Grace to You Resources
Grace to You - Resource

Ouvrez votre Bible, au 18ème chapitre de Matthieu. Dans notre examen continu de ce merveilleux évangile de Matthieu, nous arrivons à une partie cruciale de la Parole de Dieu, une partie très poignante, informative, que vous connaissez peut-être depuis de nombreuses années et qui a pourtant trouvé une richesse bien plus grande dans l'étude de ces derniers jours. Laissez-moi vous lire notre texte pour ce matin. Matthieu 18, versets 15 à 20, à partir du verset 15 : « Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère. Mais, s'il ne t'écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l'affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. S'il refuse de les écouter, dis-le à l'Église ; et s'il refuse aussi d'écouter l'Église, qu'il soit pour toi comme un païen et un publicain. Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. Je vous dis encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux. »

Ce passage traite de la discipline d’un chrétien pécheur, d’un frère ou d’une sœur pécheur. C’est donc un texte très important, auquel nous devons prêter attention. C'est la parole même de notre Seigneur. Cela exige notre réponse. À travers les années à l’Église de la Grâce, nous avons toujours prêché la pureté de l'Église. Nous avons toujours cru fermement à la sainteté du peuple racheté de Dieu. Nous avons récemment ressenti cela dans notre étude de Romains 6, comment nous avons été rachetés pour la sainteté. Nous avons été sauvés pour la sanctification. La pureté de la vie est le but de Dieu en nous amenant à Lui. Vous ne pouvez pas lire les Écritures, l'Ancien ou le Nouveau Testament, sans être persuadé que Dieu recherche la sainteté de son peuple, que Dieu ne se contente pas de la désobéissance. Pierre résume cela à merveille dans 1 Pierre, chapitre 1, verset 16 où il est écrit : « Vous serez saints, car je suis saint.  » C’est le désir de Dieu pour son peuple. Depuis le début de mon ministère ici, j'en suis bien conscient. Je me suis efforcé durant ces années dans mon cœur à mieux comprendre la Parole de Dieu, et je ne la comprenais pas aussi complètement que maintenant, mais je me suis efforcé au cours de ces années à m'engager auprès du Seigneur et je l'ai fait, à genoux devant Lui, que si je trouvais quelque chose qui soit vrai dans la Bible, je ferais tout ce que je pouvais pour le vivre dans ma propre vie  ; je ferais tout ce que je pourrais pour que l'Église le vive. En d’autres termes, je n’ai jamais pu séparer la vérité biblique de la vie et vivre avec ce manque d’intégrité.

Si une chose est enseignée dans la Parole de Dieu, elle doit être vécue. Ainsi, si Dieu est tellement préoccupé par la sainteté de son peuple et la sainteté de son Église pour le bien de Sa réputation sacrée et pour le bonheur de son peuple, s'Il est si préoccupé par cela, alors je dois être également préoccupé par cela en tant que son représentant. Aucune Église ne peut prêcher un message qu’elle ne vit pas ou bien elle n’aura aucune intégrité devant Dieu et devant le monde. À cause de ma propre expérience vécue dans de nombreux endroits et de nombreuses Églises, beaucoup de personnes prêchent contre le péché mais ne font absolument rien à ce sujet. Beaucoup d'Églises, la plupart d’entre elles parleraient très clairement du fait que certaines choses seraient mauvaises et certaines choses seraient pécheresses et elles appelleraient les personnes à un certain style de vie, mais elles ne font rien pour appliquer ce message. Ainsi, alors qu’il n’y avait aucune tolérance du haut de la chaire, il y avait une grande tolérance dans la réalité de la vie du peuple. C’est ce qui s’est passé dans l’Église au fil des ans, je pense, c’est que la prédication a été séparée de la vie et la prédication est devenue cet exercice qui consiste à se lever et à parler de quelque chose, mais en réalité, cela ne vous préoccupe pas vraiment.

Dès que les personnes croient que la prédication n’a aucun rapport avec la vie, c’est dévastateur. Vous ne pouvez pas appeler les personnes à un objectif et ne pas imposer sa réalité dans leur vie. C’est ce que notre Seigneur dit ici. Nous ne pouvons pas avoir une Église dans laquelle la proclamation de la sainteté est faite et dans laquelle le péché est dénoncé, mais que rien ne soit jamais fait pour imposer ces choses. Trop de personnes séparent la prédication de la réalité parce qu’elles sont impliquées depuis des années dans des Églises où personne ne semble se soucier vraiment de savoir si elles ont péché ou non, peu importe ce qu’elles ont dit lors de la prédication. Puis, les personnes ont l’idée que la Bible est belle, et nous le croyons tous et nous nous battons pour son autorité et son inspiration ; nous ne sommes simplement pas préoccupés par sa mise en œuvre. Pour moi, c'est de l'hypocrisie ultime.

Je pense donc que dans l’Église aujourd’hui, en général, dans toutes les Églises de notre pays et peut-être aussi dans d’autres pays, il existe un grave manque d’intégrité en matière de sainteté. Tandis qu’elles affirmeront la Bible et affirmeront ce qui est péché, elles n’appliquent tout simplement pas cette affirmation de la vie et cela est un compromis de la pire sorte.

En fait, la discipline des membres pécheurs dans un corps d'Église ou une famille d'Église est presque inconnue dans notre société. Au cours des dernières années, nous en avons discuté de plus en plus. Je le sais parce que les personnes viennent vraiment souvent nous voir pour ce type de discussion. Je peux repenser au début de mon ministère quand un homme est venu me dire, un homme de Dieu très cher qui a traversé ce pays pendant des années et qui a prêché dans toutes sortes d'Églises et de lieux en tant que conférencier et évangéliste de la conférence biblique : « Je ne connais pas une seule Église aux États-Unis d'Amérique qui soit impliquée dans la discipline des membres pécheurs, pas une. » Je lui ai dit : « Vous allez en rencontrer une, parce que nous nous engageons à cela. » J'ai dit cela à un autre pasteur et il m'a dit : « Si vous faites cela, les fidèles ne le supporteront jamais. Vous allez vider l'endroit. Vous ne pouvez pas mettre le nez dans les affaires de tout le monde. » Vous ne pouvez pas dire à quelqu’un «  Vous péchez », et ainsi de suite car il rejetterait toujours ce passage mal interprété et mal appliqué de Matthieu 7, « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. » Puis nous avons ce genre de syndrome américain qui va bien, je prends soin de moi et tu prends de toi et jamais les deux ne se rencontre ! Chacun a sa propre loi, nous sommes tous indépendants, nous ne voulons pas nous mêler des problèmes les uns des autres, et ainsi de suite. Cela semble être une réalité culturelle qui fait son chemin dans l’Église, entraînant la perte de sa pureté.

