(Citations bibliques : Version Segond 21 sauf autre mention)
Or, à ce point précis, Paul sait que le Juif va poser une question. Il dira ceci : « Mais attends une minute, Paul. Nous qui avons été les gardiens de la loi, qui avons été les agents par qui Dieu a révélé la loi, nous qui l’avons écrite, recopiée et préservée, nous devrions avoir le plus grand honneur, pas la plus grande condamnation. Nous qui avons eu la loi devrions être protégés de la colère de Dieu. » Et certains aujourd’hui se joindraient à eux pour dire : « Ben oui, je suis allé à l’église toute ma vie, j’ai essayé d’être religieux, j’ai acheté une Bible. J’essaie d’être religieux. C’est vrai, comment on peut nous condamner ? On a été les religieux, on a préservé la loi. » Il y en aura qui diront : « J’ai enseigné à la faculté, j’ai enseigné au séminaire toute ma carrière. J’ai préparé des hommes pour aller servir dans des Églises, - évidemment, des facultés théologiques qui ne croient pas la Bible et des Églises qui ne croient pas non plus – « mais nous avons été religieux, on est liés au christianisme. C’est bien nous, vous savez, nous les religieux. »
Paul répond au verset 13 : « En effet, ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais » - qui ? – « ceux qui la mettent en pratique qui seront déclarés justes. » Or le mot « ceux qui écoutent » n’est pas le mot habituel. Ce n’est pas le mot courant akouō, qui est le mot normal pour écouter, mais ici c’est akroatēs, qui s’utilise spécifiquement pour parler d’élèves qui écoutent parce qu’ils sont en éducation continue. Vincent, je pense, est une bonne traduction, « ceux dont le travail est d’écouter, » et c’est exactement ce que les Juifs faisaient dans les synagogues, pas vrai ? Ils écoutaient, écoutaient encore et encore, on leur lisait semaine après semaine après semaine, à répétition, on leur expliquait et ils étaient littéralement des auditeurs professionnels. Mais ce n’est pas à ceux qui ont pour travail d’écouter, c’est à ceux dont le travail est de le mettre en pratique que la justification est donnée. Il ne s’agit pas de performance, les amis, c’est la possession.
C’est pourquoi Jacques nous avertit de la même manière. Jacques dit, « Mettez en pratique la parole, et ne vous contentez pas » - quoi ? - « de l’écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. » Quelle erreur ! La loi de Dieu ne protège pas les auditeurs du jugement. Non, plus ils entendent, plus le jugement est important. J’en connais qui arriveront au jugement en disant, « Dieu, as-tu seulement fait le compte de combien d’heures j’ai écouté MacArthur ? Ça devrait valoir quelque chose ! Et ma femme, où qu’elle soit, enregistre, et j’ai écouté tout ça. Elle les fait passer constamment. Je veux dire, ça vaut bien quelque chose ? Elle jouait même tout le temps de la musique chrétienne, puis elle a acheté des enregistrements de la Bible où un homme la lisait. Et je devais m’asseoir à la cuisine quand ils avaient une étude biblique dans mon salon. »
Certains de vous autres pères pourraient dire ça de vos enfants : « C’est vrai j’ai tout entendu, j’étais là, j’ai fait tout mon possible pour qu’ils se sentent bien, je n’ai pas jeté les enregistrements, je n’ai pas mis ma femme dehors, c’est vrai, j’allais à l’église – est-ce que ça ne compte pas ? » Oui, une condamnation plus grande ! Voyez-vous, la loi de Dieu ne protège pas. Plus on connaît la loi de Dieu, plus elle accentue les conséquences, à moins qu’on lui obéisse.
Il y a là une frustration terrible car on ne peut pas lui obéir par ses propres forces. Alors Paul les accule dans un coin. Je veux dire, on entend constamment mais on ne pratique pas. Alors vient un verdict judiciaire contre toi. Mais celui qui la met en pratique – verset 13 – sera déclaré juste, pas celui qui ne fait qu’écouter.
Donc Dieu exige une obéissance parfaite. Dieu exige une manifestation de justice, mais personne ne peut l’accomplir. Ainsi, la loi est censée nous conduire à un point de désespérance où on se tournera vers Dieu pour trouver la puissance de faire ce qu’il est impossible autrement. Alors la question que le Juif pourrait poser trouve sa réponse. La loi ne te sert absolument à rien à moins de l’accomplir, elle ne fait qu’intensifier ta culpabilité, car ce n’est que celui qui la met en pratique qui est justifié et c’est un verdict judiciaire.
