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(Citations bibliques: Version Segond 21 sauf autre mention.)

1ère lettre aux Corinthiens, chapitre 14, et nous partagerons avec vous les versets 20 à 25, qui forment le cœur de ce passage précis. Or, dans le 14ème chapitre, nous avons un autre problème de cette longue liste que Paul traite à Corinthe. Et ici, il corrige les Corinthiens charnels pour leur mauvais usage, et pour la perversion du don des langues. Et je présente mes excuses, dans un sens, à ceux d’entre vous qui étiez présents la dernière fois, car il est si difficile de prendre une partie de ce chapitre sans le prendre tout entier, mais je vais faire de mon mieux pour vous mettre dans le contexte.

Il y a un vrai don des langues à l’époque du Nouveau Testament, qui était la capacité de parler une langue, inconnue de l’orateur, mais connue d’une personne présente. Et Dieu avait un but défini pour ce don, que nous verrons plus tard aujourd’hui. Mais, dans l’assemblée de Corinthe, ils avaient pris le vrai don et l’avaient détourné vers un usage erroné. Et de plus, ils avaient ajouté au vrai don un don contrefait.

Il était courant, dans les religions à mystères païennes de ce temps-là, et nous avons, à de multiples reprises, appuyé sur ce fait avec vous ; il était courant dans les religions à mystères païennes de ce temps-là, de croire qu’on pouvait entrer dans un état de frénésie, ou d’extase. Et par conséquent, les gens pouvaient, comme qui dirait, se glisser hors de leur corps et communier à un autre niveau avec une divinité. Et lorsqu’ils le faisaient, ils parlaient à cette divinité dans une langue inconnue ; ils parlaient littéralement la langue des dieux.

Et ils croyaient, par conséquent, que c’était une sorte de phénomène extatique surnaturel qui était très édifiant pour soi, et que c’était un acte profond de dévotion envers ce dieu. Comme dans le cas de l’église corinthienne, tout au long du livre, chaque partie du système du monde qu’ils connaissaient était entrée dans l’Église, et pour ce domaine-ci, ce n’était pas différent.

Donc, fondamentalement, ce que vous avez dans le 14ème chapitre, c’est Paul qui leur dit : « Vous voyez, un, vous utilisez mal le vrai don, et deux, vous avez introduit cette contrefaçon, et doublé la confusion à ce sujet. » De sorte qu’ils croyaient vraiment que le don des langues c’était parler un langage extatique, un babillage extatique, du charabia, ou ce que vous voudrez l’appeler, et prétendument communier avec Dieu dans une langue de prière privée.

Or, l’apôtre Paul écrit ce chapitre, en premier lieu, pour évacuer l’idée que le vrai don est cette sorte de charabia extatique. Deuxièmement, pour s’assurer que, si le vrai don existait réellement, il se pratiquait correctement et dans le bon contexte, afin d’atteindre son but correct. Et bien entendu, en étudiant le 14ème chapitre, c’est un chapitre très urgent pour nous actuellement, car des charismatiques nous disent tout le temps qu’il est nécessaire que nous ayons cette expérience pour atteindre la pleine manifestation du Saint-Esprit, la pleine expression de sa puissance dans notre vie.

Ils nous crient haut et fort de l’expérimenter, et nous devons comprendre ce que Paul dit ici. Mais l’église des corinthiens, comme je l’ai dit alors, avait pris le vrai don, et avait déformé son usage. Et ils y avaient ajouté un don contrefait, qui ne faisait que rendre l’ensemble d’autant plus confus. Alors Paul écrit ce chapitre comme correctif, comme il l’a fait avec les 13 chapitres précédents.

La dernière fois, nous avons parlé de la position du don des langues, et nous avons dit qu’elle était secondaire. Paul dit très clairement que la position du don des langues est secondaire. Et deuxièmement, le but du don des langues, que nous allons considérer aujourd’hui, est d’être un signe. Et, troisièmement, la pratique du don des langues est systématique. En d’autres termes, il y a un système précis ordonné par Dieu qui permet le bon fonctionnement de ce don. Et nous considérerons cela dimanche prochain.

Maintenant, venons au point deux. Le but du don des langues, c’est d’être un signe. Or, c’est un domaine d’étude excessivement vital, car si nous pouvons à jamais, une fois pour toutes, définir le but du don, alors cela devient très facile d’évaluer ce qui se passe aujourd’hui, ou n’importe quand dans l’histoire, en rapport avec ce don. Soit il correspond au but biblique, soit il ne correspond pas. Par conséquent, nous pouvons déterminer s’il est légitime ou non.

Mais laissez-moi commencer par répéter ce qui nous est souvent servi en tant que but des langues, particulièrement aujourd’hui parmi nos frères et sœurs des communautés Pentecôtistes et charismatiques. Ils nous disent que le but des langues est premièrement l’édification personnelle et le recueillement. Autrement dit, c’est votre langue de prière privée, et lorsque vous parlez ainsi vous êtes édifiés, et c’est la façon dont vous pouvez avoir votre recueillement avec Dieu d’une manière surnaturelle, communiquant avec Dieu dans une langue qui est votre propre langue privée. Or, nous avons vu dans notre précédente étude que c’était, en fait, précisément ce que les païens pensaient concernant leur parler extatique, qui était un acte privé auto-édifiant de dévotion devant un dieu. Et c’est précisément ce que Paul refuse, en tous cas en ce qui concerne le vrai don. Dans un sens, il les accuse de le faire.

Donald Gee, qui est un Pentecôtiste plutôt illustre a dit : « Le but révélé du don des langues est principalement pour le recueillement, et nous faisons bien d’accentuer ce fait. » Larry Christenson, qui est un charismatique Luthérien plus moderne, dit : « La personne parle en langues, la plupart du temps, dans son recueillement personnel. C’est de loin l’usage et la valeur les plus importants. » Donc ils disent que c’est une nouvelle manière de pratiquer son recueillement, une nouvelle manière de s’édifier, quelque chose de plus profond et de plus significatif que toute autre manière de faire.

