Retour à Luc chapitre 6 pour notre étude de la Parole de Dieu ce matin. Je ne vous donne pas vraiment un sermon ; je ne fais qu’attirer votre attention sur le Sermon que notre Seigneur Jésus Christ avait prêché. Et nous nous frayons un chemin dans ce sermon, essayant de comprendre qu’il est profond et pourtant direct et simple comme vérité. Il est souvent appelé le Sermon sur la Montagne. Le récit de Luc de ce que Jésus avait dit ce jour-là, à côté de la mer de Galilée est consigné dans Luc, chapitre 6 : 20 à 49. Matthieu a rapporté ce même sermon dans Matthieu 5, 6 et 7. Matthieu a un plus long récit du sermon. Il rapporte plus de Paroles du Seigneur, et le Seigneur a dit tout ce que Matthieu a rapporté. Le Seigneur a aussi dit tout ce que Luc rapporte. Et le sermon pourrait être la combinaison des deux et probablement beaucoup plus, puisque l’on peut parcourir les deux passages en quelques minutes seulement et c’est probable que le Seigneur ait prêché pendant plus longtemps.
Nous concluons par conséquent que ce que Matthieu nous donne est un bon rapport d’une partie de ce sermon. Ce que Luc nous donne est aussi un vrai rapport d’une partie de ce sermon. La combinaison des deux n’est pas tout l’enseignement de Jésus mais nous le laissons à la discrétion de Dieu. Il nous a donné ce qu’Il pensait que nous avions besoin d’entendre. Souvent dans la prédication de Jésus selon les récits des évangiles, comme par exemple au chapitre 4 quand Il prêchait le sermon dans la synagogue, nous n’avons que Son introduction. Il avait commencé Son sermon en disant : « Aujourd'hui cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, est accomplie. » Nous ne connaissons pas spécifiquement le reste du contenu de ce sermon, mais nous en savons l’idée générale par ce qu’elle nous est énoncée et nous pouvons le dire de part la réaction des gens.
Alors, les sermons de Jésus nous sont souvent donnés sous forme de brefs résumés, bien que ce sermon précis, le Sermon sur la Montagne, soit l’un de ceux où il y a plus de matériel par rapport à d’autres sermons. C’est un sermon important parce qu’il traite du salut. C’est un sermon qui définit clairement les démarcations. C’est un sermon très simple et très direct. Je suis toujours étonné de voir quelles complications, de voir comment certains commentateurs compliquent en essayant de comprendre ce qui est très, très simple et direct. Ce sermon établit un simple contraste. C’est un contraste entre ceux qui sont bénis et ceux qui sont maudits. Et honnêtement, cela inclut tout le monde. Toute personne, en tout lieu ayant déjà vécu se retrouve soit dans la catégorie de ceux qui sont bénis, soit dans la catégorie de ceux qui sont maudits.
Je suppose que si une personne regardait la religion à travers le monde, superficiellement, elle aurait l’impression qu’il y a plusieurs options, des milliers d’options, quand on regarde les différentes religions du monde et on essaye de parvenir à une compréhension de la complexité de la religion. Mais en fait, il y a une approche très simple de la religion. Chacun entretient un rapport avec Dieu par l’un des deux moyens. On est soit béni par Dieu, soit maudit par Dieu. Il n’y a qu’un seul Dieu, vrai et vivant, et c’est le Dieu qui est révélé dans les pages des Ecritures. Il n’existe pas d’autre Dieu ; il n’existe pas d’autres dieux. Et tous les hommes entretiennent une relation avec ce Dieu, vrai et vivant, par l’un ou l’autre des moyens. Ils sont soit bénis par Lui, soit maudits par Lui. Ils sont soit dans Son Royaume, soit hors de Son Royaume. Ils sont soit Ses enfants, soit les enfants de Satan. Ils sont soit dans le royaume de lumière, soit dans le royaume des ténèbres. Ils sont soit citoyens du ciel, soit citoyens de l’enfer. Et voilà comment ça fonctionne. Chaque être humain se retrouve dans l’une des deux catégories.
Et Jésus commence Son sermon en désignant clairement ceux qui sont bénis et ceux qui sont maudits. Le mot « heureux » ou « béni » est aux versets 20, 21 et 22 et le mot « malheur » est utilisé pour ceux qui sont maudits ; malheur signifiant malédiction aux versets 24, 25 et 26. Et Jésus, comme tout bon évangéliste, crée un contraste. Il y a des gens qui sont sauvés et des gens qui sont perdus ; les gens qui sont maudits et ceux qui sont bénis ; ceux qui appartiennent à Dieu et ceux qui appartiennent à Satan ; ceux qui ont été rachetés et ceux qui ne l’ont pas été ; ceux qui ont été transformés et régénérés et ceux qui ne l’ont pas été ; ceux qui sont en route pour le ciel et ceux qui sont en route pour l’enfer. Et voilà la simplicité du message. Si Dieu n’est pas votre Père, c’est Satan qui l’est. Si le ciel n’est pas votre demeure, c’est l’enfer qui est votre demeure.
Ce n’est pas complexe ; c’est simple. C’est le message de tous les anciens prophètes, le message de Jésus, le message de Jean Baptiste, le message des apôtres et le message de tout vrai évangéliste depuis lors jusqu’à l’heure actuelle. Ce simple contraste est clair à nos yeux tout au long de l’histoire de la Bible, et il est clair comme de l’eau de roche dans ce sermon que Jésus avait prêché. Le verset 20 nous dit qu’Il s’adressait à Ses disciples. C’est un terme générique vaste pour désigner un apprenant, un étudiant. Plusieurs personnes Le suivaient, pas seulement les douze apôtres.