Êtes-vous prêts pour la deuxième question ? La voici. Ici, c’est la question posée par le non-Juif, ou le païen, ou celui qui n’a pas la loi. Il dira : « Attendez – attendez une minute. Nous n’avons jamais eu la loi. Et si nous n’avons jamais eu la loi, comment au monde pouvons-nous être condamnés pour ne pas lui avoir obéi ? » Bonne question ? Le Juif dit ceci : « Nous sommes exemptés par faveur spéciale. Dieu dit non. Le non-Juif dit : « Nous sommes exempts pour cause d’ignorance. « Est-ce juste ? Qu’en est-il de ce païen ? Qu’en est-il de ce barbare qui n’a jamais vu la loi de Dieu, n’a jamais lu l’Écriture, n’a jamais entendu l’Évangile ? Peut-on condamner quelqu’un parce qu’il n’a pas obéi à la parole écrite ?
Après tout, en Romains 4 :15 il est dit : « puisque là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas non plus de transgression, » et dans Romains 5 :13, il est dit : « Car avant que la loi ne soit donnée, le péché était déjà dans le monde. Or le péché n’est pas pris en compte quand il n’y a pas de loi. » Et dans Romains 7 :7 : « Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Certainement pas ! Mais je n’ai connu le péché que par l’intermédiaire de la loi. » Alors, s’il n’y a pas de transgression quand il n’y a pas de loi, et qu’il n’y a pas de connaissance du péché s’il n’y a pas de loi, comment pouvons-nous être responsables si nous n’avons pas la loi écrite ? Et bien des gens posent cette question. Dieu tient-Il pour responsables ceux qui n’ont jamais entendu la loi écrite de Dieu ?
Allons découvrir la réponse. Verset 14 : « Quand les non-Juifs » - ou païens, ou barbares, ethnē - « qui n’ont pas la loi » - c’est-à-dire la loi écrite, ici, gardez ceci à l’esprit, la loi écrite, ils ne l’ont pas – « font naturellement ce que prescrit la loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes, bien qu’ils n’aient pas la loi. Ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leur cœur, car leur conscience en rend témoignage et leurs pensées les accusent ou les défendent tour à tour. »
Alors que dit-il ? Simplement ceci : On n’a pas besoin d’avoir la loi écrite pour être responsable, car on a en soi une loi visible dans sa conduite, manifeste dans sa conscience, et manifestée par sa ligne de pensée. Il y a quatre grandes raisons pour lesquelles les païens sont perdus. Les voici : Un, la création. La création. Revenez au chapitre 1 et nous prendrons une pensée du verset 18. « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes. » Maintenant, vous voyez que ce n’est pas que l’homme religieux, ce n’est pas que le peuple qui a la loi de Dieu, c’est tous les hommes, tous les hommes, tous les hommes. La colère de Dieu se révèle contre toute impiété et toute injustice de tous les hommes, qu’ils aient la loi écrite ou non. Pourquoi ? Parce qu’ils détiennent la vérité.
Comment détiennent-ils la vérité ? Verset 19 : « Car ce qu’on peut connaître de Dieu est évident pour eux. » Comment est-ce évident pour eux ? Eh bien « Dieu le leur a fait connaître ». Et comment le leur a-t-Il fait connaître ? « En effet les perfections invisibles de Dieu, … se voient depuis » - quoi ? – « la création du monde, … ils sont donc inexcusables. » Ainsi, depuis le chapitre 1, nous apprenons la première cause de la perte des païens : la création. Ils peuvent regarder autour d’eux et savoir qu’il y a un Dieu. Ils peuvent regarder autour d’eux et percevoir qu’Il est surnaturel, et qu’Il est plus puissant que tout être existant dans leur dimension, alors ils sont responsables puisqu’ils détiennent cette connaissance.
Mais maintenant en arrivant au chapitre 2, nous trouvons les trois autres raisons pour lesquelles les païens sont perdus, et pourquoi nous devons leur envoyer des missionnaires pour les atteindre. Verset 14 – et le mot est « conduite ». D’abord ils sont perdus à cause de la création ; deuxièmement pour cause de conduite. « Quand les non-Juifs qui n’ont pas la loi font naturellement ce que prescrit la loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes, bien qu’ils n’aient pas la loi. » Autrement dit, ils n’ont pas de loi extérieure, mais ils en ont une intérieure qui leur tient lieu de loi et ça se voit dans leur conduite.