Mais je ne pouvais pas oublier le fait que, tôt dans le ministère ici, rien que la première année, la Bible était si forte dans la lutte contre le péché. J'ai étudié Matthieu 18 alors. J'ai étudié Actes 5. J'ai étudié 1 Corinthiens 5. J'ai étudié 2 Thessaloniciens 3, chaque partie de l'Écriture où je pouvais trouver quelque chose à propos de cette idée de faire respecter le standard de la sainteté. En d'autres termes, comment obtenez-vous un peuple saint ? Vous ne pouvez pas simplement prêcher et rester indifférent à ce qu’il fait en réponse. Il doit y avoir plus que le fait de simplement le dire. Il doit y avoir un moyen de faire pression sur les personnes pour qu’elles se conforment à la Parole de manière saine.

Puis, le passage qui a vraiment concrétisé ma pensée est le cinquième chapitre d’Actes. Regardez-le un instant avec moi. À cette époque, quand on apportait l’offrande à l’Église, chacun apportait son argent et le déposait aux pieds des apôtres. C’est ce qu’on faisait. Les personnes venaient donner au Seigneur, et il est écrit au verset 1 de Actes 5 : « Mais un homme nommé Ananias, avec Saphira sa femme, vendit une propriété, et retint une partie du prix, sa femme le sachant ; puis il apporta le reste, et le déposa aux pieds des apôtres. » Maintenant, laissez-moi vous raconter ce qui est arrivé : ils ont juré au Seigneur de tout donner. Ils étaient probablement dans une bonne situation économique. Ils ont dit : « Regarde Seigneur, nous avons cette propriété et nous aimerions la vendre. Si tu nous aides à la vendre, nous te la remettrons. » Ils ont bien vendu la propriété pour un bon prix. Ils ont regardé tout cet argent et ils ont dit : « Gardons-en pour nous. » Le péché ici n’a pas à faire avec donner. Le péché ici a à voir avec mentir à Dieu.

Alors, leur dit Pierre, les voici qui viennent faire leur offrande. Oh ! Ils se sentent miséricordieux ! Ils se sentent généreux  ! Voici ce montant considérable que nous allons donner au Seigneur. Alors, Pierre les salue. «  Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix du champ ? » Maintenant, je ne sais pas pourquoi nous ne récoltons plus de telles offrandes pendant lesquelles les anciens s’alignaient et regardaient ce que tout le monde donnait en disant : « Pourquoi donnez-vous tant quand vous aviez promis autre chose ? » « S'il n'eût pas été vendu  », dit-il au verset 4, « ne te restait-il pas ? Et, après qu'il a été vendu, le prix n'était-il pas à ta disposition ? » En d’autres termes, vous n’aviez même pas à faire de promesse à Dieu. C’était à vous de contrôler, mais une fois que vous avez fait la promesse, vous conceviez le mal dans votre cœur comme une fraude envers Dieu, vous n’avez pas menti aux hommes, vous avez menti à Dieu ! Maintenant, diriez-vous que c’est une confrontation ? Au milieu du culte quand un homme vient en pensant à quel point c'est génial de donner tout cet argent... Pierre le stoppe net et le confronte en disant : « Pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur pour mentir au Saint-Esprit ? »

Ananias, entendant ces mots, tomba et mourut. Dieu le tua sur le coup  ; une grande peur vint sur tous ceux qui entendirent ces choses. Vous pouvez seulement imaginer à quoi ressemblerait la prochaine offrande ! Des jeunes hommes vinrent envelopper le corps, l'emportèrent et l'enterrèrent. Il est mort et enterré  ; sa femme ne le sait même pas. Trois heures plus tard, sa femme entra. En passant, cela pouvait dire quelque chose sur la durée des cultes ! Je ne veux pas parler de cela. Le verset 8 dit  : « Pierre lui adressa la parole : dis-moi, est-ce à un tel prix que vous avez vendu le champ ?  » « Oui, répondit-elle, c'est à ce prix-là.  » Pierre lui dit : «  Comment vous êtes-vous accordés pour tenter l'Esprit du Seigneur ? Voici, ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte, et ils t'emporteront.  » Au même instant, elle tomba aux pieds de l'apôtre, et expira. Les jeunes gens, étant entrés, la trouvèrent morte ; ils l'emportèrent, et l'ensevelirent auprès de son mari. Une grande crainte s'empara de toute l'assemblée et de tous ceux qui apprirent ces choses.

Vous pouvez imaginer la scène, n’est-ce pas ? L’attitude d’une congrégation s’améliorait très rapidement. Vous voyez, Dieu traitait très fermement le péché, n'est-ce pas ? Très fermement, à l’époque primitive de l’Église, Dieu exprimait son attitude à l’égard du péché. Deux personnes sont tombées mortes devant l'Église. À propos, cela a empêché les incroyants de devenir membres, dit le verset 13. Personne ne voulait rejoindre ce groupe. Je veux dire, c'était vraiment effrayant. On était sérieux au sujet du péché.

En étudiant ce passage, le Seigneur imprima cette pensée dans mon cœur. C'est toujours son Église, n'est-ce pas ? Il est toujours le chef de son Église. Il n’a pas changé son attitude envers le péché et il n’a pas changé le désir de voir l’Église pure. Mais, il a pris l'autorité et il l'a confiée aux hommes pieux qui dirigent l'Église. En substance, il a dit : «  Vous me représentez dans cette Église et vous êtes pour cette Église ce que je serais pour cette Église.  » Nous sommes donc les apôtres d’aujourd’hui qui devons faire face à ce péché. Même si je ne suis pas sûr que Dieu fasse des choses comme cela dans tous les cas, je suis sûr que dans certains cas, il le fait. Je suis sûr qu'il y a des personnes qui meurent, des chrétiens qui meurent, disciplinés par Dieu.

Vous le voyez dans 1 Corinthiens, chapitre 11. Nous le voyons aussi dans 1 Jean 5. Ainsi, Dieu est préoccupé par la sainteté de son Église. Il peut encore prendre des vies de temps en temps, mais au fond, Il nous appelle à traiter le péché dans son assemblée. Paul l'a fait continuellement. Jean a fait de même, et même en désignant des noms tels que Diotrèphes. Nous voyons la même chose dans le passage de Matthieu 18. Dieu, par Christ, appelle son peuple à la pureté. Le Ciel peut encore agir d'une manière très surnaturelle pour purger l'Église. Mais surtout, l'Église se purge à travers le ministère de l'Esprit de Dieu. Mais le point que vous souhaitez voir en introduction est simplement que le péché doit être traité. Il faut s'en occuper.