Mais Paul, dans les 19 premiers versets, a montré qu’en réalité ce n’est pas vrai. En fait, il les admoneste à ce propos. Et je vous ai montré la dernière fois la distinction des plus intéressantes en grec entre l’usage singulier de glōssa et l’usage pluriel, et vous ai montré pourquoi je crois que, lorsqu’il est au singulier, dans le 14ème chapitre, il fait référence au charabia du parler extatique, et lorsqu’il est au pluriel, il fait référence aux langues, au vrai don. Ainsi, au verset 2, nous avons vu que Paul dit : « Celui qui parle en charabia, » ou qui parle en extase, en parler extatique comme les païens, « ne parle pas aux hommes, » puis, littéralement en grec, « mais à un dieu, et dans son esprit il dit des mystères. »

En d’autres termes il leur dit : « Vous faites ce qui se fait dans les religions à mystères par des gens qui parlent à leurs dieux, » et que « ce n’est pas là l’objectif d’un don spirituel, puisque tous les dons spirituels sont destinés à être utilisés pour parler aux hommes, » ou bien pour parler à d’autres, ou pour servir les autres. 1 Corinthiens 12 :7 dit : « Les dons sont donnés pour le bien de tous. » De sorte qu’ils avaient mal utilisé ce don. Tous les dons sont donnés pour vous. Mon don est pour vous, pas pour moi, et l’idée d’auto-édification se trouve en réalité être une perversion.

Et ce n’est rien d’autre que dire des mystères, les religions à mystères d’une divinité, parler à un dieu, et ce n’est pas parler aux hommes, comme les dons de l’Esprit sont destinés à le faire. Ensuite, bien entendu, au verset 4, ce verset si important, qui utilise de nouveau le singulier, et toujours de manière cohérente. Et je suis sûr que c’est pour cela que certains interprètes de versions bibliques ont mis « inconnue », parce qu’ils ont reconnu cette différence. Chaque fois que c’est au pluriel ils ne mettent pas « inconnues. » « Celui qui parle charabia, » ou dans ce jargon de l’extase, « s’édifie lui-même. »

Or, il n’est pas dit de le faire dans ce but. Nous avons discuté du fait que ce concept d’édification est mauvais, très souvent dans la lettre aux Corinthiens. Autrement dit, c’est une édification mauvaise, individuelle et centrée sur l’ego. « En réalité, c’est lui-même qu’il édifie, » voilà ce qu’il dit. Et c’est mal, parce qu’aucun don n’a été prévu dans une intention d’usage égoïste. Mes dons sont pour vous, voilà l’important.

Et il dit : « En fait vous parlez dans ce charabia dans le but de vous édifier vous-mêmes. Mais la vérité est » - au verset 14 – « ton intelligence est stérile, » totalement sans fruit. Et au verset 16, « Personne qui vous entend ne peut même dire ‘amen.’ Vous ignorez totalement les gens qui vous entourent, vous êtes égoïstes, votre propre pensée est stérile, les gens autour de vous ne peuvent pas dire ‘amen’. » Et comme résultat, il dit : « J’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence que dix mille paroles en langue… »

Et dix-mille n’est pas un mot littéral, c’est murioi. C’est le nombre le plus grand dans le système de comptage grec qui a un nom. Ce serait comme dire des « trillions. » Il dit que cela ne sert à rien. Il semble presque être d’accord avec eux, au verset 4, qu’ils s’édifient eux-mêmes, mais ce n’est qu’une manière tacite de les prendre là où ils sont, et ensuite il les amène là où ils devraient être.

C’est comme dans 1 Corinthiens 6 :12, où il leur dit : « Tout est permis, » et il cite, vous vous souvenez, leur petite phrase. Vous souvenez-vous comment nous l’avons étudié ? Ils se baladaient dans leur liberté, disant « Tout est permis, tout est permis. Je suis sous la grâce ; je peux faire tout ce que je veux. » Et il dit : « Eh bien, ouais, tout est permis, » et c’est là qu’ils en sont.

Mais en arrivant au verset 18, il dit : « Fuyez l’immoralité sexuelle. » Voilà où il voudrait qu’ils soient. Ils pourraient conclure que tout est permis, mais pas Dieu. Ils peuvent sentir que tout, et que cette chose-là les édifie, mais Dieu dit : « Ce n’est pas son but. » Voilà l’approche que Paul utilise. Donc il a déjà parlé avec force détails du fait que les langues n’ont jamais eu pour but l’édification.

Je vous ai montré la dernière fois qu’elles ne peuvent pas édifier l’Église du tout car l’Église ne sait pas ce qui est dit. Et même lorsqu’elles sont interprétées, c’est le don d’interprétation qui édifie, non le don des langues. Il ne peut édifier un individu, donc, puisque sa pensée est stérile. Il ne peut édifier l’Église puisque personne ne sait ce qui est dit. Et si quelqu’un se trouve là qui parle cette langue, qu’elle est utilisée comme prévu et qu’elle a son but prévu, elle devrait être traduite, pour qu’elle ne soit pas sans édification, et puisse profiter à l’Église. Mais alors, encore une fois, ce serait le don d’interprétation qui édifierait, et non les langues.

Donc il est impossible de conclure que ce soit une langue d’auto-édification pour prier Dieu. En fait, si vous étudiez la prière dans le Nouveau Testament, vous ne trouverez jamais, dans tout le Nouveau Testament, un endroit où on vous dit de prier Dieu dans une langue inconnue. En fait, lorsque Jésus a fixé le modèle de la prière en Matthieu, chapitre 6, versets 9 à 13, Il a dit : « Priez ainsi, », n’est-ce pas, puis Il leur a dit comment prier. Et il n’y avait ni charabia, ni aucune extase. Et je ne pense pas que l’on puisse avancer de meilleur modèle que celui de notre Seigneur en personne.