Or, « quand les non-Juifs … font naturellement ce que prescrit la loi » indique que ça a lieu. Quand ils le font, et ça arrive couramment... Les païens font naturellement des choses prescrites par la loi de Dieu. Le saviez-vous ? Sans jamais lire la loi de Dieu ! Leur conduite – écoutez ça : leur conduite prouve qu’ils savent ce qui est bien et mal. Leur conduite prouve que la loi de Dieu est là, intérieurement, présente en eux.
Parfois, les païens paient leurs dettes. Est-ce dans la loi de Dieu ? Oui ! Ils honorent leurs parents. Bien des gens qui ne connaissent pas Jésus-Christ, qui ne connaissent pas Dieu, qui ne lisent jamais la Bible, aiment leur femme. Il y a beaucoup de femmes qui aiment leur mari. Il y a beaucoup de gens qui n’ont jamais entendu l’Évangile de Jésus-Christ qui prennent soin de leurs enfants et des enfants qui s’occupent de leurs parents. Beaucoup d’entre eux croient que c’est mal de tuer. Bien des gens qui n’ont jamais connu Jésus-Christ ni le message de Christ ni la Bible ou le sens de l’Évangile, nourriraient les affamés, aideraient un malade ou une femme malade. Les païens disent parfois la vérité. Ils chercheraient même à rendre justice. Ils lutteraient pour l’égalité. Vous voyez, tous ces exemples révèlent un code interne d’éthique humaine, qui est ce qui leur tient lieu de loi.
On le voit dans notre système humain de justice. On le voit dans notre humanitarisme, dans l’humanitarisme et la justice du monde, quand bien même ce serait parmi des peuples obscurs et isolés. Parfois c’est distordu, mais dans toute société vous verrez quelques-uns de ces païens faire tout naturellement des choses qui sont en ligne directe avec la loi de Dieu, ce qui montre par conséquent que cette loi est en eux.
Les stoïques disaient qu’il y a dans l’univers certaines lois que l’homme enfreindrait à ses propres périls, et les stoïques, qui était des philosophes parfaitement païens, disaient qu’il existe des lois de santé, des lois de moralité, des lois qui gouvernent la vie. Et les stoïques appelaient toutes ces loi phusis, qui veut dire nature. Ils disaient que les hommes devaient vivre kata phusin, ils devaient vivre selon ce qui est naturel. Les stoïques disaient en fait que ces lois étaient naturelles à l’homme. Vous voyez, l’homme peut reconnaître ce qu’est un droit, qu’il y a un code d’éthique. Le fait même qu’un homme ait mauvaise conscience vient parce qu’il viole le code d’éthique qu’il a en lui. C’est un sens du bien et du mal, et quand les hommes font naturellement ce qui correspond à la loi de Dieu – et ils le font tout le temps –ils montrent que la loi de Dieu est inscrite en eux.
Le monde non régénéré, voyez-vous, fait un bien humain relatif. Il ne fait pas le bien en tant que justice spirituelle. Ce n’est pas du bien en tant que bien pour la motivation juste, car rien n’est véritablement bon à moins d’être fait pour la gloire de Dieu, exact ? Mais il fait un bien dans un sens humain relatif et en le faisant, il montre que la loi de Dieu est à l’œuvre, bien que non écrite, dans le cœur. Il fait le bien de la bonne manière, si ce n’est pour la bonne motivation.
Je pense à Cyrus, dans l’Ancien Testament, qui a fait du bien. Il a laissé partir le peuple de Dieu. Je pense à Darius. Je pense à Artaxerxes. Et ils en sont même remerciés. Voir Esdras, chapitre 7, recommande Artaxerxes. Ce sont des païens qui ont fait du bien au peuple de Dieu. Qu’en est-il du secrétaire de la ville d’Éphèse ? Il s’agit d’un païen qui a apaisé les émeutiers. Et les nobles Romains d’Actes 23, qui ont protégé Paul ? Et même les barbares qui ont manifesté une bonté peu commune à Paul en faisant du feu, dans Actes 38 pour le réchauffer ?