Ne confondez pas les disciples aux apôtres ici. Les apôtres étaient des disciples mais ils avaient été mis à part pour devenir apôtres. Le mot disciple signifie apprenti, étudiant ; le mot apôtre signifie messager, envoyé. Et ils avaient été identifiés, comme nous le savons, du verset 12 au verset 14 comme apôtres. Alors, les apôtres sont au nombre de douze. Les autres qui suivaient Jésus et qui apprenaient de Son enseignement à quelque degré en tant qu’étudiants de Jésus se retrouvent dans la vaste catégorie des disciples. Jésus s’adresse ensuite à cette vaste catégorie et dit : vous êtes soit bénis, soit maudits ; vous êtes soit dans une catégorie soit dans l’autre. Vous êtes soit dans le Royaume de Dieu, soit en dehors du Royaume de Dieu.
Et c’est le message que je donnerai aujourd’hui. Vous êtes tous ici. Vous êtes à un degré ou un autre des apprentis. Vous êtes des étudiants ; vous êtes venus m’entendre parler. Et vous vous trouvez dans l’une des deux catégories ; vous êtes soit parmi ceux qui sont bénis, soit parmi ceux qui sont maudits. Certains parmi vous sont bénis depuis longtemps. D’autres parmi vous sont nouvellement convertis en Christ et viennent de rejoindre ceux qui sont bénis. D’autres encore sont parmi les maudits, mais vous allez en sortir. Vous allez en sortir pour entendre l’évangile et l’Esprit de Dieu vous dirige et vous pousse vers la foi en Christ. D’autres encore ont entendu le message encore et encore et vous êtes résolus dans votre incrédulité et peut-être que vous allez dans l’autre direction et d’ici peu vous ne viendrez même plus.
C’était la même chose pour la foule qui suivait Jésus. Ils étaient à tout point de vue sur le spectre d’état de disciple pour devenir… de vrais disciples, de faux disciples et l’état intermédiaire. Et Jésus dit que c’est ainsi que vous devez voir cette question de religion dans le monde. On fait partie soit de ceux qui sont bénis, soit de ceux qui sont maudits, ou alors on est en train de rejoindre cette bénédiction ou en train de cheminer vers la malédiction éternelle. Maintenant, comment devons-nous comprendre qui est qui ? Comment pouvons-nous comprendre qui est béni et qui est maudit ? Le premier moyen de le comprendre, c’est la perception qu’ils ont d’eux-mêmes. Vous pouvez dire si quelqu’un est racheté par sa façon de se voir. Et c’est ce que nous avons appris aux versets 20 à 26.
Les bénis sont ceux qui sont dans le Royaume, car le Royaume de Dieu est à vous, comme le dit le verset 20. Ceux qui sont bénis se considèrent comme pauvres, affamés, affligés et aliénés. C’est dire qu’ils voient leur condition spirituelle comme une condition de péché. C’est leur ruine. Ils se voient comme étant spirituellement ruinés, vides, mendiants, ils ont faim de la justice qu’ils n’ont pas et ne peuvent mériter. Et il y a en eux une tristesse, une affliction, une souffrance, un brisement et un sens d’aliénation et d’ostracisme.
Une fois qu’ils s’identifient au Dieu vrai et vivant au moyen de la foi en Son Fils, il y a, naturellement, une aliénation, un rejet et même une persécution que le Seigneur relève. Alors la première façon d’identifier un chrétien c’est sa perception de lui-même. Et inévitablement, il se voit comme un pécheur désespéré, vide, seul, sans secours … déroulez la liste. Voilà comment les vrais chrétiens se voient.
Les religieux ne se voient pas de cette façon. Les Juifs ne se voyaient pas de cette façon. Les Pharisiens, les Sadducéens, les Assènes et les Zélotes et ceux qui faisaient partie du système du Judaïsme en Israël à l’époque de notre Seigneur ne se voyaient pas de cette façon. Et les religieux ne se voient jamais de cette façon parce que si vous n’êtes pas pénitent selon votre religion, si vous ne vous considérez pas comme un pécheur en désespoir, impuissant qui ne peut pas se sauver par ses forces, si vous ne vous voyez pas comme un pécheur absolument dépourvu et ruiné dans une condition de mendicité, ne faisant rien pour mériter le salut, si vous ne vous voyez pas dans ce désespoir, implorant la miséricorde de Dieu alors, vous devez vous voir comme ayant un mérite religieux, comme ayant des accomplissements religieux, comme ayant des œuvres morales ou des œuvres cérémonielles ou des œuvres religieuses qui peuvent vous acheter la faveur de Dieu.
Et c’est ainsi que les religieux se voient, qu’ils soient Juifs, Musulmans, Mormons, Témoins de Jéhovah ou autre chose dans le monde. Soit vous croyez que vous ne pouvez apporter aucune contribution à votre salut, et que vous êtes désespérés, des mendiants impuissants qui ont faim de ce qu’ils n’ont pas, soit vous croyez que vous pouvez apporter votre contribution. Et les Juifs de l’époque de Jésus étaient dans un système d’œuvres/justice.
Jésus dit donc qu’aussi longtemps que vous vous considérez comme, versets 24 à 26, comme riches, rassasiés, heureux et populaires vous êtes condamnés parce que c’est la seule consolation que vous aurez et vous aurez éternellement faim, vous serez éternellement affligé, vous pleurerez éternellement parce que vous tombez dans la même catégorie que les faux prophètes. Ils étaient aussi aimés de tous. Mais Dieu les a condamnés et les prophètes, les vrais prophètes avaient clairement annoncé cette condamnation. Et voilà comment cela se fait. Ces gens qui sont de vrais disciples de Christ, de vrais suiveurs de Christ sont reconnus à leur façon de se voir eux-mêmes. Et nous l’avons vu la dernière fois.