Des gens disent : « Mais parler en langues est une manière de louer Dieu. C’est une manière de louer Dieu, une manière libre, nouvelle, merveilleuse de louer Dieu. » Alors je poserais cette question. Le plus grand domaine de louange, le moment le plus grand de louange, la quantité la plus grande de louange sera offerte au ciel. Et alors, pourquoi 1 Corinthiens 13 :8 dit-il que les langues cesseront ? Si c’est une manière si fantastique de louer, et que la louange est la caractéristique même du ciel, pourquoi cela cesserait-il ? Alors, vous voyez, nous ne pouvons conclure que c’est là pour l’édification propre ou le recueillement. Ceci n’est qu’un bref aperçu de ce que nous avons fait la dernière fois.

Deuxièmement, d’autres suggèrent que ce n’est pas pour l’édification mais que c’est pour l’évangélisation. Certains disent que le don des langues dans le Nouveau Testament était prévu pour rendre des gens capables de prêcher l’évangile dans une autre langue. Or, cela ressemble à une bonne idée, et quelque part dans le champ missionnaire, à un moment donné, Dieu a pu faire quelque chose de ce genre, Il peut avoir donné à quelqu’un la possibilité de parler une langue qu’il ne connaissait pas afin de faire part de l’évangile à quelqu’un dans une situation très critique. Je ne le nierais pas.

Mais on ne peut pas soutenir que le don des langues du Nouveau Testament était là pour prêcher l’évangile à des gens qui ne comprenaient pas. Savez-vous pourquoi ? Parce que jamais vous n’avez d’exemple de cela dans tout le Nouveau Testament. Vous direz : « Et Actes 2, où ils parlaient tous, et chacun les entendait dans leur propre langue ? » Oui, mais savez-vous ce que tous ces gens ont entendu ? Ils les entendaient « parler des merveilles de Dieu. » Et si vous n’étudiez que cette simple phrase – elle vient du judaïsme – ce qu’elle signifie simplement, c’est qu’ils racontaient les grandes choses historiques que Dieu avait fait dans l’Ancien Testament.

Pourquoi ? Pour attirer l’attention de la foule de juifs de sorte que Pierre a pu se lever, et ensuite, dans leur langue, prêcher l’évangile. Ainsi, au lieu de dire que le don des langues serait utile pour l’évangélisation, vous pourriez dire que c’était une sorte de pré-évangélisation. Cela a rassemblé la foule, puis l’évangile a dû être prêché. Donc, les charismatiques ont suggéré que c’était pour l’édification. D’autres ont suggéré l’évangélisation. Mais ces deux ne correspondent pas vraiment au Nouveau Testament.

Troisièmement, il a été suggéré que le don des langues est la preuve du baptême du Saint-Esprit. Et nous avons discuté de cela longuement au chapitre 12, que le don des langues est la preuve du baptême du Saint-Esprit. Or, il y a plusieurs problèmes avec ça. Un, regardez au chapitre 12, verset 13. 1 Corinthiens 12 :13 dit, et faites attention : « Nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit » Or, je vous pose une question : Combien furent baptisés ? Tous !

Regardez au verset 30, et c’est une forme, en grec, qui implique une réponse négative. Ce n’est pas quelque chose que j’ai deviné. C’est la forme de construction de la phrase en grec. « Tous ont-ils des dons de guérisons, tous parlent-ils en langues ? » Et quelle est la réponse sous-entendue ? Non ! Maintenant prenez note. Tous ont été baptisés ; tous ne parlent pas en langues. Vous ne pouvez pas rendre ces deux choses équivalentes.

De plus, je voudrais ajouter ceci. Dans Actes 2 :38, Pierre prêchait ; il disait : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » (Colombe) Trois-mille personnes l’ont fait, et savez-vous combien d’entre eux ont parlé en langues ? La Bible ne mentionne pas que l’un ou l’autre l’ait fait. En Actes, chapitre 4, verset 31 : « … L’endroit où ils se trouvaient trembla ; ils furent tous remplis du Saint-Esprit… » Et ils parlèrent en langues ? Non ! Simplement, « …ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance. » Vous voyez, en Actes 2 et Actes 4, des gens remplis, des gens recevant l’Esprit, pas de langues. On ne peut pas les égaliser. Cela ne marche simplement pas.

Vous direz : « Alors, John, si ce n’est pas le signe du baptême de l’Esprit, si ce n’est pas pour l’évangélisation, si ce n’est pas dans le but d’annoncer en fait l’évangile, si ce n’est pas dans le but de m’édifier en privé, alors c’est fait pour quoi ? » Eh bien, c’est ce que nous allons étudier. Regardez au verset 20 et nous allons y arriver. « Frères et sœurs, ne raisonnez pas comme des enfants, » ou littéralement, cessez d’être des enfants dans le raisonnement. « Au contraire, pour le mal, » kakia en grec signifie en fait mal, simplement le mal en général, « soyez des bébés » C’est un enfant plus jeune ici que le premier mot pour ‘enfants’. Le premier mot pour ‘enfants’ signifierait un enfant de 5 à 10 ans ; le second terme signifierait un enfant d’un an ou moins. « Frères, ne soyez pas des enfants dans le raisonnement ; au contraire, pour le mal soyez des bébés. Mais par rapport au raisonnement, soyez des adultes. »

Or, ceci est une accusation plutôt sévère, alors il commence par « frères », comme pour se les concilier avant de les semoncer. Et le reproche ici suggère qu’à cause de leur mauvais usage des langues, ils étaient en réalité mauvais. Laissez-moi vous montrer ce que je veux dire. Ils étaient « des enfants pour le raisonnement. » autrement dit, ils n’avaient pas vraiment grandi assez pour comprendre de la doctrine solide. Ils étaient comme il est dit dans Éphésiens 4 ; « ballottés et emportés à tout vent de doctrine. »

Ils n’utilisaient pas leur cerveau. Leurs pensées étaient stériles, tout comme c’est dit en 14 :14. Et ils ne réfléchissaient pas au fond des choses justes, de ce qui est biblique, de ce qui vient de la révélation de Dieu et qu’ils avaient reçu. Alors, pour le raisonnement, ils étaient des enfants plus que des adultes. Et ils auraient dû être matures, et leur esprit aurait dû saisir la vérité. Mais eux, pour la malice et le mal, auraient dû être des enfants alors qu’ils n’en étaient pas.