Examinons à nouveau le contexte du chapitre 18. Permettez-moi de vous rappeler très brièvement l’essentiel de ce passage. C'est un chapitre sur l'enfance du croyant. C’est toute l’intention : la petite enfance du croyant. Il voit le croyant comme un enfant. En fait, lorsque le Seigneur enseigne ce chapitre, il a dans ses bras un enfant en bas âge. Il nous voit comme ces enfants. Nous sommes spirituellement ce qu'ils sont physiquement : immatures, faibles, dépendants, ignorants et ainsi de suite. Comme nous avons déjà parcouru le chapitre, nous avons vu que tout d’abord, vous entrez dans le royaume comme un petit enfant. J'ai vu cela aux versets 3 et 4. Aux versets 5 à 9, nous sommes protégés comme un petit enfant. Versets 10 à 14, nous devons être soignés comme un petit enfant ; et maintenant les versets 15 à 20 : nous devons être disciplinés comme un petit enfant. Nous sommes des enfants, mes amis, et il faut faire en sorte que les enfants se conforment à l’enseignement. Il ne suffit pas de faire des annonces. Il ne suffit pas d’implanter des règles. Il ne suffit pas de donner des ordres. Il doit y avoir une application de tout cela. Ici, nous apprenons que c’est exactement ce qui doit se passer dans la famille de Dieu.

Je pense que cela apparaît clairement dans le chapitre 3 du verset 11 de Proverbes, où il est dit : « Mon fils, ne méprise pas la correction de l'Éternel, et ne t'effraie pas de ses châtiments ; car l'Éternel châtie celui qu'il aime, comme un père l'enfant qu'il chérit.  » Voici ce qu’il en est  ! Il y a la même analogie. Un père doit discipliner, corriger un enfant ; le Seigneur doit discipliner, corriger Ses enfants. Nous sommes comme des enfants et il nous faut obéir. Nous devons apprendre à obéir. Fondamentalement, nous apprenons à obéir en découvrant les conséquences de la désobéissance, n'est-ce pas ? Si la désobéissance n’a aucune conséquence manifeste, il n’y a pas de changement. Ainsi, Dieu apporte des conséquences à la désobéissance.

Maintenant, si vous suivez ce concept à travers les Proverbes, il sera enrichi tout au long du livre. Dans Proverbes 10 : 13, il est dit : « Sur les lèvres de l'homme intelligent se trouve la sagesse, mais la verge est pour le dos de celui qui est dépourvu de sens. » Vous êtes l’image d’un enfant. Il doit être corrigé. Comment allez-vous le corriger ? Ici vous allez utiliser un bâton. En d'autres termes, une douleur doit être impliquée. Son comportement fautif doit être douloureux. Allez au chapitre 13, verset 24 où il est écrit : « Celui qui ménage sa badine hait son fils, mais celui qui l'aime cherche à le corriger. » Vous allez au chapitre 19, verset 18 : « Châtie ton fils, car il y a encore de l'espérance ; mais ne désire pas le faire mourir. »

Ne laissez pas cela vous arrêter. Le chapitre 22 : 15 dit : « La folie est attachée au cœur de l'enfant ; la verge de la correction l'éloignera de lui. » Ainsi, 23:13 dit : « N'épargne pas la correction à l'enfant ; si tu le frappes du bâton, il ne mourra pas. En le frappant de la verge, tu délivres son âme du séjour des morts. » Et cela progresse tout le long.

Vous voyez que le Seigneur reprend ce même concept en inspirant l'écrivain d'Hébreux au chapitre 12, quand il dit à nouveau : « Le Seigneur châtie celui qu'il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils. » Dans ce chapitre merveilleux, nous en voyons la raison. Il est écrit dans Hébreux 12 : 10 : « Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. ». Grande vérité que celle-ci ! En d'autres termes, Dieu nous oblige à nous conformer par des conséquences externes ou internes, les unes ou les autres ; parfois, la douleur de la culpabilité, parfois la douleur qui vient de l'extérieur, mais Dieu nous oblige à suivre l'obéissance, afin que nous puissions nous conformer à la norme de sa sainteté absolue. Nous sommes donc des enfants. C'est une illusion si vous pensez que vous pouvez simplement prêcher contre le péché et prêcher contre le péché et enseigner contre le péché sans jamais rien faire dans la vie des gens et attendre d'eux qu'ils se conforment au modèle de la sainteté. Les enfants ne font pas cela. Comme les enfants, qui ont tendance à désobéir dans la vie, nous avons tendance à la désobéissance dans la vie spirituelle parce que le péché est toujours en nous, n'est-ce pas? Nous avons donc ce problème et nous avons tendance à nous laisser aller à moins d’être soumis à une pression dans la ligne de l’obéissance. C’est pourquoi il doit y avoir une application. Cela semble être un mot très fort, mais en fait c'est un bon mot à utiliser. Ce principe, qui s’exprime à partir de la chaire ou de l’enseignement de l’Église, doit être appliqué. Nous devons chercher à mettre en œuvre le message.

Et c’est la vérité, je le crois profondément. Des personnes m’ont souvent posé cette question : pourquoi l’Église en Amérique, même celle qui est évangélique, est-elle si impie ? Avons-nous prêché le mauvais message ? Non ! C'est que nous n'avons jamais été obéissants dans sa mise en œuvre dans la vie des personnes. Ainsi, nous avons dit, en effet, tant que le sermon est juste et tant qu’il est orthodoxe, nous ne nous soucions pas vraiment de ce que font les ouailles. Vous ne pouvez pas dire cela aux enfants. Les enfants ne vont pas gérer cela. Je détesterais passer une journée avec vos enfants si vous leur aviez simplement dit ce qu’ils devaient faire dans leur vie sans jamais les discipliner. Vous savez à quoi cela ressemblerait ? Ainsi, dans ce passage, nous sommes appelés à mettre en œuvre la discipline dans l'Église afin de traiter le péché et afin de voir l'Église suivre le modèle de la sainteté.