Maintenant, je veux passer à une autre catégorie. Ils se reconnaissent aussi à leur façon de voir les autres. Ils n’ont pas une justice propre, ils se voient comme de méchants pécheurs. Ils ne croient pas que ce qu’ils peuvent faire moralement ou religieusement peut apporter une contribution à leur salut. Ils se considèrent donc comme n’ayant pas d’espoir mais comme devant implorer la miséricorde, la grâce, le pardon et comme devant supplier Dieu de les sauver bien qu’ils ne le méritent pas. Ils sont pénitents, humbles, pauvres, affamés, tristes, aliénés, sauvés par la grâce. C’est ainsi qu’ils se voient.
Et toute personne qui ne se voit pas de cette façon n’est pas dans le Royaume. Elle est peut-être religieuse … la plupart des gens le sont. Mais ils pensent qu’ils sont riches à cause de leur religion. Ils se contentent de leur religion. Ils se réjouissent de leur religion et ils sont, jusqu’à un certain degré, récompensés par les gens autour d’eux qui sont dans le même système qu’eux et qui les reconnaissent. Ce sont ceux-là qui sont perdus. Parce que cela commence par une vision de vous-même. Et si vous ne vous voyez pas tel que vous êtes vraiment, si vous ne vous voyez pas comme un pécheur perdu et complètement dépourvu et désespéré, vous ne viendrez pas à l’évangile.
Mais la deuxième chose est votre perception des autres, votre perception des autres. Vous pouvez reconnaître un vrai disciple de Christ, Jésus dit ici que c’est par sa perception des autres. Regardez le verset 27 : « Mais je vous dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. » Nous allons nous arrêter là parce que je ne vais pas aller au-delà de toute façon. Je le voulais, j’ai essayé. Il y a des montagnes que je ne peux pas gravir. Rien ne me semble plus difficile que d’essayer de gravir un verset biblique. Je suis resté bloqué aux versets 27 et 28.
Voici le … voici le deuxième test pour reconnaître un vrai disciple. Le premier est la perception qu’il a de lui-même. Le deuxième c’est la perception qu’il a des autres. Et il est facile de savoir ceux à qui Jésus fait allusion parce que le verset 27 commence par ces mots : « Mais je vous dis … » quoi ? « … à vous qui m'écoutez. » C’est une affirmation très importante. Un contraste est établi ici. Il y a un contraste ici entre ceux qui ont la capacité d’entendre et de répondre à la voix de Dieu et ceux qui ne l’ont pas.
Nous nous souvenons de 1 Corinthiens 2:14 qui dit : « Mais l'homme animal ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui. » Et il y a une distinction claire entre les pécheurs dont il est fait allusion aux versets 32, 33 et 34 et les fils du Très Haut mentionnés au verset 35. Il y a une différence drastique. Et une partie de cette différence, bien sûr, est que celui qui n’est pas un vrai disciple, celui qui n’est pas dans le Royaume, celui qui n’a jamais été régénéré, celui qui n’a jamais été sauvé n’a aucune capacité d’écoute. C'est-à-dire aucune capacité à comprendre, à croire et à agir sur la vérité divine.
Alors le Seigneur rétrécit Son audience ici et dit : « Je m’adresse à vous qui comprenez. Je m’adresse à vous qui avez la compréhension spirituelle, à vous les vrais croyants, les pauvres, les affamés, les affligés et ceux qui ne sont pas célèbres. Je m’adresse à vous qui êtes rejetés. Je m’adresse à vous qui êtes persécutés et je vous dis que vous n’êtes pas seulement connus pour votre haine du péché … surtout du péché en vous… mais vous êtes aussi connu pour votre amour pour vos ennemis. Voici votre caractère. »
Et vous savez, c’est un équilibrage important parce que je pourrais créer une sorte de cas spirituel pour l’isolation. Je pourrais dire : « Oh, vous savez, je suis si pauvre et j’ai si faim, je suis si impuissant et si désespéré , si morose et si affligé, si morbide à cause de mes défaillances. Et ma dépravation totale me submerge tellement et je me sens si mal. » Comme le font certaines personnes étranges, je pourrais mettre des cailloux dans mes chaussures et des punaises dans mon short. C’est vrai, il y a des gens qui le font. Ils portent un scapulaire autour des reins avec de petites aiguilles qui infligent les blessures à leur taille parce que c’est ce qu’ils pensent qu’ils méritent.
Et je pourrais juste décider que je vais ramper dans mon petit trou de protection personnelle et d’apitoiement et me couper de mes persécuteurs et je vais m’accorder avec eux sur le fait que je suis un indigne misérable et je vais ensuite me vautrer dans ma misère. Plus encore, je ne veux pas traîner à côté des pécheurs parce que si je le fais, ils vont me tenter et ils seront une source d’influence et je vais me sentir encore pire que je ne me sens déjà. Je ne veux pas me retrouver à côté de ce genre de personnes qui vont corrompre ma vie et … si je me retrouve avec des pécheurs, ils vont aggraver ma situation.
Et je vais me vautrer dans ma misère. Je vais m’éloigner de l’influence des mauvaises personnes. Je vais aller m’enfermer dans un monastère quelque part. Je vais me retirer dans un lieu d’isolation où je peux vraiment faire savoir à Dieu … faire savoir à Dieu combien je me sens mal. Et je vais me dissocier de ceux qui me font du mal, me persécutent et me poussent à me sentir pire et me dissocier de ceux qui pourraient m’influencer à faire ce qui est mal. Et vous devenez donc morbide et morose, auto protecteur et vous vous isolez.
Est-ce une bonne chose à faire ? Est-ce une chose juste à faire ? C’est carrément l’opposé de ce que nous devons faire. Comment allez-vous prêcher l’évangile à toute la création si vous ne sortez pas les trouver et faire leur connaissance ? Comment entendront-ils sans prédicateur et comment auront-ils un prédicateur si personne ne va ? Romains, chapitre 10. Il y a des gens qui peuvent se réjouir dans leur persécution, se réjouir dans leur rejet et conclure … « si les pécheurs m’aimaient, si les pécheurs arrivaient à m’aimer, cela pourrait être une indication que je suis déchu de la grâce. » Alors, s’ils devaient contacter des pécheurs, ils le feraient de manière à pousser ces derniers à les haïr d’avantage et là ils se sentiraient comme persécutés pour leur justice.