Vous direz : « Que voulez-vous dire par là ? » eh bien, un petit enfant n’a pas de mauvaises pensées envers les autres, il n’a aucune malice. Un petit enfant n’est qu’amour et gentillesse, bonté, tendresse, attention, sensibilité. Et vous voyez, ce qu’il dit, c’est : « Pourquoi ne vous enseignez-vous pas réciproquement de cette manière ? Pourquoi n’êtes-vous pas des petits enfants quand il s’agit de votre manière d’agir envers les autres, et n’êtes-vous pas mature dans votre pensée, au lieu d’être des enfants dans votre pensée et matures dans ce qui est mauvais en vous ?

Vous voyez, ce qu’il veut dire, c’est qu’à cause de leur pratique égoïste de ces dons dans le but de l’édification personnelle, et la construction de leur propre ego, ils ignoraient le reste de la famille de Dieu, ils ignoraient les membres de l’assemblée. Tout était confusion ; il n’y avait pas place pour le vrai enseignement de la Parole de Dieu. Les gens qui visitaient leur assemblée pensaient qu’ils étaient fous ; ceux qui étaient là, une partie de l’assemblée, ne pouvaient rien en tirer. Ce n’était que du chaos et chacun faisait son propre truc.

Tout se réduisait à un anti-intellectualisme pour favoriser une expérience existentielle. Et c’est en réalité ce que nous voyons dans notre 20ème siècle, une sorte omniprésente d’anti-intellectualisme a permis au mouvement charismatique d’envahir comme qui dirait l’espace que le monde a fourni, l’esprit de ce siècle, et de s’adapter à cette pensée.

Verset 21 : « Il est écrit dans la loi : ‘C’est par des hommes d’une autre langue et par des lèvres étrangères que je parlerai à ce peuple, et même ainsi, ils ne m’écouteront pas,’ dit le Seigneur. Par conséquent, les langues sont un signe non pour les croyants, mais pour les non-croyants ; la prophétie, quant à elle, est un signe non pour les non-croyants, mais pour les croyants. » Arrêtez-vous ici.

Là, si vous ne savez rien d’autre, les amis, si vous n’avez jamais rien appris d’autre à propos des langues, vous savez certainement ceci. « Les langues sont un signe, mais pas pour » qui ? « Les croyants. » Vous le savez. Cette seule phrase est le cœur de ce 14ème chapitre. Cette phrase, tout seule et d’elle-même, devrait rappeler à leur devoir toutes les personnes qui parlent en langues, pour examiner la réalité de cette déclaration. Elle ne pourrait être plus simple. « C’est pour les non-croyants. »

Ici, laissez-moi vous montrer ce qui se passe. Sur votre plan il y a une liste et j’y ai inscrit trois choses : un signe pour la malédiction, un signe pour la bénédiction et un signe pour l’autorité. Et ce sont là fondamentalement les buts des langues en tant que vrai don. Maintenant, laissez-moi vous montrer la première chose : un signe de malédiction. C’est la chose principale. Or, peut-être que vous n’y avez jamais pensé de cette manière, mais c’est, à mes yeux, ce que ces versets indiquent. Regardons de nouveau le verset 21.

« Il est écrit dans la loi, » et la loi n’indique pas toujours le Pentateuque. Elle signifie fréquemment tout l’Ancien Testament, comme c’est souvent le cas dans le Psaume 119, et dans d’autres endroits, également dans Romains. Donc il dit : « Il est écrit dans l’Ancien Testament, » puis il continue en citant Ésaïe 28 :11-12, en le citant plutôt librement. Il cite Ésaïe 28 :11 librement, puis lance la fin du verset 12. Et il dit : « ‘C’est par des hommes d’une autre langue et par des lèvres étrangères que je parlerai à ce peuple,’ et ce peuple se rapporte à Israël, dans ce texte, ‘et même ainsi ils ne m’écouteront pas,’ dit le Seigneur. »

Ensuite, ayant prononcé cette phrase de l’Ancien Testament, d’Ésaïe à Israël, il l’applique. « Par conséquent, » dit-il, « si c’était vrai alors, si c’était leur usage à l’époque d’Ésaïe, alors les langues sont, » pas étaient, mais sont encore, « un signe non pour les croyants, mais pour les incroyants. » Donc il tire une conclusion du texte de l’Ancien Testament. Et la conclusion est que les langues ne sont pas pour les croyants, mais pour les incroyants. Remarquez ceci. Il est dit au verset 22, « les langues sont un signe. »

Or, je veux que vous remarquiez quelque chose de tout à fait intéressant. Il est dit au verset 22, « les langues sont un signe, » ces deux petits mots, « un signe. » Trois mots en grec, avec eis, et eis indiquant un but, ‘sont pour un signe’. Or, ce mot est là pour le dire. Soit dit en passant, ce n’est pas qu’ils sont un signe ; c’est que le but des langues est d’être un signe pour les incroyants. Ce n’est pas par hasard.

En fait, cette expression particulière, « pour un signe, » apparaît dix fois dans l’Ancien Testament grec, et chaque fois, il signifie « but ». De sorte que le but des langues c’est d’être un signe pour les incroyants. Quels incroyants ? « Eh bien, « ce peuple » du verset 21, ne pense qu’à un seul peuple. C’est Israël, donc c’est un signe pour l’Israël incrédule. Donc c’est cela qui est reporté dans la situation corinthienne.

Maintenant, laissez-moi vous donner quelques aspects du contexte. Allez dans votre Bible au chapitre 28 d’Ésaïe, et je vais vous montrer un récit absolument fascinant. Dans Ésaïe 28, nous nous trouvons dans le royaume du sud, de Juda au temps du roi Ézéchias. On est environ en 705 avant J.-C. En 722 avant J.-C., quelques 15 ans auparavant, le royaume du nord, Israël, avait été pris et détruit par les Assyriens. Et la raison de cet évènement avait été leur incrédulité et leur apostasie. Dieu avait envoyé un jugement sévère sur le royaume du nord en 722 avant J.-C.