L’homme est totalement corrompu dans le sens qu’il ne peut rien faire qui soit un bien juste, qui est bon devant Dieu ou qui est bon pour révéler Dieu. Mais il peut faire une sorte de bien d’homme. Par contre, chaque fois qu’il le fait, il prouve qu’il y a en lui une loi qui indique que c’est bien. Les païens sont-ils perdus ? Peuvent-ils plaider l’ignorance ? Non ! D’abord à cause de la création. Elle les entoure. Et ils peuvent percevoir, par leur esprit, que Dieu est dans cette création. Deuxièmement à cause de leur conduite, ils prouvent qu’ils ont une loi en eux-mêmes.
Or, ceci peut vous choquer. Au fond, si on ne le considère que du point de vue du bien humain général, la plupart des gens sont hors de prison, pas vrai ? C’est la minorité qui s’y trouve. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça ne signifie pas que l’homme est fondamentalement bon – il est corrompu – mais il y a en lui un sens de justice qui l’empêche d’être aussi mauvais qu’il pourrait l’être et c’est la loi de Dieu au dedans de lui.
Or, en élargissant l’idée, voyons une troisième raison qui fait que les païens sont perdus, et c’est la conscience. Et ça fait partie de ce même concept qu’au verset 14, mais c’est au verset 15. Non seulement ils révèlent l’œuvre de la loi en eux par leur conduite quand ils font naturellement ce qui s’y trouve, mais « ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leur cœur car leur conscience en rend témoignage. » Arrêtez-vous ici un instant. Nous savons tous ce qu’est la conscience. Le mot signifie simplement co - savoir. Et je suppose qu’on pourrait dire que ça signifie une connaissance avec soi-même. L’étymologie du mot vient, au fond, - que ce soit en grec, en latin ou notre langue – de la même racine. L’idée est ‘connaître ensemble avec’. Et la conscience est un peu ce quelque chose en vous qui sait, avec vous, ce qui est juste. Elle a trait au sens intérieur qu’une personne a de ce qui est bien et mal, la conscience morale qui prononce un jugement sur les pensées, les attitudes, le langage et les actes.
Vous savez, je me souviens avoir lu quelque chose sur une tribu d’Afrique qui avait une manière très intéressante de décider qui était coupable d’un méfait. Si un vol avait eu lieu dans une tribu, on faisait s’aligner tous les hommes, car habituellement les vols étaient commis par des hommes, et on passait devant eux en leur demandant s’ils l’avaient commis, et ils disaient oui ou non. Ensuite, après l’avoir dit, on leur demandait de tirer la langue, on prenait un couteau brûlant et on le posait sur la langue. S’il y avait de la salive sur la langue, le couteau pouvait être retiré sans problème. S’il n’y en avait pas, le couteau collait et brûlait au point de pénétrer dans la langue. Et on pouvait toujours dire qui était le voleur car il n’avait pas de salive.
Qu’est-ce qui assèche votre langue quand vous faites quelque chose de mal ? Il y a une conscience en vous. Il y a un processus de pensée en vous qui sait ce qui est juste et ce qui est mal, qui s’occupe de vous quand vous le violez. C’est comme quand vous trichez, et que vous vivez dans cet état persistant de peur d’être démasqué. C’est la conscience. La conscience répond à la norme interne, et je dirais que dans le chrétien, évidemment, la conscience est beaucoup plus sensible, car non seulement vous avez cette loi fondamentale en vous, mais vous avez aussi la loi de Christ et de sa Parole, qui s’ajoute à la loi normale naturelle, et les deux se combinant poussent davantage la conscience à réagir.
Paul écoutait sa conscience. Plusieurs fois il a dit : « Ma conscience m’en rend témoignage, » n’est-ce pas ? Autrement dit, « Ma conscience est d’accord avec moi que je fais ce qui est juste, que mon cœur est pur. » La Bible suggère aussi que votre conscience peut se meurtrir et le tissu cicatriciel ne sent rien. C’est pourquoi Paul nous dit dans Romains « Ne violez pas votre conscience. Ne violez pas votre conscience. » Autrement dit, il parle de la liberté chrétienne et dit que si quelqu’un vous dit que c’est juste de faire quelque chose, mais que votre conscience vous dit que non, alors ne le faites pas, bien que ce soit permis, car si vous prenez l’habitude de violer votre conscience, vous allez blesser quelque chose dont vous aurez grand besoin pour vous protéger. C’est comme perdre le sens du toucher.