En fait, je suppose que des gens pourraient imaginer un complexe d’idées qui indiqueraient la plus vraie dévotion à Christ afin que l’idée soit d’être toujours récompensé par la haine. Ainsi, plus vous êtes haï, plus vrai vous êtes avec Christ afin que l’idée soit : « Je vais m’isoler ; je vais me vautrer dans mon iniquité et si je sors, je vais interagir avec les pécheurs de manière à ce qu’ils me haïssent encore plus que jamais. Et s’ils me haïssent plus que jamais, cela voudra dire que je suis plus pieux que jamais. Bien, il y a des gens qui réfléchissent ainsi.
Non, c’est un équilibrage important ici parce que Jésus dit que votre relation avec les autres ne doit pas être l’isolation ; ce n’est pas encourager la persécution. Votre relation avec les autres doit être marquée par l’amour, l’amour. Aucun véritable disciple ne va se vautrer dans son iniquité et se couper du monde. Il ne va pas accepter l’animosité, ni même essayer d’amplifier et d’intensifier l’animosité. Il ne va pas user de représailles.
Il y en a qui pensent que la chose bonne et juste à faire c’est peut-être d’user de représailles contre les persécuteurs. Il ne le faut pas non plus. Ce que Jésus dit au verset 27 par cette économie de paroles surprenante dont Il faisait toujours usage est simplement ceci : Aimez vos ennemis. Aimez vos ennemis. » Pourquoi ? Parce que ce n’est pas normal. Et vous démontrerez par là que vous n’êtes pas normal parce qu’ils ne le font pas. Ceux qui ne sont pas dans le royaume n’aiment pas leurs ennemis. Ils haïssent leurs ennemis.
Je venais à l’église ce matin avec Patricia et notre petite fille, Katie. Nous roulions derrière une voiture et je regardais un autocollant sur le pare-choc à gauche et il disait : « Dieu en toutes choses ». Je ne sais pas, peut-être qu’ils venaient ici. Je ne les ai pas suivis sur tout le trajet. Mais il disait : « Dieu en toutes choses ». Et je me suis dit : « Bien, c’est très strict. » Ensuite, j’ai regardé l’autre pare-choc … j’ai regardé et il y avait un autre qui disait : « Je suis en colère parce qu’un ivrogne à tué mon fils. » Je me suis dit : « ces deux autocollants ne sont pas cohérents. » Vous ne pouvez pas dire Dieu en toutes choses et ensuite être en colère contre votre ennemi, ce n’est pas ce que décrit la Bible.
Mais c’est une attitude humaine. Et vous savez quoi ? Il est fier d’être en colère. Il est religieux et fier d’être en colère parce que la vengeance est une vertu, parmi les incroyants. C’est un point fort, une sorte d’hostilité contre ce qui est mal. C’est ça le monde. Voilà comment sont les pécheurs, mais pas un vrai disciple. Les vrais disciples aiment leurs ennemis. Ce n’est pas normal. La norme serait Dieu en toutes choses et l’autocollant sur le parechoc dirait : « J’aime et je prie pour l’ivrogne qui a tué mon fils. » Ce n’est pas normal. Si vous avez cela sur votre parechoc, les gens se diront que vous avez autre chose dans la tête que ce qui est normal.
Maintenant, même en Israël, ce n’était pas une chose normale. Et vous ne pouvez pas être plus religieux qu’eux. Les racines dans l’Ancien Testament, la vraie religion qui avait développé un pur-sang du Judaïsme qui faisait partie de l’Ancien Testament, cette tradition et invention humaine et le résultat final était une forme d’apostat du Judaïsme. Et dans leur système, écoutez ceci, aimer son ennemi était un péché. Aimer son ennemi était un péché. Alors quand Jésus se leva devant la foule lors du Sermon sur la Montagne… et en présence des Pharisiens et des scribes ; ils Le suivaient partout. En présence des sacrificateurs, des rabbins et des dirigeants locaux de la synagogue et le peuple, Il dit : « Aimez vos ennemis. ». Pour les Juifs, c’est une déclaration immorale. Le dire revient à être impie ; ce n’est pas juste. C’est offensant pour eux parce qu’ils rattachaient leur vertu spirituelle à leur haine.
Et puis ce serait comme dire … ce serait comme dire à un Juif à Jérusalem : « Aimez le terroriste Palestinien. » Vous divaguez ? La vertu est rattachée à la haine. Ou encore : « Ce que vous devez faire, c’est aimer vos voisins Arabes. » Bien, les Juifs de l’époque de Jésus avaient … ils avaient une direction vers laquelle le plus gros de leur haine était orienté. C’était très, très clair. Leur haine était pour les Romains. Ils ne voulaient pas l’idée d’être assiégés. Ils n’aimaient pas la présence des Romains. Ils n’aimaient pas cela pour plusieurs raisons. Ils ne l’aimaient pas pour des raisons politiques parce que les Romains avaient pris leur autonomie. Et ils avaient nommé des dirigeants hérodiens méprisables et les avaient maintenus dans tout Israël pour diriger et ils étaient des Iduméens méprisés, pas des Juifs. Ils devaient vivre avec ces usurpateurs, ces envahisseurs et ces occupants.