Et maintenant, on est en 705 avant J.-C. et le royaume du sud se comporte terriblement mal et désobéit. Alors Dieu leur parle par le prophète Ésaïe pour les avertir que ce qui est arrivé au royaume du nord va arriver sur le royaume du sud à cause de leur incrédulité et leur apostasie. Et c’est le message des 15 premiers versets d’Ésaïe 28. C’est un avertissement du prophète à Juda, le royaume du sud, qu’il va subir le même jugement que le royaume du nord. Et en fait, ce seront les Assyriens, ou les Babyloniens ‘blablatants’, si vous voulez, qui viendront contre eux pour les juger.

Maintenant, voyons comment Ésaïe aborde le problème. Il trouve les chefs d’Israël, les prophètes et les prêtres ivres morts, au verset 7. « Mais eux aussi, ils titubent sous l’effet du vin et les liqueurs fortes les égarent. » Ils avaient manqué à leurs devoirs de chefs car ils étaient ivres. « Prêtres et prophètes titubent sous l’effet des liqueurs fortes, ils sont troublés par le vin, ils s’égarent à cause des liqueurs fortes. Ils titubent en prophétisant, ils vacillent en rendant leurs verdicts. »

Et voyez l’horreur du verset 8. « Toutes les tables sont pleines de vomissements infects ; il n’y a plus aucune place intacte. » Littéralement, il les trouve dans un état de stupeur ivre, ayant vomi. Ils sont à une sorte de fête, et il leur lance son message de terribles reproches et de jugement imminent. Et savez-vous quelle est leur réaction ? Ils se moquent de lui, le méprisent, le réprimandent, le raillent. Regardez ce qu’ils disent au verset 9 : « À qui veut-il enseigner la connaissance ? À qui veut-il faire comprendre son message ? Est-ce à des enfants qui viennent d’être sevrés, qui viennent de quitter la poitrine de leur mère ? » Qui voudrait-il enseigner ? Des bébés.

Pourquoi ? « En effet, c’est ordre sur ordre, ordre sur ordre, règle sur règle, règle sur règle, un peu ici, un peu là. » « Il doit penser que nous sommes des bébés. Il ne fait que répéter la même simple chose une fois après l’autre. » Et ils se moquent de lui. Ils n’apprécient pas son attitude, alors ils se mettent à ricaner contre le prophète, en appelant son enseignement de l’enseignement pour enfants. Pense-t-il qu’ils sont des bébés, pour répéter la même chose sans cesse ? Mais ils ne l’écoutaient même pas, ils ne l’écoutaient même pas. Alors au verset 11, il parle pour Dieu. Il dit : « Eh bien, c’est par des hommes aux lèvres balbutiantes et par une langue étrangère que l’Éternel parlera à ce peuple. Il leur avait dit : ‘Voici le lieu de repos. Laissez se reposer celui qui est fatigué ! Voici le moment de la détente !’ Mais ils n’ont pas voulu écouter. »

Maintenant Dieu dit : « Vous n’avez pas voulu écouter le simple message enfantin répété par Ésaïe, alors je vais vous parler dans une langue que vous ne comprendrez jamais. » Et ce qu’Il voulait dire, c’était que les Babyloniens blablatants viendraient encercler leur ville, et les emmèneraient loin de leur pays, les détruiraient et les massacreraient, et les brûleraient. Et lorsqu’ils allaient commencer à entendre cette langue inintelligible de Babylonie qu’ils ne pourraient comprendre, ils sauraient que le jugement de Dieu était tombé. Ce qui eut lieu en 588 avant J.-C. Et à cause de leur incrédulité et leur apostasie, Dieu a envoyé un terrible jugement.

Ce n’était pas la première fois qu’ils avaient été avertis. Dans Deutéronome 28, déjà, au verset 49, ce qui était au 15ème siècle avant Christ, écoutez ceci, 28 :49. « L’Éternel fera partir de loin, des extrémités de la terre, une nation qui fondra sur toi d’un vol d’aigle. Ce sera une nation dont tu ne comprendras pas la langue. » Je crois qu’il est fort probable que ceci fasse allusion à la destruction de Jérusalem après Jésus-Christ. Donc au 15ème siècle, Dieu les a avertis. Et lorsqu’ils ont entendu une langue étrange cela a dû être le jugement.

Au 8ème siècle, par Ésaïe, Dieu les a avertis que quand ils entendraient une langue étrangère ce serait le jugement. Jérémie, ce grand prophète qui se lamentait, a dit : « ‘Je vais faire venir contre vous une nation lointaine, communauté d’Israël,’ déclare l’Éternel. ‘C’est une nation stable, une nation ancienne, une nation dont tu ne connais pas la langue et dont tu ne comprendras pas les paroles.’ » Jérémie 5 :15. Et Dieu leur avait clairement souligné, dans leur esprit, que lorsqu’ils seraient jugés il y aurait un signe. Et le signe était qu’ils entendraient une langue qu’ils ne pourraient pas comprendre. Vous voyez ?

Or, quand Paul cite ceci – maintenant vous pouvez revenir à 1 Corinthiens, - quand Paul cite cela ici, il dit : « Voilà, tout comme lorsqu’Ésaïe l’a dit, tout comme lorsque Moïse l’a dit, tout comme lorsque Jérémie l’a dit, ces langues sont un signe pour l’incroyant que Dieu est sur le point d’agir en jugement. » C’est cela qu’il veut dire. Vous direz : « Alors, qu’est-ce que cela signifiait pour la génération où vivait Paul ? » Eh bien, écoutez. Lorsqu’ils se mirent à parler dans ces langues, le jour de la Pentecôte, chaque Juif aurait dû savoir que le jugement de Dieu était imminent.

Et vous savez, ce fut seulement environ 30 ans plus tard que l’Empereur romain entra dans Jérusalem et la balaya, et avec la ville, le judaïsme en tant que tel. Le système sacrificiel prit fin et ne fut jamais restauré. Ils auraient dû savoir que le jugement de Dieu allait tomber. Écoutez, si le jugement de Dieu tomba sur l’incrédulité et l’apostasie du royaume du nord en 722 avant J.-C., si le jugement de Dieu tomba sur l’incrédulité et l’apostasie du royaume du sud en 586 avant J.-C., alors croyez-moi, il tombera sur une nation qui tourne le dos et crucifie son propre Messie au premier siècle. Et il tomba.