Il y a quelques mois, j’ai partagé avec vous quelque chose que j’avais lu sur la lèpre, et on avait découvert que la lèpre n’est pas ce qu’on avait cru à l’origine. Les gens pensaient que quand on avait la lèpre, la peau se rongeait elle-même et finalement vos extrémités ne faisaient que disparaître. Ce qu’on sait maintenant, c’est que la lèpre provoque la mort totale de toute sensation, et qu’on s’use les extrémités. Puisqu’on ne peut rien sentir, on frotte ses doigts, ou on frotte son nez jusqu’à l’usure puisqu’il n’y a pas de sensation.
C’est ce qui arrive quand la conscience est meurtrie, alors Paul dit de ne pas le faire. Même les païens ont une conscience, mais sur une longue durée, ils peuvent émousser cette conscience. Mais je ne pense pas qu’ils peuvent toujours l’effacer. Je pense qu’elle est là leur disant ce qui est juste et ce qui est faux. Peu m’importe que vous veniez d’une société primitive ou pas, montrez-moi quelqu’un qui a commis un crime, il peut tout essayer pour justifier ce crime, mais il continue toujours à se retourner pour voir s’il est poursuivi, parce qu’il sait ce qui est bien et ce qui est mal.
Les petits enfants sont un parfait exemple. Pourquoi pensez-vous que dans une famille impie avec un méchant petit gosse – le gosse fait quelque chose de mal, et quand il revient, sa mère lui dit : « C’est toi qui a fait ça ? » Que fait-il en premier ? Il ment. Pourquoi ? Parce qu’il sait que ce qu’il a fait est quoi ? C’est mal. Même si peut-être il ne l’a jamais fait auparavant. C’est une règle. Sa conscience le lui dit.
Les païens sont perdus à cause de la création, de la conduite et de la conscience. Quatrièmement, les païens sont perdus à cause de la considération. C’est un autre indicateur de la perdition des païens. « Leurs pensées les accusent ou les défendent tour à tour. » En d’autre termes, il y a en nous la capacité de considérer, ou de raisonner et décider si ce qu’on fait est juste ou faux. Par exemple, une personne sans Dieu, sans Christ, sans la Bible, entend dire que quelqu’un a assassiné un enfant. Quelle est sa réaction ? À moins d’être d’une vilenie extrême, elle dira : « C’est épouvantable. » Elle accusera – « On devrait trouver cet assassin et le faire payer ! »
Pourquoi pensez-vous qu’on a un système judiciaire dans notre société ? Pourquoi pensez-vous qu’il y a des systèmes répressifs dans toute société ? Parce que les hommes savent ce qui est bien et ce qui est mal. Ils ont la capacité dans leur esprit, d’accuser ou d’excuser. Ils savent que ceci est bien, on peut l’excuser, mais pas ça. Les païens le font. Des gens de notre société, qui sont sans Dieu, des païens combattent le crime, n’est-ce pas ? Je ne pense pas que tous ceux qui sont pour la peine de mort et la peine capitale sont chrétiens, et vous ? Je pense que certains sont d’avis simplement qu’il faudrait faire quelque chose face au crime, parce que c’est mal.
J’ai vu aux nouvelles une mère qui blasphémait, je sais qu’elle n’était pas chrétienne, et elle disait qu’un homme avait violé sa petite fille, et l’avait tuée, et elle disait : « Je veux que cet homme donne sa vie pour la vie de ma fille, qu’il a ôtée. » Pourquoi ? Pourquoi ressentait-elle ceci ? Parce qu’il y a en elle la capacité de considérer le bien et le mal et de dire que ceci est excusable et ça non. C’est vrai des païens.
Ça se résume ainsi, les amis : Création, conduite, conscience, considération, ce qu’ils font, comment ils traitent le bien et le mal dans leur vie, et comment ils les traitent dans la vie des autres indiquent qu’ils connaissent la loi de Dieu comme écrite en eux. Or, voici la chose la plus importante jusqu’ici. Ça se résume à ceci : S’ils vivent d’après cette lumière, et s’ils acceptent cette lumière-là, Dieu leur révélera aussi la pleine lumière de Jésus-Christ. Je le crois de tout mon cœur. Vous voyez, c’est ce qui est dit dans Actes 17, « ils s’efforcent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous. » Vous voyez ? S’ils voulaient seulement prendre ce qu’ils ont et l’accepter ! Jean 7 :17, notez-le. « Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu, il saura si mon enseignement vient de Dieu ... » Si le cœur le désire, il saura.
