » La première et la deuxième épître sont écrites à l’église dispersée dans le monde païen, elle concerne premièrement les croyants Gentils ; le ton transcende certainement les Juifs. Le mur de séparation est renversé, comme le dit Éphésiens 2. Pierre avait eu une illustration très graphique de cela dans Actes, chapitre 10 avec Corneille, et la vision qu’il avait lors de sa rencontre unique avec le surnaturel. Et donc il était hanté par cette même foi qui appartenait aux Juifs et aux Gentils.
Encore une fois, ce mot, isotimos, était particulièrement utilisé dans l’antiquité pour désigner les étrangers qui obtenait la citoyenneté dans une ville. Josephus, écrivant sur Antioche dit qu’à Antioche, les Juifs obtenaient tous les droits de citoyen et on les appelait Isotimoi ; ils jouissaient des mêmes honneurs et privilèges que les Macédoniens et les Grecs qui y vivaient. Pierre adresse donc sa lettre à ces isotimoi – vous avez une foi d’un même prix. Il n’y a ni Juif, ni païen. Dieu nous a donné à tous la même foi qui sauve. La source du salut – Dieu ! Il nous a donné la foi. Et quel était le moyen ? Regardez le verset 1, « Par la justice de notre Dieu et du Sauveur Jésus-Christ – par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ. » Cette expression pourrait aussi avoir plusieurs emphases. Écoutez très attentivement. La justice peut signifier la droiture, l’équité. Alors certains commentateurs pensent que Pierre dit : vous les Gentils avez reçu le pouvoir de croire, la même précieuse foi, tout comme les Juifs, parce que Dieu est juste, équitable et donc il donne la même chose à tous. C’est un sens possible.
Si nous choisissons ce sens, cela signifie que Dieu ne fait pas de différence entre les personnes, mais il nous a équitablement donné la même foi précieuse pour croire en Jésus-Christ, que nous soyons Juifs ou païens et par conséquent, nous sommes conduits à recevoir le même Saint-Esprit. Nous recevons les mêmes privilèges spirituels parce que Dieu est équitable ; personne n’est plus digne que l’autre parce que nul n’est digne, point final. Mais d’autre part, ce merveilleux mot, justice, pourrait aussi signifier la rectitude de Dieu, le pouvoir de justification que possède Dieu, qui lui permet de racheter les pécheurs.
En d’autres termes, nous avons la foi pour croire et nous sommes sauvés parce que la justice de Dieu nous est donnée ; c’est la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ qui nous est imputée. Il semble que le dernier soit plus en adéquation avec l’enseignement du Nouveau Testament qui veut que chaque fois que vous avez le salut rattaché à la justice de Dieu, il n’est pas attaché à son équité lorsque celle-ci est liée à sa sainteté, sa pureté, sa justice dans le sens de l’absence du péché, qui nous est imputée ou accordée par Dieu en Christ. Alors, nous avons la foi seulement parce que Dieu nous la donne, et nous sommes sauvés uniquement parce qu’il nous impute la justice. Il nous accorde la justice.
Voici le point majeur de Paul. Rapidement, Romains 3 :26, afin « de montrer sa justice dans le temps présent de manière à être juste tout en justifiant celui qui est juste par la foi en Jésus. » Lorsqu’on met sa foi en Jésus, la foi donnée par Dieu, Dieu justifie. Même mot, Dieu rend juste. Romains 4 :5 « A celui qui ne fait point d’œuvre, mais qui croit en celui qui justifie » ou qui rend juste « l’impie, sa foi lui est imputée à justice. » Dans les textes qui parlent du salut dans le Nouveau Testament, là où vous avez la foi et la justice, la justice n’est pas l’équité de Dieu, la justice est la sainteté de Dieu imputée à l’homme. Alors quand Dieu vous donne la foi pour croire, il donne ensuite la justice pour être sauvé. Ce n’est que la justice de Dieu qui, lorsqu’elle vous est imputée, couvre votre péché et vous rend agréable à Dieu.
Voilà ce qu’il veut accentuer. Dieu nous rend justes. Dieu nous accorde sa justice. Nous sommes revêtus de justice. Dans Actes 13:38 et 39, « Sachez donc, hommes frères, que c’est par lui que le pardon des péchés vous est annoncé, et que quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous pouviez être justifiés par la loi de Moïse. » Quand vous croyez, vous êtes libérés de la condamnation du péché. La loi de Moïse était incapable de le faire. C’est de ce type de justice que nous parlons.
Maintenant, remarquez, s’il vous plait, il ne s’agit pas réellement de la justice ou de la droiture ou de l’équité de Dieu le Père, mais suivez son analyse. Nous recevons équitablement le pouvoir de croire, ensuite vient le salut, par la justice – maintenant, voyez ce titre – de notre Dieu et Sauveur, Jésus-Christ. Il ne parle pas de Dieu le Père. Il appelle Jésus Christ notre Dieu et Sauveur. La justice tire son origine de Dieu, mais elle coule jusqu’à nous par Jésus-Christ. Galates 3 :8 dit : « Dieu justifierait les païens par la foi, » verset 9 « de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant. » Le verset 11 dit : « Le juste vivra par la foi. » Une fois encore vous avez la justice et la foi, la justice et la foi connectées. Croire et être pardonné, être rendu juste, avoir obtenu une position de droiture devant Dieu. Et cette expression qui suit, cette description de Jésus-Christ, qui nous est donnée favorise à mon avis la deuxième interprétation. C’est la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ qui nous est donnée. En passant, la construction Grecque n’a qu’un seul article devant « notre Dieu » - « de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ » faisant en sorte que tout cela renvoie à une personne.