Ils détestaient les Romains parce qu’ils étaient des païens idolâtres. Quand ils arrivèrent avec leur pieu sur lequel ils avaient une image de César, c’était une violation du commandement de ne pas faire d’image taillée parce qu’ils adoraient César comme un Dieu. Et donc il y avait ici une idolâtrie rampante dans le pays. Chaque fois qu’une pièce Romaine passait par les mains d’un Juif, il fallait cracher dessus parce qu’elle portait l’effigie de César et donc c’était une idole. Il y avait un groupe extrémiste de Juifs connecté aux Zélotes appelé les Sicarii, qui étaient des terroristes, des Juifs terroristes qui passaient leur temps à poignarder les Romains. Evidemment ils étaient des clandestins. C’était des meurtriers. Les Juifs les haïssaient. Ils pensaient les haïr d’une façon sainte et juste.
Ils avaient aussi développé de la haine pour ceux qui violaient la loi et les traditions. Et ils pensaient que c’était une chose juste à faire. Je suppose qu’ils ne sont pas différents de certaines personnes aujourd’hui qui pensent que leur responsabilité est de haïr les partisans de l’avortement ou de haïr les occultistes, les Musulmans ou les pervers sexuels, ceux qui corrompent la culture ou diminuent le nom de Dieu dans des discours publics, ou ceux qui font des actes terroristes. C’est un message crucial pour nous, comme ça l’était pour eux parce que la haine est devenue une vertu pour nous. Non pas une vertu religieuse, mais une vertu noble américaine, une vertu macho.
Mais Jésus fait Son entrée dans cet environnement et dit : « Aimez vos ennemis. » C’est inacceptable. Mais encore, tout ce qu’Il disait était. C’est la raison pour laquelle il n’avait prêché qu’un sermon dans Sa ville natale de Nazareth; ils essayèrent de Le jeter sur une pente escarpée. Et Il avait grandi dans cette synagogue, Il y avait été pendant trente-trois ans, en tant qu’enfant, en tant que jeune homme et en tant qu’adulte. Ils Le connaissaient bien, ils étaient Sa famille élargie. Ils étaient Ses voisin s et Ses parents et ils essayèrent de Le tuer après un seul sermon parce que tout ce qu’Il disait était opposé à la sagesse conventionnelle (SC), n’était pas politiquement correct (PC).
Maintenant, je veux vous donner plusieurs points pendant que nous nous acheminons vers les versets 27 à 38. Mais toute cette section est au sujet de l’amour du Royaume, d’accord ? Ce n’était qu’une introduction et maintenant, nous allons arriver à notre sujet. Il s’agit ici de l’amour du Royaume et les vrais disciples de Christ sont reconnus par la perception qu’ils ont d’eux-mêmes et des autres. Et leur perception d’eux est en rapport avec la haine pour leur péché et la perception des autres est avec l’amour. Intéressant ! Vous haïssez ce pécheur et vous aimez celui-là. Et cette section se dévoile à nous, premièrement, avec quatre commandements, d’accord ? Les commandements de l’amour du Royaume. Appelons-les les commandements de l’amour du Royaume.
Les versets 27 et 28, que je vous ai lus comportent quatre commandements simples. Le premier, aimez vos ennemis. Maintenant, disons juste que c’est ce que nous ressentons à leur sujet. C’est cultiver de l’affection. C’est le sentiment que nous avons pour eux. Aimez vos ennemis. Les Assènes les plus dévoués, je suppose même un peu plus que les Pharisiens. Les Pharisiens étaient fastidieux avec la loi mais les Assènes étaient monastiques. Ils évitaient la vie en société, dans la norme culturelle et ils allaient dans le désert et vivaient à côté de la Mer Morte. Ils étaient monastiques ; ils étaient isolationnistes. Ils se considéraient comme les plus dévoués, plus sacrificiels, les plus spirituels.
Voici ce que disent les Assènes, je cite un de leurs écrits : « Aimez tous ceux que Dieu a choisis et haïssez tous ceux qu’Il a rejetés. » Ils avaient aussi écrit : « Aimez tous les fils de la lumière et haïssez tous les fils des ténèbres. » Ceci était prescrit dans leur code éthique, moral et religieux. Haïssez les fils des ténèbres, les incroyants. En fait, ils allaient même aussi loin que maudire tous ceux qui n’étaient pas Assènes, ce qui signifie qu’ils haïssaient les Pharisiens. Ils haïssaient les Sadducéens, les Zélotes, ils haïssaient tous ceux qui n’étaient pas Assènes, ils les haïssaient tous.
Et les Pharisiens n’étaient pas mieux. Je cite une des maximes des Pharisiens : « Si un Juif voit un païen tombé dans la mer, qu’il ne l’en sorte pas du tout car il est écrit : ‘ tu ne te lèveras pas contre le sang de ton prochain or cet homme n’est pas ton prochain.’ » Pourquoi ? Parce que c’est un païen, qu’il se noie. C’est un péché de le sortir de l’eau. Ne volez pas au secours d’un païen. Ceci était devenu un point de leur vertu. En fait, les Romains … vous pouvez le trouver dans les écrits aux Romains … les Romains accusaient les Juifs de haïr la race humaine. Belle réputation ! Nous aimerions penser que les chrétiens sont reconnus par leur amour. Dans le monde antique, les Juifs étaient reconnus pour leur haine. Ce n’est pas différent du Moyen Orient et d’autres lieux du mondes … l’Islam. Un parallèle étrange.
Et bien sûr les Pharisiens et les scribes avaient trouvé, avec les Assènes, une justification à cela. Et vous vous dites : « Comment est-ce possible qu’ils soient parvenus à la conclusion qu’ils devaient haïr tout le monde ? » Bien, ils étaient remontés à Deutéronome 23, par exemple et dans Deutéronome 23, Dieu dit qu’Il jugera le méchant. Et donc Il a attiré le jugement sur le méchant, utilisant Israël comme instrument de jugement, et entraînant la mort des idolâtres. Et vous avez un nombre de ces sortes de guerres saintes, j’imagine qu’on peut les appeler, que Dieu Lui-même avait prescrites. Aucun homme ne pouvait prescrire une telle action.