Nous avons eu une illustration saisissante de ceci dans notre église la semaine dernière, un homme du nom de Augustus Marway. Certains sont venus mercredi soir et ont entendu son témoignage. Il en est une preuve positive ; j’ai son témoignage dont je vais simplement lire quelques extraits. Cet homme vivait dans un village impliqué dans des guerres tribales. Il ne portait aucun vêtement jusqu’à l’âge de 14 ans, dans des circonstances très indigènes d’Afrique. Et c’est son témoignage.
« Je n’aimais pas quand des étrangers qui traversaient le village étaient invités dans notre maison. Au début, Maman nous permettait, à mes deux frères et à moi, de manger avec les invités, mais je me comportais comme un cochon, m’empiffrant de poignées de riz, et prenant une autre poignée avant de pouvoir avaler ce que j’avais déjà. Maman avait honte de moi. Après ça, elle n’a plus voulu me laisser manger avec les invités. Je restais assis à fixer les visiteurs, qui alors se sentaient mal à l’aise jusqu’à ce qu’ils m’invitent à table.
Dès lors, Maman m’a fait m’asseoir hors de la maison jusqu’à ce que les invités aient fini de manger. Je ne sais pas ce qui me rendait si incorrigible. En fait, tout le village posait la question, « Qu’est-ce qui ne va pas avec ce fils Marway ? » demandaient-ils, et mes pauvres parents ne savaient plus que faire.
Bien qu’aimant tendrement ma mère, je me trouvais à faire des choses terribles. Je me souviens l’avoir vue assise sur un banc devant la maison et d’avoir impulsivement ramassé un bâton, je l’ai jeté sur ses jambes. Je l’ai ratée et atteint un petit enfant, le blessant gravement.
Dans de tels moments, les villageois rejoignaient mes parents pour mettre au point un châtiment. Cette fois-là, ils m’ont tenu au sol par les jambes et les bras pendant qu’ils versaient un bol de soupe de poivre rouge dans mon nez. Je suis presque mort d’étouffement, et après ça, mon nez a brûlé pendant des heures. »
Voilà une nouvelle pour vous, papa et maman. Si les la marque de soupe américaine Campbell le savaient ! Que je m’arrête ici un instant dans ce témoignage. Pourquoi cette tribu d’indigènes qui n’avaient jamais entendu parler du vrai Dieu, qui n’avaient jamais entendu l’évangile, jamais entendu le nom de Jésus, pourquoi ont-ils puni un jeune garçon pour avoir jeté un bâton et blessé un enfant ? Pourquoi ? Qui leur a dit que c’était mal ? Pourquoi le garçon se sentait-il coupable ? Il nous a dit, un jour où il parlait avec notre personnel : « J’avais le cœur brisé chaque jour car j’aimais ma mère, et je savais qu’elle avait honte de moi, mais je ne pouvais pas corriger mon comportement. » Pourquoi se sentait-il ainsi ? D’où lui était venu ce sentiment de culpabilité ? D’où ? Et pourquoi sa mère avait-elle honte de lui ? Qui lui avait indiqué la norme ?
Et il continue : « Je ne me comprenais pas moi-même. Après l’un de ces épisodes, j’allai dans la forêt, me cogner la tête contre un arbre en pleurant : « Qu’est ce qui ne va pas avec moi ? Je devrais me tuer. » Je haïssais le fait d’être le mouton blanc de la famille. »
Tout dépend de votre point de vue.
Il dit : « Mais un jour, à l’âge d’environ 12 ans, un garçon est revenu dans notre village, de retour de la côte où il était allé rendre visite à son père. Soit dit en passant, c’était un long, très long voyage, à pied. Nous autres jeunes n’avions jamais vu l’océan, alors on l’a tous entouré pour l’entendre en parler. C’était comme s’il avait fait un aller-retour sur la lune. Prenant plaisir d’être le centre d’attention, il nous gardait sous le charme de ses expériences en racontant les choses étranges qu’il avait vues. Entre autres, il nous a raconté comment des gens sur la côte se rencontraient dans une maison les dimanches, ils chantaient et restaient là longtemps.
Il ne savait pas trop ce qu’on y faisait, alors, sa curiosité ayant finalement pris le dessus, il a demandé aux villageois : « Que faites-vous là-bas, à y rester si longtemps ? » Ils lui ont dit qu’ils priaient Dieu, le Dieu qui avait tout créé, et ils disaient qu’ils croyaient qu’Il entendait leurs prières.