Voici comment il faut comprendre cette expression – très important. C’est une personne. Notre Dieu est le Sauveur Jésus-Christ. Notre Sauveur Jésus-Christ est Dieu. Tout cela est enveloppé en un. En passant, les quatre autres fois où Pierre utilise le mot Sauveur, dans 1:11, 2:20, 3:2 et 3:18, il renvoie toujours à Jésus-Christ, toujours. Et ici, il appelle notre Sauveur, Jésus-Christ, Dieu.
Essayez cela avec vos amis Mormons la prochaine fois qu’ils vous aborderont avec ce sujet. Notre Dieu et Sauveur, Jésus-Christ. Il est Dieu. Une considération moindre de lui est un déni de sa personne. Écoutez Romains 9 :5 comme support. « Le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement ! » Christ est Dieu. Christ est Dieu. Tite, chapitre 2, verset 13 : « En attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ. » Qui se manifestera ? Notre Dieu et Sauveur, Christ Jésus. Hébreux 1 :8 « Mais il a dit au Fils : ton trône ô Dieu, est éternel. » Ainsi de suite. Jésus est Dieu. Colossiens 2 :9 « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. » Écoutez attentivement ceci, c’est merveilleux. Ce que Pierre fait ici c’est ce qu’il avait fait le jour de la Pentecôte, dans Actes 2 :21. Il avait pris le nom de Dieu utilisé dans l’Ancien Testament pour l’appliquer à Jésus. C’est merveilleux ! Savez-vous quel était le nom de Dieu dans l’Ancien Testament ? Sauveur ! Et il l’a appliqué à Jésus. Quand il est né, il devait être appelé Jésus, car il fera – quoi ? – il sauvera son peuple de leurs péchés. Il était né pour être un Sauveur, Matthieu 1 :21.
Permettez que je vous donne un regard rapide sur ceci. Allez un instant dans Ésaïe, pendant juste une minute, et je vais vous lire quelques passages pour, en quelque sorte, vous édifier et ensuite nous allons rapidement tirer une conclusion. Dans Ésaïe 43 :3, Ésaïe donne ce titre à Dieu ici, « Car je suis l’Éternel, ton Dieu, le Saint D’Israël, ton sauveur. » Verset 11 : « Car c’est moi, qui suis l’Éternel, et en dehors de moi il n’y a point de sauveur. » Ésaïe 45 :15 « Mais tu es un Dieu qui te caches, Dieu d’Israël, sauveur ! » Verset 21 : « Déclarez-le, et faites-les venir ! Qu’ils prennent conseil les uns des autres ! Qui a prédit ces choses dès le commencement, et depuis longtemps les a annoncées ? N’est-ce pas moi, l’Éternel ? Il n’y a point d’autre Dieu que moi, je suis le seul Dieu juste et qui sauve. »
Esaïe 60, verset 16, la fin du verset : « Et tu sauras que je suis l’Éternel, ton Sauveur, ton Rédempteur – ton Sauveur et ton Rédempteur. » Vous voyez, quand Pierre dit, dans 2 Pierre, que nous avons reçu de Dieu le pouvoir de croire, une foi d’un même prix que nous soyons Juifs ou Grecs et que par conséquent nous sommes sauvés par la foi quand la justice de Dieu nous est donnée, elle vient comme la justice de Jésus-Christ qui est notre Dieu et Sauveur. Il utilise vraiment des titres de Dieu pour se référer à Jésus-Christ. Par conséquent donc, Dieu est la source du salut. Il nous alloue la foi pour croire, et avec la foi il donne sa propre justice, la justice de notre Dieu et Sauveur, Jésus-Christ. Ne vous y trompez pas, bien-aimés, le salut est le don de Dieu dans tous les sens – tous les sens ! Voilà sa source. La semaine prochaine, nous verrons sa substance. Prions.
Père, ces vérités sont si riches, si passionnantes pour nos cœurs. Comme nous te remercions d’avoir été choisis par la préscience de Dieu le Père ; merci parce que quand nous étions morts dans nos péchés et transgressions, quand nous avions l’intelligence aveuglée, à tel point que la lumière du glorieux évangile de Christ ne pouvait pas luire en nous, alors que nous étions tes ennemis et que nous te portions en haine, tu nous a donné la foi pour croire, et tu nous as donné à tous une foi salvatrice d’un même prix. Ensuite, tu nous as donné la seule chose qui pouvait nous rendre agréables à tes yeux, c’est-à-dire la justice même de Jésus-Christ, qui n’est nul autre que notre Dieu et Sauveur. Et sa justice nous recouvre – comme Ésaïe 61 :1 dit, nous avons été revêtus d’un vêtement de justice. Nous sommes couverts dans la justice de Jésus-Christ. Sa justice pour notre péché, et nous sommes pardonnés. Qu’est-ce que nous te sommes reconnaissants d’être la source du salut, tu mérites donc toute la louange. Nous te l’offrons au nom de Jésus. Amen.
FIN
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