Il me semble qu’une fois que la destruction de Jérusalem a eu lieu en 70 après J.-C., tout le but du don des langues a cessé d’exister. C’est ce que le texte dit ; ce n’est pas mon opinion. Il n’a jamais eu comme intention d’être quelque chose pour un chrétien. C’est pour quelqu’un qui ne croit pas. Lequel ? Un Juif, un membre de ce peuple, pour qu’il puisse savoir que Dieu agit en jugement.

Jésus dit, en Luc 13 :35 : « Voici que votre maison vous sera laissée déserte. » Ensuite en Luc, chapitre 20, au verset 21, Il fait un pas de plus. Il dit – voyons, Luc, chapitre 21, verset 20 plutôt. « Lorsque vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, sachez que sa destruction est proche. » Et au verset 24 : « Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés prisonniers dans toutes les nations et Jérusalem sera piétinée par les non-Juifs. » Jésus dit : « Hé, jugement, jugement. » Au cours de tout le ministère des apôtres, le jugement venait sur Israël. Jésus l’a prêché, et le signe des langues l’a de nouveau montré. Et c’est pourquoi, je pense, Paul fait référence à Ésaïe 28. Et même malgré cela, dit-il à la fin du verset 21, ils n’ont pas voulu écouter. Ils n’ont pas voulu écouter.

On peut suivre ce but, et il peut se vérifier, dans le livre des Actes. Dans Actes chapitre 2, beaucoup de Juifs non croyants étaient présents. Et plus tard, quand il y a une autre occurrence de parler en langues à certaines occasions, par exemple au chapitre 8, au chapitre 10, au chapitre 19, bien que dans chaque cas, ces gens deviennent des croyants.

Cependant, le fait que ce même phénomène ait lieu renforce la réalité pour les Juifs qui y assistaient, et qui diraient à leurs concitoyens ce qui était arrivé. Car en Actes 8, Actes 10 et Actes 19, où il y a les langues, il y avait toujours des Juifs croyants présents qui reviendraient rapporter qu’ils avaient vu les mêmes choses. Donc ce n’était pas seulement pour lier ces nouveaux facteurs de l’Église à l’évènement de la Pentecôte et aux Juifs présents là, mais c’était aussi pour renforcer pour la nation juive qu’en vérité, Dieu allait juger.

Donc, en premier lieu, c’est un signe de malédiction. Et je voudrais ajouter quelque chose. C’est également un signe de bénédiction. Ce que j’appelle un bienfait accessoire du numéro un. Numéro un est le premier but du don, la malédiction. Et je ne vous ai pas donné toute l’étude là-dessus, seulement une partie. Les langues de la Pentecôte disaient : « Voici, Dieu n’agira plus au moyen d’une seule nation. Dieu ne va plus parler en une langue seulement. Dieu ne va plus ne favoriser qu’une seule nation. Dieu va aller vers le monde entier, et dans tout le monde bâtir son Église. » Le royaume de toutes les nations.

Et vous savez, le fait même qu’ils parlaient toutes ces langues était pour Dieu une manière de dire : « C’en est fini de l’unicité d’Israël, et je vais parler dans les langues du monde, et bâtir cette Église qui est cachée dans l’Ancien Testament. » Donc les langues parlent en premier lieu comme un signe de malédiction sur Israël. Mais remarquez, à peine l’ai-je dit que je dois dire qu’elles parlent, également, d’une bénédiction qui viendra pour le monde entier.

Car Christ, en se détournant d’un peuple rebelle, a ouvert ses bras au monde. Donc le signe devient un signe de bénédiction, à titre accessoire. C’est comme dans Romains 11, vous savez, où Paul dit : « leur faux-pas a fait la richesse du monde. » Jérusalem détruite, Israël écarté. Et pourtant, dans leur mise à l’écart, nous sommes devenus bénéficiaires, n’est-ce pas, comme Dieu s’est adressé à nous.

Donc les apôtres de Dieu du Nouveau Testament, et les prophètes de Dieu du Nouveau Testament jaillissent tout à coup, déclarant spontanément les œuvres merveilleuses de Dieu dans toutes les langues. Lisez Actes 2. Un signe indubitable qu’une transition a lieu. Une malédiction d’un côté, mais ensuite d’un autre, une bénédiction. Car chaque Juif pouvait encore venir, n’est-ce pas ? Trois mille l’ont fait le jour de la Pentecôte. Donc en un sens, tout en étant un signe judiciaire de malédiction, à titre accessoire c’est aussi un signe de bénédiction.

Ensuite, troisièmement, c’est un signe d’autorité, et ceci est lié également à cela. Qui furent les grands messagers qui prêchèrent cette transition ? Qui furent les hommes de Dieu qui parlèrent de malédiction et de jugement ? Qui furent les hommes de Dieu qui parlèrent de la bénédiction qui viendrait sur toutes les nations ? Nuls autres que les apôtres et les prophètes. Et ce fut à eux que Dieu donna la capacité de parler ces langues comme un signe d’authentification et de validation que ce qu’ils disaient était en fait la vérité.

Car dans l’esprit des Juifs, il aurait été si choquant et si perturbant, si incompréhensible, si stupéfiant que Dieu ait changé les choses à ce point, qu’il fallait une forte attestation que ce qu’ils disaient était vrai. Alors Dieu leur a donné la capacité de parler ces langues. Paul dit au chapitre 14, verset 18, « Je parle en langues plus que vous tous. » En tant qu’apôtre, c’était un signe d’authentification, tels les autres dons signes qu’il avait. Il dit même, en 2 Corinthiens 12 :12, « Les marques de mon ministère d’apôtre ont été produites au milieu de vous par … des signes, des prodiges et des miracles. » Donc, c’était un signe d’autorité pour ceux qui prêchaient le message de transition.