Je n’avais jamais entendu de telles choses. Un Dieu qui entend nos prières ? Ça m’excitait ! Et j’ai aussi voulu prier Dieu. J’ai demandé au garçon de me rencontrer le dimanche, puisque c’est le jour où ils se rencontraient dans cette maison, on irait quelque part en dehors du village, pour qu’il puisse me dire comment prier. Mais ça ne l’intéressait pas. Déçu, j’ai décidé d’essayer seul le dimanche suivant.
Je suis allé dans une cabane que mon cousin était encore en train de construire, et, sans personne autour, j’ai essayé de prier pour la première fois. Je n’avais jamais entendu quelqu’un prier, mais j’ai décidé que je parlerais simplement à ce Dieu comme s’Il était mon père. Je ne peux pas expliquer ce qui s’est passé, mais c’était une expérience très excitante. Je voulais en savoir plus sur ce Dieu, mais il n’y avait personne dans notre village qui sache quelque chose à son sujet. Alors pendant deux ans, j’ai continué à prier seul les dimanches, espérant qu’un jour quelqu’un viendrait, qui pourrait m’en parler. »
Vous voyez ? Là, il vivait avec la lumière qu’il avait, n’est-ce pas ? Il a suivi cette lumière.
« À peu près à ce moment-là, le gouvernement a commencé de construire une route pour se préparer à l’arrivée d’une nouvelle invention appelée automobile. Alors, avec plusieurs de ma famille, nous avons passé deux semaines par mois, durant les deux années suivantes à construire la route dans des conditions de travail épouvantables. Puis je suis retourné à Sadore, où j’étais né, pour vivre avec mon cousin. Quand je suis arrivé à Sadore, j’ai fait la découverte la plus merveilleuse de toute ma vie, car à Sadore il y avait une maison où des gens se réunissaient pour prier le Dieu qui a créé le monde.
Comme j’étais excité ! Je pouvais à peine attendre d’être à dimanche. Toute la nuit, couché sur ma natte, j’attendais cette cloche dont mon cousin m’avait dit qu’elle sonnerait pour nous appeler à aller dans cette maison. Ce matin-là, je me suis assis au fond. J’ai écouté un homme parler de Dieu pour la première fois de ma vie. J’ai trouvé qu’Il était encore plus merveilleux que je l’avais imaginé. Le prédicateur disait que Dieu avait tant aimé le monde qu’Il avait envoyé son Fils unique, appelé Jésus, pour enlever mes péchés. Je me demandais s’Il savait à quel point j’étais horrible. Je me demandais s’Il savait quelles choses terribles j’avais faites dans mon village. Mais le prédicateur disait que peu importait ce que j’avais fait, Dieu me pardonnerait et purifierait mon cœur. »
Écoutez la phrase suivante :
« Je savais que tout était vrai. »
Comment le savait-il ? Comment savait-il que c’était vrai ? On dira : « Eh bien, il est allé dans la salle où il a pu être conseillé. On lui aura donné une feuille sur l’apologétique. » Comment savait-il que c’était vrai ? Il suivait une lumière que Dieu lui avait donné, et c’était le pas logique suivant, et son cœur était un cœur préparé.
« Ce Dieu n’avait-Il pas entendu mes prières quand je lui ai parlé, et que je lui ai demandé de m’aider ? Ne m’avait-Il pas envoyé à Sadore alors que je ne savais même pas qu’Il avait une de ses maisons là-bas ? J’ai donné mon cœur à Dieu ce matin-là, et c’était si bon de savoir aussi qu’Il avait un Fils. Il était vraiment un Père, tout comme celui devant qui j’avais prié. »
Savez-vous ce qui est arrivé à cet homme ? Cet homme est devenu de nos jours le plus influent parmi le peuple du Libéria, pour fonder et édifier des Églises.
Vous voyez le tableau ? Le fait même – écoutez ça, – le fait même que ceci a pu avoir lieu prouve que les païens ont la connaissance s’ils sont prêts à la vivre. Dieu sera juste, pas de favoris, mais chacun est responsable de la lumière qu’il reçoit.