Examinons maintenant plusieurs éléments bien nous n’arriverons pas au bout de ce passage aujourd’hui. Donc, je pense que ce message vient du Seigneur, parce qu’il doit durer au moins deux semaines et qu’il doit nous impressionner profondément. Tout d’abord, regardons l’endroit idéal pour la discipline. Le lieu  Je veux vous emmener au verset 17. Deux fois dans ce verset l'Église est mentionnée. Maintenant, c’est l’endroit, l’ekklēsia, ceux qui sont appelés, l'assemblée. Écoutez attentivement. C'est la troisième fois que ce mot est utilisé dans Matthieu. C'est la deuxième utilisation de celui-ci dans ce verset ; et au verset 17 c’est la troisième utilisation. Dans ce livre, la première fois était au chapitre 16. Il n’est utilisé que trois fois. Ce n'est pas la coutume chez Matthieu. Le mot ne fait pas référence à l'Église, née à la Pentecôte. C'est un mot qui signifie simplement assemblée. Rien de plus que cela. Il est utilisé de cette manière ailleurs dans le Nouveau Testament pour parler de l'Église dans le désert, qualifiant Israël, le peuple de Dieu, rassemblé dans le désert. Il a été utilisé dans la culture grecque biblique pour parler d'une réunion de ville. Pour n'importe quel groupe de personnes assemblées. C’est exactement son utilisation dans ce texte. Il anticipe l'Église de la Pentecôte. Il anticipe l'Église d'aujourd'hui. Il anticipe l'Église officielle avec un É majuscule, qui est née par le baptême de l'Esprit de Dieu dans Actes 2. Il envisage cela à coup sûr. Mais ici l’idée de base est tout simplement le rassemblement de la communauté rachetée, l’assemblée des rachetés, et il n’est pas nécessaire d’attendre que la Pentecôte soit appliquée. Cela peut être immédiatement impliqué dans l’assemblée des disciples réunis dans la maison de Capernaüm le jour où Jésus l’a enseigné. Cela signifie simplement l'ensemble du peuple de Dieu, assemblé.

Comme je l’ai dit, elle anticipe l’Église dans son caractère officiel, sa réalité officielle à partir de la Pentecôte, mais elle s’applique à toute assemblée de croyants. Cela a été utilisé dans le même sens non technique que dans Matthieu 16 où Christ a dit : « Je construirai mon Église » et ce qu’il entendait par-là n’était pas une sorte de promesse future qui se contenterait de parler de la Pentecôte et d’au-delà ; mais il voulait dire : « Je rassemblerai mon peuple racheté. » Certainement, l'Église anticipée en représentera une grande partie.

Certains commentateurs ont estimé que cela faisait référence à la synagogue, mais ce n’est pas vrai du tout. Nulle part dans le Nouveau Testament Jésus ne donne de règles de conduite dans une synagogue. Il n’est pas intéressé par la révision des synagogues. Il s’intéresse à l’établissement de son propre peuple racheté et de sa propre Église rachetée. De plus, les versets 18 à 20 ne pourraient en aucune manière être reliés à une synagogue, car dans aucune synagogue, on ne pourrait dire qu'ils sont rassemblés en son nom et qu’il est au milieu d'eux. Donc, ce n’est pas une référence à une synagogue ni une référence à l’Église entre guillemets post-Pentecôte. C’est simplement un usage général conforme à Matthieu à une période au début de l’ère du Nouveau Testament, qui consiste à faire référence à l’assemblée du peuple racheté de Dieu. Maintenant, je veux que vous notiez plus loin qu’il n’y a pas de structure organisationnelle donnée ici. Cela ne dit pas vraiment comment l’Église doit être organisée. Cela ne décrit pas l’Église. Ce n’est pas marqué qu’il faut dire au responsable de choisir huit personnes, de créer un comité et d’envoyer les enquêteurs. Il n’a rien de tout cela. Il dit simplement de le dire aux rachetés assemblés. Il ne nous donne pas d’instructions, d’étapes ou de processus particuliers. Il laisse cela à chaque assemblée individuelle de croyants et à chaque époque, pays, et lieu, avec tous les dons variés associés aux différents styles de leadership pouvant être utilisés. C’est simplement l’Église, le peuple rassemblé et racheté de Dieu. C’est là que la discipline doit avoir lieu.

Après tout, n’est-ce pas là que Dieu veut la purification ? N’est-ce pas ce que Paul voulait dire quand il a dit qu’il voulait faire la volonté de Christ, c’est-à-dire que Christ épouserait une vierge ? N’est-ce pas ce qu’il avait en tête au chapitre 5 d’Éphésiens, quand il dit : « De même que les futurs époux s’unissent, le Christ s’unit à son Église. L’Église qu’il désire doit être sainte, irréprochable, et sans tache. » C'est son peuple racheté qu'il veut voir saint, pur, et sans tache. C’est dans ce contexte que cela se passe.

Je dis cela pour dire ceci : il n’y a pas d’autorité supérieure, il n’y a pas de cour extérieure. Nous n'avons pas besoin de créer un tribunal paroissial national. Si vous allez au-delà pour établir un évêque, un pape, un cardinal, un synode, un groupe de personnes ou une personne qui n’est pas liée à une assemblée locale de croyants, vous avez créé une cour au-delà de celle créée par la Parole de Dieu parce que le peuple racheté et son assemblée sont le vortex à l'endroit où cela se produit. Aller au-delà, c'est aller au-delà de la parole du Christ et l'enseignement de ses apôtres.

Donc, nous avons des choses très générales ici. Nous n’avons pas de structure hiérarchique. Nous n’avons, en quelque sorte, pas de conception pour l’Église. Nous n’avons aucune classe dirigeante appartenant à la division supérieure qui siège en tant que juge. Cela se passe dans l'assemblée des rachetés. Dans le même ordre d'idée, une note de bas de page peut vous aider à illustrer ceci dans 1 Corinthiens 6 où Paul inculque les Corinthiens à s’examiner au sujet du péché, de s’attaquer mutuellement dans les tribunaux. Il dit : « Quelqu'un de vous, lorsqu'il a un différend avec un autre, ose-t-il plaider devant les injustes ? ». Que faites-vous, vous placez vos amertumes et vos problèmes devant les injustes ? C'est-à-dire les tribunaux d'hommes non régénérés et non devant les saints ?

Vous voyez, les saints, cela ne dit pas « la cour qui a été nommée par les saints  ». Il dit les saints. Le contexte de la fraternité chrétienne et de la famille est le plus haut tribunal du monde. Il le prouve par la ligne suivante. « Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ? ». Ensuite, au verset 3 : « Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? Et nous ne jugerions pas, à plus forte raison, les choses de cette vie ? » En d'autres termes, l'Église est le plus haut tribunal. Ainsi toute la discipline de l'Église se produit dans la communauté des croyants. Elle pourrait être grande, comme la nôtre. Elle pourrait être très petite. Elle pourrait être sur un champ de mission avec trois ou quatre missionnaires. Nous n’avons même pas encore d’Église établie parmi les autochtones. Ils deviennent une assemblée du peuple racheté de Dieu dans laquelle l’application des principes de sainteté de Dieu doit être appliquée. C'est peut-être dans votre famille. C’est une unité du peuple racheté de Dieu qui constitue son Église. Cela peut être dans votre étude biblique ou dans votre groupe de prière, votre groupe de fraternité. C’est parmi les rachetés de Dieu et il n’y a pas de tribunal supérieur. Cela ne veut pas dire que les dirigeants spirituels de cette assemblée ne s’impliquent pas, parce que ce serait évident. Ils le font sûrement. Mais l'endroit c’est l'Église. Nous n’allons pas plus loin. Nous ne souhaitons pas former un comité d’imposition, mais seulement l’Église.