Mais Dieu Lui-même peut déterminer qui Il veut juger et quand Il veut. Et dans l’Ancien Testament, quand Israël était une théocratie et un instrument de Dieu, il y avait des moments où Dieu les utilisait comme ce juge. Il avait aussi utilisé l’Assyrie comme juge. Il utilisa l’Egypte comme juge. Il utilisa la Perse, à d’autres occasions, comme juge. Mais Dieu pouvait décider d’utiliser des agents humains, des gouvernements, des nations comme juges et Il le fit. Et ils pensaient que cela leur avait en quelque sorte été délégué, qu’ils avaient un droit personnel d’agir en juge de tout le monde, même les exécuter, si nécessaire, ce qu’ils firent dans le cas de Jésus.
Ils faisaient aussi recours aux Psaumes d’imprécation, ce qui veut dire qu’il y a des Psaumes qui maudissent, des Psaumes qui invoquent une imprécation ou un jugement sur quelqu’un. Le Psalmiste que nous avons lu ce matin, dans le Psaume 59 demande à Dieu de juger les ennemis. Le Psalmiste … souvenez-vous en bien … le Psalmiste n’appliquait pas le jugement. Il disait simplement : « Dieu, ces gens déshonorent Ton nom, ces gens déshonorent Ta gloire, ces gens sont des ennemis blasphémateurs et ils méritent le jugement. Ô Dieu, venge-Toi et juge-les. » Encore une fois, les Pharisiens pensaient que ceci leur avait été délégué à tel point qu’ils ne pouvaient pas seulement agir en tant qu’une nation que Dieu utilisait comme un instrument, mais ils pouvaient agir comme Dieu Lui-même et faire leurs imprécations sur quiconque selon leur propre discernement.
Ces choses dans l’Ancien Testament étaient en rapport avec un jugement national que Dieu exécutait. C’était en rapport avec un jugement divin que Dieu exécutait. Mais très clairement, Deutéronome 32 :35 dit : « A Moi la vengeance et la rétribution. » Quand viendra le moment pour que cela s’accomplisse, Je le ferai, pas vous. C’était des questions relevant de l’action divine, non de la liberté humaine. Mais les Juifs avaient mis en opération ce qui relevait de la seule prérogative de Dieu dans leurs relations personnelles. Et encore, c’était un autre moyen de biaiser le Judaïsme de l’Ancien Testament. Cela n’a jamais été la loi de l’Ancien Testament. Il y a quelques versets dans Exode 23. Je pense que ce sont les versets 4 et 5 qui disent que si vous voyez votre ennemi … son âne lourdement chargé, allez alléger le fardeau de l’âne, aidez votre ennemi. C’est très clair. Et c’est une très simple expression de la loi que l’on trouve.
Par exemple, je vais vous faire quelques illustrations. Il y a beaucoup de passages dans l’Ancien Testament, mais Job 31 aussi, verset 29 : « Me suis-je réjoui du malheur de celui qui me détestait, ai-je sauté d'allégresse parce qu’un mal l’avait atteint ? Non ! Je n'ai pas permis à ma bouche de pécher en demandant sa mort dans une malédiction. Ce serait un péché si je maudissais un homme. Ce serait un péché si j’attirais le malheur dans la vie d’un homme, si j’attirais le jugement sur lui. » Cela revient à Dieu et pas à moi. Tout ce que je peux faire c’est dire à cet homme : « Dieu te maudira si tu Le rejettes. » Je ne peux pas déclarer cette malédiction dans sa vie. Dieu te jugera si tu Lui tournes le dos. Je ne peux pas amener ce jugement sur lui.
C’est la raison pour laquelle, dans Son sermon, Jésus, selon le récit de Matthieu, dit : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés. » Ce n’est pas votre appel. Et Proverbes 25 :21 est un autre passage, je pense, une indication du standard de l’Ancien Testament. « Si ton ennemi a faim … » Proverbes 25 :21 « … donne-lui à manger, s'il a soif, donne-lui à boire, car ce sont des charbons ardents que tu amasses sur sa tête et l'Éternel te récompensera. » En d’autres termes, démontrez de l’amour à votre ennemi. Faites preuve de bonne volonté, montrez de la générosité à votre ennemi. C’est ce qu’enseignait l’Ancien Testament dans Lévitiques 19 :18. Et Lévitiques 19 :18 le résume totalement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Aimez votre prochain. Mais cela devint un moyen à s’en sortir. Ah votre prochain. Ensuite la grande question, la grande question dans la théologie Juive était : « qui est mon prochain ? »
Et dans le texte de Luc 10:29, l’homme s’approche de Jésus et dit : « D’accord, je suis sensé aimer Dieu de tout mon cœur, de toute mon âme, de toute ma pensée et de toute ma force, je suis sensé aimer mon prochain comme moi-même, mais qui est mon prochain ? » Si vous étiez Assène, votre prochain était un Assène et personne d’autre. Si vous étiez Pharisien, votre prochain était un Pharisien et personne d’autre. Jésus commença donc à raconter l’histoire sur qui est le prochain et c’est l’histoire de qui ? C’est l’histoire du bon Samaritain. Cette histoire qui parle d’un Lévite qui était passé indifférent, un homme qui avait des responsabilités religieuses en tant que leader de la nation. Un Lévite passe outre ; il n’apporte pas son aide. Un sacrificateur passe ; il n’aide pas parce qu’ils détestaient tous ceux qui n’étaient pas dans leur petite clique. Mais le Samaritain arrive, un rejeté des rejetés, le plus méprisé de tous les méprisés, la demie race traitresse du Judaïsme. Il fait ce que personne d’autre ne fait.