Je dirais que c’est « l’ABC » du but des langues : 1) la malédiction (en anglais « the curse »), 2) la bénédiction, 3) l’autorité. C’est tout, les amis. Vous ne voyez pas de recueillement personnel ici. Vous ne voyez pas l’évangélisation là. C’est un but tout à fait unique. Et, voyez-vous, une fois que l’évènement a eu lieu, la destruction de Jérusalem, une fois qu’elle a eu lieu, que la transition s’était faite et que l’Église était née, le signe n’était plus nécessaire.

Vous savez, lorsque je fais un voyage quelque part, je conduis peut-être le long de la Côte, et je vois un panneau qui indique : « Sacramento, 300 miles. » La fois suivante, je vois un panneau indiquant « Sacramento, 200, Sacramento, 150, Sacramento, 30, », et soudain je suis à Sacramento. Je traverse Sacramento, et il n’y a plus de panneaux. J’y suis passé. Ils ont disparu. Les langues sont un signe. Ce n’est rien en soi ; c’est un signe. Et un signal est là pour indiquer quelque chose. Et elles indiquaient une malédiction qui est venue sur un peuple, et elle est venue. Et une fois la malédiction arrivée, le signe n’était plus nécessaire.

Mais d’un autre côté, - cela me plaît. Et, mes amis, je n’ai aucun intérêt particulier ici. Je ne fais qu’essayer de comprendre ceci au mieux. Mais au verset 22 il dit : « Mais la prophétie, non pour les non-croyants, mais pour les croyants. » (Version Darby) Voilà qui a une portée immense. Ce n’est pas que pour une nation incrédule ; c’est pour ceux qui croient, toutes les années du temps de l’Église.

En fait, vous savez que dans la New American Standard, je regrette qu’ils aient mis ceci en italique. Ils ont mis « la prophétie est un signe. » Vous le verrez si vous avez une New American. Et c’est en italique. Pourquoi l’ont-ils mis ainsi ? La prophétie n’est pas un signe. La prophétie ne montre rien du doigt. La prophétie est quelque chose en soi. Et je vais vous le dire, la prophétie est ce qui édifie.

« Celui qui prophétise » - verset 3 – « au contraire, parle aux hommes, les édifie, les encourage, les réconforte. » Au verset 4, « … celui qui prophétise édifie l’Église. » Verset 1 : « Aspirez … à la prophétie. » Qu’est-ce que cela signifie ? Cela veut dire, simplement annoncer la Parole de Dieu. Si vous étiez entrés dans l’église de Corinthe, vous auriez entendu cette confusion globale d’hystérie égoïste, égocentrique, édifiant l’ego. Et Paul dit : « Éliminez-moi ça ! C’est pour un but précis, pour une période spécifique, pour accomplir quelque chose de précis. Mais lorsque vous vous rassemblez, aspirez à prophétiser, ou à annoncer la vérité. » Il est bien plus important de prêcher la parole.

Voulez-vous savoir quelque chose d’intéressant ? J’y ai justement pensé cette semaine. Savez-vous que dans toute la Bible, nous n’avons absolument aucun rapport de quoi que ce soit qui aurait été dit en langues ? Vous saviez ça ? Pourquoi ? Parce que c’était un signe voué à disparaître. Il n’avait aucune valeur permanente, même dans son sens de révélation. Mais au contraire, tout ce livre, que Pierre appelle « la plus certaine parole » - quoi ? - « prophétique. » (Colombe) Vous voyez, il n’y a simplement aucune comparaison entre quelque chose qui est un signe et quelque chose qui est la réalité.

Donc les langues sont un signe pour les Juifs incroyants, attachés irrémédiablement à un point dans l’histoire de la rédemption. Elles étaient utiles pour montrer que le christianisme ne devait pas être distinctement juif, mais universel. Elles servaient à corroborer et authentifier les orateurs et les messagers qui apportaient ce message, et elles servaient à montrer à Israël qu’ils avaient de nouveau rejeté Dieu dans leur incrédulité et apostasie.

Et, les amis, des gens disent : « Mais ne pensez-vous pas que les langues pourraient avoir un objectif aujourd’hui ? » Écoutez, nous n’avons pas besoin de le répéter aujourd’hui. Si les langues ont cours, elles devraient avoir le même but. Et quel sens y aurait-il à ce qu’elles signifient de nos jours que Dieu s’écarte d’Israël pour ouvrir l’évangile aux nations ? Il a déjà fait cela il y a 2000 ans. C’est assez clair pour nous, non ? Nous n’avons pas besoin de plus d’informations là-dessus. C’est fait. Maintenant, ayant établi le but des langues, observez comment Paul l’applique au rassemblement des Corinthiens au verset 23. Attention.

« Si donc, » et pourquoi y a-t-il ‘donc’ ici ? Pour avancer sur la base de ce qui vient d’être dit. Puisque c’est le but des langues, « alors que l’Église entière est rassemblée… » Ici je ne voudrais que mentionner qu’il y a certaines personnes qui pensent que l’Église ne devrait se rassembler que dans les foyers, et en petits groupes privés. Mais ce verset indique que l’Église se rassemble en un seul endroit. « … tous parlent en langues, » même le vrai don. Et il est au pluriel ici. Si tout le monde utilisait le vrai don des langues, savez-vous ce qui arriverait ? « … Et qu’il entre de simples auditeurs ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes » - Quoi ? « Fous ? »

Pourquoi ? Eh bien, il y a deux raisons. La première, c’est un non-Juif, et il ne comprend pas le signe. Deuxième raison, il pourrait même être un non croyant juif, mais savez-vous quoi ? Parce que tout le monde le fait, cela n’a pas de sens. Et j’ai essayé de vous signaler la dernière fois que ce don était utilisé, - dans le Livre des Actes au chapitre 2, quand quelqu’un présent comprenait la langue. Et Paul, en 14 :27, dit : « Lorsqu’il est bien utilisé, qu’il n’y en ait que deux ou trois qui parlent, et chacun à son tour, pas tous en même temps. »

Donc, si un non Juif incroyant venait à l’assemblée corinthienne, il disait : « Ces gens sont fous. » Mainomai, en grec. C’est un mot qui signifie, « frénétique », et Platon dit que c’est le mot qui décrit les extases des païens lorsqu’ils entrent dans leurs expériences extatiques avec leurs dieux. Autrement dit, un non Juif incroyant viendra et dira, « Hé, ce n’est pas différent que dans le temple de Diane. » Et un Juif non croyant entrera et dira la même chose.