Deuxième point, très, très important. Ici, non seulement la place de la discipline est donnée, mais aussi le but de la discipline. Regardez le verset 15, la fin du verset. « S'il t'écoute, tu as gagné ton frère.  » Voilà le but. Écoutez, le but de la discipline est la restauration, le retour à la sainteté. Dieu a toujours été concerné par la restauration. Proverbes 11 : 30, « Et le sage s'empare des âmes. ». Peut-être que l'élément de sagesse de tous est de ramener les hommes à Dieu. Dans Galates 6, Paul dit : « Si un frère est surpris en paraptōma, s’il tombe dans le péché, vous qui êtes spirituels, faites quoi  ? « Restaurez-le ! » Restaurez-le ! Dans le chapitre 5 de Jacques, à la fin de l'épître, les versets 19 et 20, « Mes frères, si quelqu'un parmi vous s'est égaré loin de la vérité, et qu'un autre l'y ramène, qu'il sache que celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s'était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.  » Vous sauvez une âme de la mort lorsque vous restaurez.

Le but de la discipline dans l'Église n'est pas de jeter les personnes dehors. Ce n'est pas pour les embarrasser. C’est n’est pas pour projeter votre justice contre leur injustice. Ce n’est pas pour jouer à Dieu. Il ne faut pas exercer l'autorité d'une manière non biblique. Le but de la discipline n’est pas de jeter les personnes dehors ; c'est pour les ramener. C'est pour les ramener. Maintenant, remarquez au verset 15, il y a un mot intéressant : gagné. C’est un mot du monde commercial. C’est un mot du marché. C'est un mot utilisé, par exemple, pour parler d'accumulation de richesses. Gagner dans le sens de gagner un trésor ! Gagner dans le sens de l'argent ou des biens, des produits ! Utilisé à cet égard, il voit alors un frère pécheur comme une perte de trésor, comme une perte de quelque chose de précieux. Je voudrais simplement vous faire remarquer qu'en réalité, le cœur de Dieu est que Dieu ne peut pas laisser se perdre une seule âme, car chacune d'elles est un trésor. L’Église doit également avoir le même sens : nous ne pouvons pas permettre à une personne de s’envoler et de dire, je ne sais pas où elle se trouve, mais je ne veux vraiment pas m'impliquer. Je pense qu’elle est tombée dans le péché. C’est une perte pour nous. Il y a un trésor qui a disparu parmi nous. Une fois restauré, nous retrouvons cette richesse. Nous avons donc perdu quelque chose de valeur.

Aucun fils de Dieu, aucune fille de Dieu n'est sans valeur. Ainsi, lorsqu'un frère ou une sœur a péché, c’est comme un trésor que nous avons perdu. Nous devons les ramener, et nous devons travailler avec diligence pour les ramener, pour les restaurer, car ils ont une valeur pour nous.

Vous dites comment alors ? Je peux illustrer cela de cette façon. Il y a eu des personnes dans ma vie qui ont péché et qui ont été perdus pour moi, et j'ai perdu un trésor. Je vais vous dire comment. Parce qu’elles étaient à la place de l’obéissance et de la marche dans la volonté de Dieu et de l’harmonie avec son Esprit, l’Esprit de Dieu a agi à travers elles dans ma vie. Dieu m'a béni par leur ministère. Dieu m'a béni par leurs dons spirituels. Dieu m'a enrichi par leur camaraderie. Dès qu'elles sont parties, c'était une perte pour moi. Une perte, d'ailleurs, que personne ne ressent vraiment parce que personne d'autre n'est ce qu'elles sont. Comprenez-vous cela ? Il y a une perte. C’est comme la perte d’un enfant qu’aucun autre enfant ne remplacera, parce que chaque enfant est non reproductible.

Ainsi, quand on tombe dans le péché, il y a une perte. Aucun de nous ne peut se contenter de cette perte si nous percevons la valeur de cette âme pour Dieu et la valeur de cette âme pour nous en tant qu'instrument de l'Esprit de Dieu pour exercer son ministère. Revenez un instant au verset 12 avec moi et laissez-moi vous donner le cœur de Dieu à cet égard. Cela reprendra le passage que nous avons traité la semaine dernière. Réfléchissez bien avec moi maintenant. « Si un homme a 100 moutons et que l'un d'entre eux s'est égaré, ne quitte-t-il pas les 99 pour aller dans les montagnes chercher celui qui s'est égaré ? » La réponse, bien sûr, est oui. « Et, s'il le trouve, je vous le dis en vérité, il lui cause plus de joie que les 99 qui ne se sont pas égarés. De même, ce n'est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu'il se perde un seul de ces petits. » C’est ce que cela signifie. Elles devraient être rendues sans valeur pour vous, mais elles sont un trésor perdu et doivent être retrouvées. Oh ! Les hommes s’efforcent énormément de récupérer la richesse qu’ils ont perdue, financièrement, et s’efforcent certainement moins, et de loin, de reconquérir la perte d’une vie humaine d’une valeur infinie.

Dans 2 Timothée 2, Paul donne un mot au jeune Timothée que je pense pouvoir appliquer ici. «  Et le serviteur du Seigneur ne doit pas lutter  ». Ne vous disputez pas, «  Soyez gentil avec tout le monde, apte à enseigner. » Alors, vous êtes gentil, vous enseignez, vous êtes patient «  Soyez précis en instruisant ceux qui s'opposent.  » Il y aura toujours des opposants. J'ai cela dans ma vie tout le temps. Je ne dois pas être argumentatif, mais doux, direct dans mon enseignement, patient, et humble. Si je traite la personne comme cela, Dieu lui accordera peut-être la repentance de reconnaître la vérité et de se relever du piège du diable, capturé par lui à sa guise. Vous savez ce qui est arrivé à ces personnes qui refusent d’écouter ? Devinez qui les a prises ? L'ennemi les a eues. Nous devons aller les récupérer. Dans Galates 6 : 1, il est dit : « Vous qui êtes spirituels, redressez-les ». Ce mot restaurer, katartizō, est un mot très intéressant. Il a l’idée, fondamentalement, de réparer quelque chose pour le ramener à son état initial. Il est question de réparer des os fracturés et de remplacer des os disloqués. Il est utilisé pour réparer les filets de pêche. C'est pour restaurer à la condition antérieure.