Jésus dit essentiellement que votre prochain est toute personne qui est couchée sur la route et qui a besoin de votre aide. Voilà votre prochain. Quiconque croise votre chemin est votre prochain sans distinction de race ni de religion. Même votre ennemi est votre prochain. Mais ce n’est pas de cette façon qu’ils interprétaient l’Ancien Testament. Jésus devait donc réaffirmer la vérité et encore, ce que nous avons dit la dernière fois est très vrai. Tout ce que Jésus disait était contraire à leur façon de penser, contraire à la façon des gens de penser de nos jours. Aimer vos ennemis ?
Je me souviens toujours de Duane Rea quand il était pasteur ici il y a des années de cela. Son fils travaillait à SanVal Market, Sun Valley, et quelqu’un est allé faire un braquage. Ils étaient drogués. Ils ont mis le caissier dans une situation compromettante avec une arme à la tempe et il essaya d’intervenir pour aider et il fut tué, un beau jeune chrétien, un jeune homme, un étudiant. Je me souviens que son père, Duane, se sentait l’obligation et l’empressement d’aller à la prison pour voir celui qui avait commis le meurtre parce qu’il voulait lui prêcher l’évangile et c’est ce qu’il fit.
Aimez vos ennemis. Voilà votre attitude vis-à-vis d’eux. Romains 12, il faut que je vous donne ce seul passage et ensuite nous allons passer aux autres versets, mais juste pour que vous ayez le texte. Romains chapitre 12, verset 17 : « Ne rendez à personne le mal pour le mal. » Verset 19 « Ne vous vengez pas vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit … » Deutéronome 32:35 « … C’est à moi qu’appartient la vengeance, c’est moi qui donnerai à chacun ce qu’il mérite. » et aussi, je l’ai lu plus tôt, Proverbes 25 :21 : « Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. »
Ne laissez pas le mal que cette personne fait vous vaincre, mais triomphez de ce mal en faisant le bien. Ceci n’est pas une chose normale. Et n’est-ce pas l’objectif ? C’est pourquoi il dit au verset 35: « Si vous le faites, si vous aimez vos ennemis et leur faites du bien et vous leur prêtez sans rien attendre en retour, votre récompense sera grande et bien plus, vous serez fils du Très Haut. » L’objectif étant qu’ils reconnaissent que ce n’est pas un humain qui agit ainsi et alors ce sera clair que ceci vous identifie comme quelqu’un qui a un amour surnaturel. Alors l’attitude, votre perception d’eux, vous les aimez.
Deuxièmement, l’acte, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Voilà ce que nous faisons. Nous faisons le bien, kalōs. C’est-à-dire un bien inhérent, pas le bien superficiel. Pas la beauté mais le bien, le bien inhérent. Vous faites ce qui est bien. Et ce qui est vraiment bien est ce qui rachète, ce qui comporte la bonté durable. Vous leur faites ce qui peut les conduire au salut éternel. Alors, la stratégie est : « Que dois-je faire à mon ennemi pour avoir un accès et une ouverture pour l’évangile ? » Comment est-ce que je me sens ? Comment est-ce que j’agis ? Je trouve tout moyen possible pour faire le bien, pour montrer que je peux vaincre son mal par le bien. J’agis avec générosité dans sa vie. J’agis dans sa vie avec bonté.
Troisièmement, votre langage. Pas seulement comment vous vous sentez et vous agissez, mais votre façon de parler est importante. Verset 28 : « Bénissez ceux qui vous maudissent. » Que signifie bénir ? C’est parler, c’est dire du bien pour leur vie, proclamer la bénédiction dans leur vie même s’ils vous maudissent. Et bien sûr, plusieurs suiveurs de Jésus étaient officieusement maudits. Ils étaient tout juste vilipendés et maudits, ostracisés, rejetés, aliénés officieusement. Et ils devaient y faire face. Et le Seigneur veut qu’ils sachent que parce qu’ils vont être sous l’impulsion du Saint Esprit, vous savez, se déroulant dans leur cœur, ils doivent aimer ces gens malgré tout. Mais le système dans lequel ils avaient grandi leur disait de les haïr.
Vous voyez donc, si Jésus dit ceci sous forme de commandement, c’est parce qu’Il veut qu’ils sachent qu’ils peuvent suivre les impulsions de la nouvelle créature et non devenir victime du lavage de cerveau du système religieux dans lequel ils évoluent. Ce n’est pas juste de haïr. Ce que l’on vous a enseigné n’est pas juste. Matthieu 5:33, Matthieu relate le Sermon sur la Montagne, il cite Jésus en disant : « Vous avez entendu qu’il a été dit … » ce qui signifie que c’est la tradition rabbinique « … tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi, » Matthieu 5 :33. C’est exactement ce qu’on leur enseignait. Jésus dit : « Je dois tout vous enseigner à nouveau, vous devez tout reprendre à zéro, Je dois vous dire, vous devez aimer cet ennemi, vous devez être généreux envers cet ennemi afin de vaincre littéralement sa méchanceté par votre bonté, et vous devez déclarer des bénédictions sur cette vie, même si vous êtes officieusement maudits. »
D’autre part, vous pouvez être officiellement maudits. Qu’était-ce ? Jean 16 :2 « Ils vous excluront des synagogues. » Ils vous excommunieront, ils vous désinscriront des synagogues. Jésus va plus loin : « Et même, l’heure vient où quiconque vous fera mourir pensera offrir un culte à Dieu. Quiconque vous fera mourir pensera offrir un culte à Dieu. » Que ferez-vous à ceux qui veulent vous tuer en pensant qu’ils servent Dieu ? Déclarez de bonnes choses dans leurs vies. Qu’est-ce que c’est ? C’est cela, l’évangile. Vous déclarez ce qui leur apportera du bien.
Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de place pour l’avertissement. Comment pouvez-vous dire du bien pour leur vie s’ils ne comprennent pas le péché et le jugement. Vous devez parler du péché et de la justice et du jugement, selon la conviction du Saint Esprit en conformité avec Jean 16. Vous devez avertir les hommes que « Si quelqu’un n’aime pas le Seigneur, » 1 Corinthiens 16 :22 « qu’il soit anathème ! » Vous devez dire comme les versets 24, 25 et 26 « Malheur à vous qui êtes riches, malheur à vous qui êtes bien nourris, à vous qui êtes dans la joie et qui êtes approuvés des hommes ». Vous devez le dire mais c’est la première partie de la bonne nouvelle, n’est-ce pas ?
Paul donne sa vie pour apporter le salut, la bénédiction aux ennemis de Dieu, aux ennemis de Christ, aux ennemis de l’évangile et à ses propres ennemis qui éventuellement lui ôtèrent la vie. Pourquoi l’avait-il fait ? Parce qu’il aimait beaucoup. Il dit aux Romains : « Je pourrais me souhaiter la malédiction, je veux dire, j’accepterais presque la malédiction de Dieu si cela devait amener l’évangile à mon peuple Israël. » Son amour pour ses ennemis était si naturel. Il ne faisait pas partie de la religion conventionnelle parce que la religion conventionnelle est un reflet du naturel ou du démoniaque. L’amour que l’apôtre Paul avait, l’amour que les vrais chrétiens manifestent et ont toujours manifesté est inexplicable sur le plan naturel, on ne peut même pas expliquer la vie de l’apôtre Paul, une vie de souffrance constante. Retournez et lisez 2 Corinthiens de vous-mêmes et voyez la litanie des choses qu’il a souffertes. Cinq fois dans la synagogue les Juifs l’ont fouetté de 39 coups. Et il endura cela parce qu’il les aimait suffisamment pour continuer à parler de la bénédiction pour leur vie, la bénédiction de l’évangile. Et il n’y a aucun sens d’intérêt personnel ou d’auto protection en ceci.
Et finalement, Il dit : « Votre attitude, vis-à-vis des autres, implique ce que vous ressentez, comment vous agissez, comment vous parlez et comment vous faites appel, comment vous faites appel. » La fin du verset 28 : « Priez pour ceux qui vous maltraitent. » Que doit être notre prière ? Bien on pourrait dire, de façon générique et générale : « Dieu, nous voulons que Tu révèles Christ et que Tu établisses le Royaume de gloire et mettes fin au mal. Nous voulons que Tu détruises les ennemis de la vérité. Nous voulons que Tu réduises au silence les faux prophètes. C’est ce qu’il vous revient de faire. « Mais il y a cette personne qui Te déteste, elle déteste l’évangile et ne m’aime pas. Et Dieu, je voudrais que Tu sauves cette personne. » Voilà la prière à faire. C’est ce que Jésus faisait.
Jésus n’avait pas agi de façon judiciaire à la croix. Il donna une illustration personnelle quand, étant à la croix, Il dit : « Père … » quoi ? « … pardonne-leur. » C’était une prière. « Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Et Etienne, dans le septième chapitre de Actes pendant qu’il était lapidé dit : « Seigneur, ne les charge pas de ce péché ! » Ce qui est une autre façon de dire « pardonne leur. » C’est ça la prière pour ceux qui sont en pleine maltraitance. Ce sont des commandements d’amour.
Alors, je vous dis, les vrais chrétiens sont reconnus pour deux choses : leur haine du péché, surtout le leur et leur amour pour les autres. Jésus met l’épée dans la foule et sépare les vrais disciples de ceux qui ne le sont pas. Ce sont là les commandements de l’amour. La prochaine fois nous parlerons des réactions de l’amour du Royaume et il y a quatre réactions en commençant au verset 29 jusqu’au verset 30.
Père, nous Te remercions pour cette bonne parole, une parole basique, simple, directe, pas compliquée. Beaucoup de gens aujourd’hui se demandent ce qu’est leur relation avec toi. Ils peuvent savoir. Ils le savent grâce à ce qu’ils ressentent au sujet du péché qui est en eux et leur incapacité à se sauver ainsi que le besoin d’implorer la miséricorde et la grâce dans leur désespoir, comme le publicain qui se frappait la poitrine en disant : Dieu, aie pitié de moi pécheur » et n’osait même pas lever les yeux.
Et Seigneur, ils peuvent aussi savoir ce qu’ils ressentent au sujet de leurs ennemis, en les aimant, en leur démontrant de la générosité, en leur disant la bonté de l’évangile, en priant pour leur salut. C’est cela être bienveillant, tendres, se pardonnant mutuellement comme Dieu nous a aussi pardonnés en Christ. Comme Paul dit dans Éphésiens 5 :1, être imitateurs de Dieu et marcher dans l’amour comme Christ a aimé et s’est donné Lui-même pour nous. Alors que nous étions ennemis, Tu nous as aimés. Alors que nous étions ennemis, Christ a donné Sa vie pour nous. Tu as montré l’exemple, ressentant, agissant, parlant en faveur des ennemis, pour la rédemption. Et nous serons manifestement Tes enfants, pardonnant comme Tu pardonnes, comme Christ pardonne, aimant comme Tu aimes, marchant dans l’amour comme Christ aime.
Dans un monde de vengeance et un monde de …. et une mentalité de vengeance, puissions-nous nous lever comme des lumières dans les ténèbres, laissant briller notre lumière, afin qu’en voyant l’amour et l’œuvre de bonté qui en découlent, les hommes puissent Te glorifier, Toi notre Père, qui es dans les cieux. Que le monde sache que nous ne sommes pas comme eux, mais que nous sommes des fils du Très Haut, El Elyon, celui qui dirige l’univers, le Dieu souverain qui a transformé nos âmes. Ceci devient donc la plateforme de notre mission en faveur de l’évangile. Conduis-nous vers nos ennemis avec la même grâce avec laquelle Tu es venu vers nous quand nous étions Tes ennemis ; apporte-leur, pas nous, le salut que Tu nous aussi gracieusement offert. Nous prions à cette fin au nom de Christ. Amen !
FIN
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