Vous direz : « Mais c’est censé être un signe pour lui. » Oui, mais c’était fait d’une manière chaotique, où tout le monde le faisait, cela n’aurait eu aucun sens pour eux, même si c’était le vrai don utilisé de la mauvaise manière. Donc vous voyez, c’est un don spécifique. Il doit être utilisé à un moment précis, d’une manière précise, avec une personne précise à l’esprit, dans une intention précise. Et en dehors de cela, sa signification est inexistante. « En revanche, » dit Paul, « au lieu de faire cela dans votre assemblée, … »

Verset 24: « Si tous prophétisent » proclamer, prophemi, parler devant des gens, annoncer la Parole de Dieu, « et qu’un non-croyant ou un simple auditeur entre, il est convaincu de péché par tous, il est jugé par tous ; ainsi les secrets de son cœur sont dévoilés, et il tombera alors le visage contre terre pour adorer Dieu en déclarant que Dieu est réellement au milieu de vous. » Écoutez. Les langues sont inutiles pour édifier, que ce soit l’Église ou un individu, et elles ne servent à rien pour évangéliser. Elles n’étaient qu’un signe de pré-évangélisation pour une nation qui a été maudite.

Alors il dit : « Ce que vous devriez faire, c’est de vous assurer que vous annoncez la Parole de Dieu en vue de l’édification, de l’exhortation, de la consolation. Et lorsqu’un incroyant entrera, » observez l’ordre, « d’abord il sera convaincu de péché, il éprouvera de la culpabilité. Puis il sera jugé. Le verdict dira qu’il se sent coupable parce qu’il est coupable. Et puis, tout à coup, les secrets de son cœur seront dévoilés ; son péché se verra. Il sera démasqué. Et alors, dans l’humiliation et un sens de condamnation personnelle, et de haine de soi, il tombera le visage contre terre, pour adorer Dieu, et il dira, ’j’ai trouvé le vrai Dieu ici, au milieu de vous.’ »

En d’autres termes, « Vous allez avoir des résultats si vous prophétisez. » Il voit Dieu, et dit, « Dieu est ici. » Mes amis, ne désirons-nous pas cela ? Ne voulons-nous pas que les gens qui viennent pour être dans notre communauté puissent voir Dieu ? N’est-ce pas ce que nous désirons ? Nous ne voulons pas la confusion. Donc nous obéissons au modèle de Dieu. Oui, quelle promesse excitante pour une Église qui exalte l’annonce de la Parole de Dieu. L’impact sera immense. Mais se servir des langues produira de la stérilité dans l’assemblée, et de la confusion parmi les visiteurs.

Ainsi, vous voyez, ce don des langues était très limité, très règlementé pour un jour et un moment qui sont depuis longtemps révolus. Et ce que nous voyons aujourd’hui, je le crains, et je le dis avec amour. Mais je crains que nous ne voyions à nouveau la perversion corinthienne. Je ne remets pas en question leurs motivations. Je dis simplement que c’est de la même manière qu’ils abordent cette langue de prière individuelle et privée qui constituait le système connu comme les religions à mystère. Mes amis, nous voulons exalter la Parole de Dieu et l’élever, car c’est en elle que se trouvent les réponses à toute question, en cette plus sûre parole de la prophétie.

J’espère que vous vous consacrez à la vérité. J’ai enseigné un jeune homme au cours de ces trois dernières années, patiemment. Et récemment il m’a appelé en disant, « Je viens de vivre la plus grande percée spirituelle de tous les temps ! » Il a dit : « Quelque chose s’est passé dans ma vie cette semaine, qui m’a dramatiquement transformé. Pour la première fois, j’ai enfin compris ce que vous m’avez dit depuis trois ans. Je désire à tel point la Parole de Dieu, qu’elle me consume. »

Alors, évidemment, j’étais extatique, dans le bon sens du terme, à l’autre bout du fil. Puis il a dit : « Je voulais seulement que vous sachiez que si quelqu’un me disait que je devrais choisir entre ma Bible ou boire et manger, je dirais prenez la nourriture et l’eau, mais laissez-moi ma Bible, parce qu’elle est, elle, la nourriture dont j’ai besoin pour vivre. » C’est génial, pas vrai ? Que Dieu nous aide à être des gens du Livre, ne recherchant pas l’expérience, mais recherchant la vérité ; à être fertiles dans notre pensée ; à nous donner les uns aux autres ce qui édifie et bâtit. Prions.

Oui, Père, ce n’est pas facile de parler de ces choses, car tant de gens que nous aimons ne les voient pas de la même manière que nous. Et par amour et bonté pour eux, nous ne les accusons pas de ne pas t’aimer, ou de ne pas rechercher le meilleur, mais peut-être qu’ils ne savent pas comment le faire parce qu’ils n’ont pas été correctement enseignés. Mais Père, nous prions que tu veuilles d’une manière ou d’une autre nous utiliser pour aider ceux qui sont troublés dans ce domaine. Et aide-nous, par-dessus tout, à être une bénédiction dans l’amour pour tous ceux qui sont dans ta famille.

Merci pour le grand amour que nous avons partagé aujourd’hui durant cette heure, une magnifique musique, la communion fraternelle et la vérité de ta Parole. Merci pour chaque chère personne ici, chaque maman, chaque papa, chaque époux, chaque épouse, chaque jeune, chaque célibataire, chaque enfant. Père, je prie que dans chaque vie, l’Esprit puisse porter du fruit qui demeure, pour que Jésus puisse en recevoir de la gloire. C’est en son nom que nous prions, amen.

FIN

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