C’est l’objectif de la discipline. C’est voir une personne comme un trésor. Pour voir les personnes comme Dieu, le berger les voit, et il laisse les moutons qui sont là pour sortir et trouver celui qui s’est perdu et le ramener parce que perdre un seul, sur cent, est une perte. Il y a quelque chose pour moi et pour vous qui vient à travers l'amour et le ministère de cette personne qui ne peut jamais être donné à un autre. Nous sommes donc dans le ministère de la récupération. Vous devez le voir, bien-aimés, car chaque fois qu’une Église se mêle de cela, et je sais que certaines personnes ont certainement senti que l’Église de la Grâce s’efforce de vérifier le péché de chacun. J'ai eu à faire à des personnes qui me pose cette question même. Vous savez, vous avez la CIA de la Grâce et les SS de la Grâce, des services secrets qui espionne tout le monde ? Ce n’est pas vraiment le cas. L'idée est que nous aspirons énormément au fait que Dieu veuille que son Église soit sanctifiée, et nous attachons également une très grande importance à la valeur d'une âme qui appartient à Dieu et nous avons le cœur d’un berger.

Nous ne voulons pas les laisser partir. Nous voulons les ramener pour elles, pour nous et le bien de Dieu avant tout. Nous ne sommes pas contents de les laisser partir. Vous dites, vous savez, Untel... Oh ! Je ne leur dirai rien. Qui suis-je pour dire quelque chose ? Vous savez ? Cela montre leur chemin. Il y a une certaine sorte de réjouissance dans notre esprit parce que ces personnes sont tombées et cela nous nous aide à nous sentir mieux. C’est vraiment une maladie ! C'est ce qu'on appelle... l'orgueil.

Si vous vous sentez plus spirituel que votre frère pécheur et vous pouvez facilement rester indifférent à son péché en pensant que vous êtes meilleur que lui qui n’est pas bon. Alors, vous êtes vraiment loin du cœur du berger. Vous êtes dans le péché autant que lui. Un chrétien m’a dit ceci, je l’ai lu cette semaine : « J’ai souvent pensé que, si jamais je tombais dans le péché, oh  ! Que Dieu ne me laisse pas tomber entre les mains de ces juges critiques censurés de l’Église. Laissez-moi tomber entre les mains du barman, de promeneurs ambulants, des vendeurs de drogue. Pourquoi ? Parce que, si souvent, les membres de l'Église me déchirent avec leurs longues langues bavardes qui me déchiquètent. » Fin de citation.

Je ne sais pas dans quelle Église il est allé, mais je suis sûr que beaucoup d’entre des pécheurs ont vécu cette expérience. Vous savez, quand ils tombent dans le péché, nous avons tendance à nous contenter de savourer son péché et sa chute. Il suffit de parler de son péché. Nous nous sentons tellement spirituels quand ce n’est pas nous. Au lieu du cœur du berger qui sort et qui prie afin d’aider au rétablissement, nous obtenons une certaine satisfaction face au ressentiment qui nous vient à l’esprit lorsque nous savons que nous n’avons pas fait cela. Ce n’est pas ce que Dieu recherche.

Nous devons donc participer à la restauration. Si Dieu fait l'effort qu'Il fait en l'indiquant aux versets 12 à 14, qui sommes-nous pour faire moins d'effort ? Je crois vraiment et vous le savez, que nous parlons beaucoup de sainteté ; j'ai beaucoup prêché à ce sujet dans notre Église, mais je ne pense pas que cela se produira réellement tant que nous ne nous préoccuperons pas personnellement des personnes qui tombent dans le péché au lieu de savourer leur chute ou de rester indifférent en laissant tout se produire. Au lieu de dire ce que notre culture veut que nous disions : ne vous impliquez pas, ne vous mêlez pas dans sa vie. Il gère sa propre vie ! C’est son affaire ! Ne lui dites pas quoi faire ! Au lieu de faire cela, nous devons chercher à vraiment ramener ce genre de personne dans la bergerie. Nous ne connaîtrons jamais la sainteté pour laquelle nous continuons à prêcher.

Bien, laissez-moi vous donner un troisième principe, et c’est le dernier que je vais vous donner aujourd’hui. L'endroit, c’est l'Église. Le but est la restauration. Maintenant, c’est la personne. Qui est supposée faire cela ? Le pasteur ? Oh ! Oui, le pasteur, et nous avons un comité de discipline, nous devons former des personnes pour faire cela. Cherchons qui est supposé le faire. D'accord ? Je n’ai pas vraiment vu cela dans le passage jusqu’à ce que je l’ai étudié l’autre jour et que je lise le verset 15 maintes et maintes fois pour voir ce qui me trotte dans l’esprit. Je fais souvent cela. Pour voir ce qui en ressort. Maintenant, voyez ce qui se démarque dans votre esprit. « Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère. » Qui est l’étoile du verset 15 ? Vous ! Vous l’êtes ! Ce n’est pas un comité de discipline. C'est vous. Vous dites, moi ? Pourquoi, je ne peux tout simplement pas faire cela. Je ne suis pas une personne de type conflictuel. Je suis trop aimable. C'est merveilleux. Tout cela, c'est pour vous, pas pour moi, ni pour un comité, ni pour une CIA, une CIA spirituelle ou autre. C'est vous.

La discipline n'est pas pour les responsables de l'Église ; c’est pour tout le monde, y compris ceux qui dirigent dans l’Église. En fait, Galates 6 vous dit exactement à qui cela est destiné. « Si un frère est pris en faute, vous qui êtes spirituel... », vous qui marchez dans l'Esprit, vous qui marchez dans l'obéissance, vous qui êtes en communion, restaurez-le. Écoutez : « Dans un esprit de douceur, d’humilité et d’amour en vous considérant moindre, car vous pourriez être vous aussi tenté. » Vous ne le faites pas avec une supériorité spirituelle qui coule sur vous. Vous le faites avec douceur et humilité. Cela commence avec vous. C'est vrai. Vous êtes la clé. Ceci est tout à propos de vous.