Enfin, il y a un sixième principe de jugement, simplement à mentionner. Dieu juge selon la connaissance, selon la vérité, sur la culpabilité, selon les actes, avec impartialité, et sixièmement, selon la motivation. C’est une autre dimension, et toutes sont liées et se chevauchent. Elles ne sont pas aussi distinctes que je les ai notées dans le plan, mais elles sont des éléments qui entrent dans l’acte de juger. Dieu jugera non seulement en tenant compte des actes d’un homme, mais aussi de ses raisons. Car on peut falsifier l’acte, mais on ne peut pas falsifier la motivation, n’est-ce pas ? Alors le verset 16 dit : « C’est ce qui paraîtra le jour où, … Dieu jugera par Jésus-Christ le comportement » - quoi ? – « secret des hommes. » Le jugement, voyez-vous, atteindra jusqu’au lieu secret des motivations – des motivations.
Dans 1 Chroniques 28 :9, il est dit : « Quant à toi, Salomon, mon fils, connais le Dieu de ton père et sers-le avec un cœur sans réserve … » Pourquoi ? « Car l’Éternel examine tous les cœurs et discerne toutes leurs intentions. » « Salomon, mon fils, sers Dieu de tout ton cœur car Dieu connaît le cœur. » Le Psalmiste disait : « Éternel, tu m’examines et tu me connais, tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu discernes de loin ma pensée. » C’est dans ce merveilleux Psaume 139, « … La parole n’est pas encore sur ma langue que déjà, Éternel tu la connais entièrement. Tu m’entoures par derrière et par devant, et tu mets ta main sur moi. … Où pourrais-je aller loin de ton Esprit, où pourrais-je fuir loin de ta présence ? Si je monte au ciel, tu es là ; si je me couche au séjour des morts, te voilà. Si je prends les ailes de l’aurore pour habiter à l’extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, ta main droite m’empoignera. Si je me dis : ‘Au moins les ténèbres me couvriront,’ la nuit devient lumière autour de moi. Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi : la nuit brille comme le jour, et les ténèbres sont comme la lumière. »
Autrement dit, je ne peux m’échapper nulle part. Tu me connais au plus profond. Jérémie 17 :10 le dit ainsi : « Moi, l’Éternel, j’explore le cœur, j’examine les reins pour traiter chacun conformément à sa conduite, au fruit de ses agissements. » Oui, Dieu juge les actes. Oui, Il juge la conduite. Mais Il juge également la motivation qui est derrière. Jésus a dit trois fois, dans Matthieu 6 : « Le Père, qui voit dans le secret, te le rendra [lui-même ouvertement]. » Nos secrets les plus intérieurs peuvent être cachés du jugement humain ; ils ne sont pas cachés de Dieu, et nous serons jugés selon nos motivations.
Soit ce que vous faites est fait pour la gloire de Dieu, soit c’est pour la gloire de l’homme. Et tout se résume à ceci, tout sera décidé – verset 16 – au jour – quel jour ? – quel jour ? Le jour où Dieu jugera. Quel est ce jour ? Le jour où Il juge par Jésus-Christ, le dernier jour, le jour ultime, au grand trône blanc où tout jugement est remis à Christ. En ce jour glorieux ultime et culminant où le Seigneur Jésus-Christ jugera, tous ces critères seront utilisés.
Et puis-je terminer avec un retour sur le verset 5 ? Si votre péché n’a pas été lavé, avant ce jour-là, dans le sang de Christ, si vous n’avez pas confessé Jésus comme Seigneur, ni accepté son sacrifice pour vous, son expiation et le prix qu’Il a payé pour votre péché, alors vous vous amassez un trésor de colère pour le jour de la colère. Ce sera un amas qui condamnera votre âme, et ne pensez pas – est-il dit à la fin du verset 3, - que vous échapperez au jugement de Dieu. Inclinons-nous dans la prière.
Père, nous savons qu’un jour la lumière du jugement divin lancera ses rayons pour illuminer l’univers dans ses moindres recoins. Nous savons qu’à ce moment-là les âmes seront face à la réalité du jugement. Elles marcheront comme qui dirait le long d’un couloir de miroirs où chaque acte de leur vie terrestre sera vu et revu de tout côté pour être jugé. Père, nous te remercions de ce qu’en Jésus-Christ, nous n’avons jamais besoin de rencontrer ce jour car il n’y a désormais aucun jugement, aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ Jésus. Peut-être, Seigneur, que personne dans ce lieu n’est hors de Christ, à attendre l’explosion de la colère de Dieu. Nous savons que tu jugeras, nous n’échapperons pas, mais nous savons que tu as déjà jugé Jésus-Christ pour les péchés de ceux qui se confient en lui. Voici notre prière : que ceux qui ne l’ont pas encore fait puissent le faire ce soir même.
FIN.
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