Bien-aimés, nous devons nous préoccuper des pécheurs et les ramener à Dieu. Nous ne pouvons pas les laisser partir. Si vous ne voulez pas vous en occuper, alors vous n'êtes pas préoccupé par les choses qui concernent Dieu. Vous vous permettez d’avoir une fausse pitié, de l’indifférence, de la suffisance, du contentement, de la propre justice, du mépris envers quelqu'un, de la désapprobation parce que peut-être leur péché était contre vous et que vous êtes heureux de leur départ. Ou de l'orgueil, de la sentimentalité, ou de la lâcheté, de l'agitation, ou quoi que ce soit qui vous permet de vous empêcher d'être fidèle dans l'œuvre de Christ pour affronter un frère qui pèche, vous avez échoué. Moi aussi. Si j'ignore la restauration de la brebis égarée, je deviens aussi en quelque sorte une brebis égarée, n’est-ce pas ? Désobéissant...

La pureté de l'Église est notre préoccupation. Je sais que c’est votre préoccupation ; c’est la mienne, et elle nous tient à cœur. Mais cela n'arrivera jamais tant que nous ne serons pas engagés dans la confrontation de ce qui rend le pécheur impur en amour et en douceur. Je veux dire que ce n’est pas juste ; nous prions pour qu’ils voient la lumière. Écoutez, vous avez la lumière, prenez-la et faites-la briller dans leurs yeux. Maintenant, pour ce faire, vous avez besoin de trois choses. Nous ramènerons cela à des points pratiques.

Trois choses. Numéro un : la volonté. Vous devez être prêt à l’exécuter. Regardez le verset 1 ; le verbe principal est aller. « Allez le lui dire. » Vous devez aller le lui dire. Vous dites bien que si je vois un frère en train de pécher, c’est ce que je suis censé faire? Allez le lui dire ! Vous voulez dire, juste aller lui dire ? C’est ce qui est dit, allez le lui dire. Allez lui dire quoi ? Allez juste lui dire qu'il est dans le péché. Regardez le verset 16. S'il ne vous entend pas, prenez un témoin. S'il ne vous entend toujours pas, au verset 17, vous le dites à toute l'Église, allez, dites, prenez, dites.

Maintenant, chacun de ces commandements demande une réponse. Ils engagent chacun à une réponse, n'est-ce pas ? Dieu ne donne pas des ordres à des personnes qui n’ont pas la capacité de répondre. Donc, ils indiquent qu'il doit y avoir une volonté de notre part. Dieu dit, allez le lui dire. S'il ne l'entend pas, prenez quelques personnes et dites-lui à nouveau. S'il ne l'entend pas, dites-le à toute l'Église et demandez à toute l'Église d'aller le lui dire. C'est vrai. En d’autres termes, cela dépend de votre réaction volontaire. Il y a beaucoup de personnes dans l'Église qui disent : « Oh ! J'aimerais pouvoir enseigner dans l'Église. Oh ! Je voudrais être ministre de la sainteté ! » Ces personnes veulent savoir si elles peuvent monter sur le podium, former un groupe, être là-haut et enseigner. C’est un grand ministère. Nous avons beaucoup de personnes et nous les formons pour qu'elles soient des enseignants dans l'Église. D'autres personnes disent « Je veux prêcher ! Je ne veux pas seulement enseigner. Je veux faire comme toi, John. Je veux enseigner, mais crier de temps en temps, crier et faire ce que tu fais. Je veux prêcher et je veux appeler les personnes à la repentance et appeler les personnes à la sainteté et tout le reste. » D'autres personnes disent : « Oh ! Je veux être impliquée dans l'évangélisation. Je veux sortir et gagner les perdus. » Ainsi de suite. D’autres veulent être impliquées dans le service des besoins des personnes ou dans la prière ou autre chose.

Vous savez, il y a un ministère dans l’Église, un ministère qui est totalement perdu. Je veux dire, je ne pense pas dans toute ma vie avoir jamais entendu un message à ce sujet, lu un article à ce sujet, ou un livre. Jamais ! C’est ce que j’appellerais les ministres de la sainteté, dont la tâche est perçue à travers les yeux de Jésus-Christ, de s’attaquer au péché de l’Église pour la rappeler à la pureté. Maintenant, ce dont nous avons besoin n’est pas seulement une Église entière pleine de prédicateurs et d’enseignants. C’est bien, mais c’est tout simplement l’excellente articulation des faits. Nous n’avons pas seulement besoin de tout un groupe de personnes qui prient et de tout un groupe de personnes qui se forment. Nous avons besoin de tout un groupe de personnes qui appliquent la loi. Vraiment ! Des ministres de la sainteté qui deviennent des armes redoutables entre les mains de Dieu. Cela ne signifie pas que vous le faites avec une fierté spirituelle ; cela signifie que nous le faisons avec un cœur inquiet, plein de compassion et d'amour. Cela dépend de vous ; vous devez être disposé !

Ce n’est rien de nouveau au fait. Je pense à un passage dans Lévitique 19, verset 16 ; écoutez ceci. « Tu ne répandras pas de calomnies parmi ton peuple. « J'aime cela ! Ne vous contentez pas de blâmer les personnes et de bavarder. « Tu ne t'élèveras pas contre le sang de ton prochain. » En d’autres termes, ne vous associez pas à la condamnation de quelqu'un. Puis, il dit : « Je suis le Seigneur ! ». Cela signifie que si vous vous demandez si cela est sérieux, c’est moi qui l’ai dit et je suis le Seigneur. Alors, ne faites pas cela ! Puis il dit ceci : « Tu ne détesteras pas ton frère dans ton cœur.  » Vous dites, « Oh ! Je n'y penserais pas. J'ai tellement de choses que je ne détesterais personne. » « Tu réprimanderas sûrement ton prochain et tu ne lui laisseras pas le péché. » Qu'est-ce que cela signifie ? Écoutez encore. « Tu ne détesteras pas ton frère dans ton cœur, mais plutôt tu réprimanderas ton prochain et tu ne lui permettras pas de pécher. » En d'autres termes, si vous détestez votre frère, cela se manifestera par le fait que vous ne vous dérangerez jamais pour lui reprocher son péché. Vous dites, je suis trop gentil pour réprimander ! Ne me dites pas cela. Vous êtes trop indifférent pour réprimander.

Vous savez, vous voyez un parent qui ne discipline jamais son enfant. Ce parent n’aime vraiment pas son enfant. Ce parent ne se soucie pas du tout de son enfant. Vous détestez votre enfant si vous ne le disciplinez pas. La même chose est vraie dans la dimension spirituelle. Il dit : « Ne détestez-vous pas votre prochain dans votre cœur en ne le réprimandant jamais à propos de son péché et en le confrontant à son mal ? Pourquoi ? Si vous l’aimiez, vous voudriez le retenir des conséquences du péché et vous voudriez le ramener à la place de la bénédiction, n’est-ce pas ?

C’est évident. Donc, il doit y avoir une volonté. Maintenant, je crois que cette volonté est née d'une deuxième chose, et celles-ci sont progressives. La volonté naît du zèle pour Dieu. Regardez Jean 2 et je vais vous en donner une illustration. La volonté d'affronter le péché est née du zèle pour Dieu. Dans Jean 2 : 13, Jésus vient à la Pâque à Jérusalem et trouve dans le temple des gens vendant des bœufs et des moutons, des colombes, les changeurs d’argent qui escroquaient les gens. Ils étaient tous assis et faisaient leur travail. Maintenant, c'est beaucoup de péchés ! C’est vraiment très flagrant. Cela se passe bien dans le temple. Alors, il les a fouettés ! Il a pris quelques petits morceaux de corde et les a tissés pour faire un fouet épais et il les a littéralement chassés du temple. Vous savez, ils ne sont pas partis facilement. « Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis. Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables ; et il dit aux vendeurs de pigeons : Ôtez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Maintenant, qu'est-ce qui lui a fait faire cela ? Pourquoi a-t-il eu une telle réaction au péché ? Pourquoi avait-Il un si grand désir de sainteté de la maison de Dieu ?

Le verset 17 : « Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit... », Psaume 69 : 9, « Le zèle de ta maison me dévore. » Le reste du verset dit : « Et les outrages de ceux qui t'insultent tombent sur moi. » En d'autres termes, Dieu, lorsque tu es déshonoré, j'ai un tel zèle dans mon cœur, un tel désir de ta gloire, que lorsque tu es déshonoré, je ressens de la douleur. Maintenant, la volonté de faire face au péché est née du zèle pour le nom de Dieu, la réputation de Dieu et la gloire de Dieu. Vous voyez, dit Jésus, je ne peux pas laisser faire de Sa maison un nid de voleurs. Je ne peux pas tolérer le péché dans Sa maison. Je dois le chasser. Le temple n'est plus Sa maison. Vous êtes la maison de Dieu, n'est-ce pas ? L'assemblée des croyants est une sainte habitation dans laquelle Dieu habite. Nous devrions avoir le cœur de Christ qui ne peut pas plus tolérer la sainteté dans ce temple-ci qu’il ne pourrait la tolérer dans le temple de son Père à Jérusalem. Le zèle pour Dieu. Vous ne pouvez pas avoir la volonté d'affronter le péché dans le vide. Il est né du zèle pour Dieu.

D'où vient le zèle pour Dieu ? C’est le troisième point. Pour être engagé en tant que ministre de la sainteté pour la pureté de l'Église, il doit exister une pureté personnelle. C’est le troisième point. Trois choses sont nécessaires : la volonté, le zèle pour Dieu, la pureté personnelle. Vous ne serez pas rempli de zèle pour la maison de Dieu, vous ne serez pas consumés par le désir de la sainteté de son nom si vous ne marchez pas dans cette sainteté. Regardez avec moi le chapitre 7 de Matthieu. Bien que ce passage vienne dans un contexte quelque peu différent, c’est un principe qu’il convient de répéter dans notre texte. Le verset 3 dit : « Pourquoi vois-tu la paille... », cela signifie une écharde, petite écharde, « qui est dans l'œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre », cela signifie une grosse planche d’au moins 5 cm par 10 cm ou quelque chose de semblable, « qui est dans ton œil ? » Comment allez-vous dire à votre frère laisse-moi retirer cette écharde de ton œil, alors que vous avez une planche beaucoup plus grosse dans votre œil ! Hypocrite ! Tout d’abord, jetez la poutre de votre propre œil et vous pourrez alors voir suffisamment clair pour faire tomber l’écharde de l’œil de votre frère.

Maintenant, qu'avons-nous appris ici ? Avant de pouvoir confronter quelqu'un d'autre au sujet de son péché, de quoi devez-vous vous occuper ? Du vôtre ! Écoutez, je vais vous dire que c’est un principe très important. Quand une Église se déplacera pour imposer la sainteté et imposer la pureté, quand elle ira affronter le péché, en vertu même de cette direction, elle sera en train de s'auto-purifier. Le résultat final sera qu’il y aura moins de discipline nécessaire, bien que l'Église soit plus engagée à le faire. Comprenez-vous cela ? Parce que lorsque vous commencez à aller dans cette direction, la demande que cela vous impose est de vous purifier. C'est un ministère difficile, mais qui compte parmi les autres. Nous entendons beaucoup parler d’enseignement et de prédication, de formation, de service, de chants dans la chorale, d’aides ici et là, de chefs de file, mais où sont les ministres de la sainteté ? Où sont-ils ? Notre Seigneur les appelle dans son Église. La semaine prochaine, nous verrons comment ils s’acquittent de leur travail. Prions.

Seigneur, plein de grâce, nous avons le sentiment d’avoir été confrontés par toi. Nous avons à nouveau fait face à la réalité de notre insuffisance et nous revenons à nos débuts. « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur. Éprouve-moi et connais mes pensées. Regarde si je suis sur une mauvaise voie et conduis-moi sur la voie de l’éternité. » Seigneur, nous avons besoin de purification parce que nous avons échoué jusqu’ici. Nous ne cherchons pas ta volonté parce que nous n’avons pas ce zèle, cette passion pour ta sainteté, parce que les choses ne sont pas tout à fait ce qu’elles devraient être dans notre vie. Nous devons commencer par nous-mêmes, par notre propre purification. Remplis-nous de ce genre de zèle qui ressent la douleur, même du cœur de Dieu, afin que nous puissions avoir la même sainte réaction au péché que tu as. Fais que nous soyons capables avec tendresse, avec douceur, de confronter, en montrant notre amour pour les autres, car l’amour confronte et restaure. Merci Père pour ce que tu nous as appris aujourd’hui. Au nom du Christ. Amen.

FIN

This sermon series includes the following messages:

Please contact the publisher to obtain copies of this resource.

Publisher Information
Unleashing God’s Truth, One Verse at a Time
Since 1969

Welcome!

Enter your email address and we will send you instructions on how to reset your password.

Back to Log In

Unleashing God’s Truth, One Verse at a Time
Since 1969
Minimize
View Wishlist

Cart

Cart is empty.

Subject to Import Tax

Please be aware that these items are sent out from our office in the UK. Since the UK is now no longer a member of the EU, you may be charged an import tax on this item by the customs authorities in your country of residence, which is beyond our control.

Because we don’t want you to incur expenditure for which you are not prepared, could you please confirm whether you are willing to pay this charge, if necessary?

ECFA Accredited
Unleashing God’s Truth, One Verse at a Time
Since 1969
Back to Cart

Checkout as:

Not ? Log out

Log in to speed up the checkout process.

Unleashing God’s Truth, One Verse at a Time
Since 1969
Minimize